F1 - Lewis Hamilton court-il le risque d'être "humilié" par Leclerc chez Ferrari ?
Lewis Hamilton court-il le risque d'être "humilié" dans sa cohabitation-confrontation avec Charles Leclerc chez Ferrari en 2025 ? Flavio Briatore met en garde le septuple champion du monde...
En annonçant, à la surprise générale, son transfert de Mercedes-AMG vers Ferrari à partir de 2025, c'est peu dire que Lewis Hamilton a fait trembler le monde de la F1, et l'actualité à l'échelle mondiale, sur ses bases...
Transferts F1 : le calme avant la tempête ?...
Si le plateau de la Formule 1 reste inchangé en
2024, une triste première dans l'histoire du championnat,
la majorité des pilotes de la grille ne disposent pas encore d'un
contrat renouvelé au-delà de la présente saison. Plusieurs
pions devraient toutefois bouger sur ce très convoité
échiquier, particulièrement dans sa seconde moitié.
Mais le futur départ d'Hamilton vers Maranello a
aussi le don de rebattre les cartes au sommet de la pyramide avec
un baquet à pourvoir aux côtés de George Russell chez
Mercedes. Et bien que la formation de Brackley ne soit que
l'ombre de la force dominante des années 2010, les
moyens, personnel et expertise dont elle dispose en font une
destination à privilégier pour n'importe quel pilote désireux de
se battre aux avant-postes.
En attendant de mettre le doigt sur son
successeur dans la monoplace à l'étoile, le cas
d'Hamilton en rouge anime déjà les débats, dans la mesure
où le dernier Britannique à avoir gagné sur Ferrari était
Eddie Irvine en 1999 et, avant lui, Nigel
Mansell en 1990. La victoire aurait été compliquée pour le
jeune Oliver Bearman, dont la performance étincelante pour sa pige
à Jeddah l'a pour ainsi dire propulsé dans un baquet en F1 pour
2025.
Hamilton sur le terrain de Leclerc
Outre sa capacité à performer avec le Cheval
cabré, l'un des défis qui attend Hamilton
est sa confrontation à Charles Leclerc. Le
Monégasque, intronisé "petit prince" des tifosi depuis
2019, a récemment noué les prochaines années de sa
carrière avec les Rouges qu'il ambitionne de ramener vers les
titres mondiaux (un voeu pieux depuis... 2008 !).
Ce statut de leader désigné, qui transpire de sa
méga-prolongation de contrat, pourrait toutefois
être mis à l'épreuve dès 2025. Car bien qu'il attendra 40
ans, Hamilton ne débarque pas en Italie pour jouer
les porteurs d'eau ou se contenter des miettes. Une
huitième couronne sera l'objectif, histoire
d'effacer pour de bon le trauma d'Abou Dhabi
2021.
La cohabitation entre les deux hommes, à l'amitié
sincère, sera intéressante à suivre. Avec l'éventualité,
non-négligeable, que le pari
tenté par le septuple champion du monde ne
fonctionne pas en sa faveur face à un Leclerc dont la
marge de progression semble encore loin d'être complétée.
Au risque de se prendre une "valise" ?
C'est la mise en garde de Flavio Briatore.
L’Italien, toujours impliqué en F1 en tant que manager de
Fernando Alonso, estime que Hamilton prend un gros
risque en rejoignant Maranello.
"Si Hamilton était
déjà chez Ferrari aujourd’hui, il ferait les mêmes choses que
Leclerc, qui est un pilote rapide, bien que souvent
sous-estimé", a déclaré l'ancien patron du team Renault,
mis au ban de la discipline-reine à une époque
pour son implication dans le crashgate, à Rai
Sport. "Malgré les capacités incontestables de Hamilton,
la concurrence interne avec Leclerc pourrait s’avérer plus
difficile qu’il ne le pense", ajoute-t-il.
"En fin de compte, Hamilton pourrait avoir du mal à rester devant Charles parce qu’il fait partie de ces pilotes qui ne font pas beaucoup d’efforts si la voiture n’est pas bonne. Il pourrait être humilié dans le pire des cas. C’est une décision à double tranchant pour sa fin de carrière en F1."



