Max Verstappen va-t-il bientôt claquer la porte de la F1 ? Ce qu'il faut savoir

Publié le 31 mars 2026 à 10:30
Mis à jour le 31 mars 2026 à 11:05
Max Verstappen va-t-il bientôt claquer la porte de la F1 ? Ce qu'il faut savoir

Max Verstappen va-t-il claquer la porte de la Formule 1 dans un avenir plus proche qu'on ne pensait ? Sport Auto se penche sur les déclarations explosives du pilote Red Bull dans la foulée du Grand Prix du Japon.

Max Verstappen fait parler de lui depuis plusieurs jours. Pas pour ses performances au volant d'une Mercedes GT3 sur la Nordschleife ou en Nissan GT500 sur le mouillé de Fuji. Mais à propos de son avenir à court terme au sein d'une Formule 1 dans laquelle il admet ne plus trop se reconnaître...

Max Verstappen : "La façon dont on doit courir n’est pas agréable"

Ses déclarations ont fait l'effet d'une petite "bombe" dans la presse spécialisée. Dans la foulée d'un Grand Prix du Japon où il a passé le plus clair de sa course calé derrière l'Alpine de Pierre Gasly, le quadruple Champion du monde F1 a réitéré son désarroi au sujet de la nouvelle réglementation dont il n'apprécie guère les contraintes sur le plan du pilotage.
"Je peux facilement accepter d’être en 7ème ou 8ème là où je suis", a déclaré Verstappen  au micro de BBC Radio 5 Live. "Parce que je sais aussi qu’on ne peut pas toujours dominer, ni être premier ou deuxième, ni se battre pour un podium à chaque fois. Je suis très réaliste à ce sujet et je suis déjà passé par là. Je n’ai pas fait que gagner en F1. Mais en même temps, quand on est en 7ème ou 8ème et qu’on ne prend pas de plaisir, ça ne paraît pas naturel pour un pilote.
Bien sûr, j’essaie de m’y adapter. Mais la façon dont on doit courir n’est pas agréable", regrette-t-il dans des propos repris dans les colonnes de BBC F1. "C’est vraiment de l'anti-pilotage. Et à un moment donné, ce n’est tout simplement pas ce que je veux faire. Bien sûr, on peut voir ça sous l’angle financier et gagner beaucoup d’argent. Super. Mais au final, ce n’est plus une question d’argent, parce que ça a toujours été ma passion. Je veux être ici pour m’amuser, passer de bons moments et prendre du plaisir. En ce moment, ce n’est pas vraiment le cas.
Bien sûr, j’apprécie certains aspects. J’aime travailler avec mon équipe. C’est comme une seconde famille. Mais une fois dans la voiture, ce n’est malheureusement pas ce qu’il y a de plus agréable. J’essaie. Je me répète chaque jour d’essayer d’en profiter. C’est juste très difficile."
Face à l’ampleur de ces déclarations, le camp Red Bull a forcément dû calmer le jeu. "Nous nous concentrons uniquement sur la performance. Nous n’avons aucune discussion sur le reste", a ainsi affirmé Laurent Mekies, le team principal de la formation de Milton Keynes. "Dès que nous lui donnerons une voiture plus rapide, il sera un Max beaucoup plus heureux."

Max Verstappen : le GT3 en deuxième carrière ?

Pour autant, Verstappen ne veut pas qu'on le plaigne, estimant en avoir suffisamment fait en Formule 1 pour envisager une suite à donner à sa carrière, éventuellement loin des Grands Prix. "Maintenant, les gens peuvent facilement dire : 'Oui, tu as gagné tellement de championnats et de courses, et maintenant, juste parce que la voiture n’est pas bonne, tu te plains', ajoute-t-il auprès de la BBC. Peut-être qu’on peut voir ça comme ça, mais moi, je le vois différemment [...]
De toute façon, j'ai beaucoup d’autres projets qui me passionnent", prévient-il. "Le GT3. Pas seulement y courir moi-même, mais aussi l’équipe. C’est vraiment sympa et amusant de bâtir tout ça. Et je veux vraiment développer le projet davantage dans les années à venir. Si je décidais d'arrêter ici, ce n’est pas comme si je n’allais rien faire. Je prendrai toujours du plaisir. Et j’en aurai aussi dans beaucoup d’autres choses dans ma vie. Mais c’est un peu triste, pour être honnête, qu’on en parle. C’est comme ça. Il ne faut pas vous sentir désolés pour moi. Ça ira."

Rappelons que le pilote belgo-néerlandais troquera bientôt sa "combinaison Red Bull Racing" pour une "Mercedes" en prenant part aux manches qualificatives de la NLS, prévues au mois d'avril, en vue de ses premières 24 Heures du Nürburgring, en mai prochain. Et quand on voit la compétitivité affichée par le rookie au volant d'une GT3 sur la terrible Nordschleife, plus d'un passionné de compétition doit piaffer d'impatience à l'idée de le voir défier les ténors de la classique allemande !

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À propos de l’auteur
Guillaume Alvarez
Guillaume Alvarez
Rédacteur-Editeur pour Sport Auto, l'Auto-Journal et F1i. Je partage mon temps entre l'écriture, le reportage et les circuits, la plume et le micro portés par la passion de l'automobile et de la compétition, du Karting à la Formule 1, en noir et blanc comme en couleurs.
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