F1 - Pas d'amélioration moteur pour Mercedes à Monza : les Étoiles d'Argent en gardent-elles sous le pied ?
Les monoplaces Mercedes n’auront pas d’amélioration moteur lors du Grand Prix de Monza. Elles gardent les évolutions ADUO pour plus tard.
Mercedes va introduire une nouvelle unité de puissance sur la monoplace de Kimi Antonelli à l’occasion du Grand Prix d’Italie de F1. Pourtant, pas question de profiter immédiatement des évolutions autorisées par l’ADUO. La version améliorée du moteur des Flèches d’Argent est attendue plus tard dans la saison, probablement en octobre. En attendant, ce changement condamne le leader du championnat à partir du fond de la grille à Monza.
Mercedes change de moteur à Monza, mais sans évolution
Le week-end italien s’annonce particulier pour Kimi
Antonelli. À domicile, le pilote Mercedes va recevoir une cinquième
unité de puissance neuve. Or, le règlement 2026 limite à quatre
le nombre de moteurs à combustion interne pouvant être utilisés
sans pénalité au cours de la saison.
Conséquence directe : Kimi Antonelli devra s’élancer depuis le fond
de la grille à Monza. Ce nouveau
moteur ne correspondra toutefois pas à la prochaine évolution
préparée par Mercedes.
L’écurie allemande a obtenu la possibilité de faire évoluer
son unité de puissance grâce au mécanisme ADUO, mais
préfère repousser son introduction à la tournée américaine. La
nouvelle spécification pourrait ainsi faire ses débuts à Austin en
octobre. Ou éventuellement lors du rendez-vous suivant à Mexico. Mais
certainement pas à Monza.
La décision de Mercedes ne répond pas uniquement à une volonté
stratégique de choisir le meilleur circuit pour encaisser une
pénalité. Elle est aussi liée à la situation technique
d’Antonelli.
Que prévoit Mercedes pour Monza ?
Plusieurs composants utilisés précédemment par
l’Italien ont connu des défaillances définitives. Ils ne
peuvent donc plus être réutilisés. Son stock disponible
pour terminer la saison est par conséquent devenu particulièrement
limité.
Mercedes doit également anticiper les prochaines courses. Après Monza,
quatre Grands Prix sont prévus. Dont trois sur des tracés
urbains. Dans ce contexte, choisir l’Italie pour
introduire un moteur supplémentaire apparaît moins pénalisant.
Le circuit de Monza offre en effet davantage de possibilités de
dépassement et donc de remontée dans le peloton. Bakou pourrait également
convenir à ce type de scénario.
En revanche, subir une pénalité similaire à Madrid ou Singapour
rendrait beaucoup plus difficile la conquête de gros points. Le
cinquième moteur d’Antonelli ne devrait
d’ailleurs probablement pas être son dernier de la saison.
Avec encore dix manches inscrites au calendrier à partir de Monza,
Mercedes doit gérer attentivement le kilométrage de ses différentes
unités de puissance.
Le véritable nouveau moteur attendu en octobre
Selon les projections actuelles, Kimi Antonelli et
George Russell devraient chacun utiliser six unités de puissance
sur l’ensemble de la saison 2026. La situation de Russell
reste néanmoins légèrement plus confortable.
Le Britannique a déjà utilisé autant de composants que son équipier et a même
homologué un quatrième turbo. Soit un de plus qu’Antonelli.
Mais son stock demeure plus fourni, car il a subi moins de
défaillances irréversibles.
La principale information concerne donc surtout la suite. Mercedes
possède bien une évolution de son groupe propulseur dans ses
cartons. Mais celle-ci ne sera pas utilisée pour le Grand
Prix d’Italie.
Le moteur installé dans la W17 d’Antonelli à Monza
servira avant tout à sécuriser la gestion des prochaines courses et
à remettre son stock de composants dans une situation plus
confortable.
La véritable évolution permise par l’ADUO devrait arriver quelques
semaines plus tard, à Austin ou Mexico.
Mercedes semble donc accepter une pénalité immédiate pour
mieux préparer la fin du championnat.
Reste à savoir si cette nouvelle spécification moteur apportera aux Flèches d’Argent le gain attendu au moment où la saison entrera dans sa dernière ligne droite.





























