F1 - Lewis Hamilton pense que c'est trop tard pour donner des consignes d’équipes

Publié le 7 septembre 2026 à 09:30
Lewis Hamilton débarque à Monza dans sa Ferrari F40 flambant neuve !

Après un Grand Prix compliqué à Monza, Lewis Hamilton pense qu’il est trop tard pour certains ajustements. Y compris pour les consignes d’équipe.

Lewis Hamilton estime que Ferrari n’a désormais plus vraiment intérêt à mettre en place des consignes d’équipe pour favoriser l’un de ses pilotes dans la course au titre. Après le Grand Prix d’Italie à Monza, marqué par l’accrochage entre le Britannique et Charles Leclerc, le septuple Champion du monde considère que la Scuderia aurait dû trancher bien plus tôt dans la saison si elle souhaitait privilégier l’un de ses représentants.

Lewis Hamilton juge les consignes d'équipe trop tardives chez Ferrari

La situation de Ferrari au championnat pose forcément la question de la gestion de ses deux pilotes. Mais pour Lewis Hamilton, le moment où des consignes auraient véritablement pu avoir une influence est désormais passé.
Le Britannique considère que l’équipe italienne aurait éventuellement pu choisir de le favoriser à Charles Leclerc plusieurs courses auparavant. À ce stade de la saison, il juge cependant qu’une telle décision arriverait trop tard.
Hamilton a notamment expliqué que Ferrari aurait dû envisager cette possibilité environ cinq ou six Grands Prix plus tôt. Une prise de position qui intervient alors que les deux pilotes de la Scuderia viennent de connaître un épisode particulièrement tendu à Monza.
La course italienne a en effet basculé pour Ferrari après un contact entre ses deux monoplaces. Lewis Hamilton et Leclerc se sont retrouvés à la lutte sur le circuit de Monza avant qu’une erreur ne provoque de lourdes conséquences pour le Monégasque, alors contraint d’abandonner.

Lewis Hamilton assume sa tentative face à Charles Leclerc

Leclerc a perdu le contrôle de sa monoplace et terminé sa course dans les barrières. Après l’accident, il a indiqué que le contact avec Lewis Hamilton avait provoqué une crevaison, laquelle l’avait ensuite envoyé contre le mur.
Le pilote Ferrari a toutefois évité d’accabler son coéquipier immédiatement après l’épreuve. Leclerc souhaitait d’abord revoir précisément les images et comprendre le déroulement de l’incident avant de porter un jugement définitif sur la responsabilité de chacun.
De son côté, Lewis Hamilton a défendu la manœuvre qui a conduit au contact. Le Britannique estimait avoir une véritable opportunité de dépasser son équipier et a donc décidé de tenter sa chance.
Il a reconnu que l’issue de l’action était évidemment regrettable. Particulièrement parce que l’incident impliquait les deux Ferrari. Hamilton a néanmoins insisté sur le fait qu’il n’avait pas voulu provoquer cet accrochage. Même si les commissaires n’ont jugé aucun des deux coupables, chacun y verra son interprétation.

La Scuderia aurait-elle dû choisir son pilote plus tôt ?

Cette bataille interne intervient dans un contexte où chaque point compte pour Ferrari. La question d’une éventuelle hiérarchie entre les deux pilotes devient donc particulièrement sensible. Même si Lewis Hamilton ne semble pas convaincu qu’une intervention de l’équipe soit encore pertinente à ce stade.
Pour Hamilton, le problème tient avant tout au calendrier. Mettre désormais en place une stratégie destinée à favoriser le britannique ne produirait plus les mêmes effets qu’une décision prise plusieurs Grands Prix auparavant.
Lewis Hamilton ne ferme donc pas totalement la porte au principe des consignes d’équipe. Son analyse porte plutôt sur leur efficacité à ce moment précis de la saison. Ferrari aurait dû, selon lui, prendre cette orientation plus tôt si elle estimait qu’un de ses pilotes possédait de meilleures chances dans la lutte pour le championnat. Et avec 59 points de retard seulement sur Antonelli avant cette manche, Lewis Hamilton estimait mériter cet avantage.

Le Grand Prix d’Italie n’a fait que rendre le sujet encore plus délicat. Avec deux pilotes capables de se retrouver directement en confrontation sur la piste, la Scuderia doit désormais gérer la compétition interne tout en évitant qu’un nouvel incident ne lui coûte de précieux points.
Après l’accrochage de Monza, Ferrari se retrouve donc face à une situation complexe. Lewis Hamilton a finalement repris du retard sur ses concurrents. Et Charles Leclerc encore davantage.

Nos marques populaires Voir tout
À propos de l’auteur
Hugo Quintal
Hugo Quintal
Passionné d'automobile depuis le plus jeune âge, je me suis spécialisé dans le journalisme auto lors de mes études. Mon truc à moi ? Les nouveautés, les technologies, la performance... Des passions dans la passion que j'ai découvertes en essayant tout ce qui roule sur cette planète. Quand je n'écris pas et que je ne suis pas derrière un volant... Je suis sur l'eau, en Kite ou en Wakeboard.
Ses derniers articles
Sport Auto