F1 - Lewis Hamilton pense que c'est trop tard pour donner des consignes d’équipes
Après un Grand Prix compliqué à Monza, Lewis Hamilton pense qu’il est trop tard pour certains ajustements. Y compris pour les consignes d’équipe.
Lewis Hamilton estime que Ferrari n’a désormais plus vraiment intérêt à mettre en place des consignes d’équipe pour favoriser l’un de ses pilotes dans la course au titre. Après le Grand Prix d’Italie à Monza, marqué par l’accrochage entre le Britannique et Charles Leclerc, le septuple Champion du monde considère que la Scuderia aurait dû trancher bien plus tôt dans la saison si elle souhaitait privilégier l’un de ses représentants.
Lewis Hamilton juge les consignes d'équipe trop tardives chez Ferrari
La situation de Ferrari au championnat pose forcément
la question de la gestion de ses deux pilotes. Mais pour Lewis
Hamilton, le moment où des consignes auraient véritablement
pu avoir une influence est désormais passé.
Le Britannique considère que l’équipe italienne aurait
éventuellement pu choisir de le favoriser à Charles Leclerc
plusieurs courses auparavant. À ce stade de la saison, il
juge cependant qu’une telle décision arriverait trop
tard.
Hamilton a notamment expliqué que Ferrari aurait dû envisager cette
possibilité environ cinq ou six Grands Prix plus tôt. Une prise de
position qui intervient alors que les deux pilotes de la Scuderia viennent
de connaître un épisode particulièrement tendu à
Monza.
La course italienne a en effet basculé pour Ferrari après un
contact entre ses deux monoplaces. Lewis Hamilton et Leclerc se
sont retrouvés à la lutte sur le circuit de Monza avant
qu’une erreur ne provoque de lourdes conséquences pour le
Monégasque, alors contraint d’abandonner.
Lewis Hamilton assume sa tentative face à Charles Leclerc
Leclerc a perdu le contrôle de sa monoplace et
terminé sa course dans les barrières. Après l’accident, il
a indiqué que le contact avec Lewis Hamilton avait provoqué une crevaison,
laquelle l’avait ensuite envoyé contre le mur.
Le pilote Ferrari a toutefois évité d’accabler son coéquipier
immédiatement après l’épreuve. Leclerc souhaitait d’abord revoir
précisément les images et comprendre le déroulement de l’incident
avant de porter un jugement définitif sur la responsabilité
de chacun.
De son côté, Lewis Hamilton a défendu la manœuvre qui a conduit au
contact. Le Britannique estimait avoir une
véritable opportunité de dépasser son équipier et a donc décidé de
tenter sa chance.
Il a reconnu que l’issue de l’action était évidemment
regrettable. Particulièrement parce que l’incident
impliquait les deux Ferrari. Hamilton a néanmoins insisté sur le
fait qu’il n’avait pas voulu provoquer cet accrochage. Même si les
commissaires n’ont jugé aucun des deux coupables,
chacun y verra son interprétation.
La Scuderia aurait-elle dû choisir son pilote plus tôt ?
Cette bataille interne intervient dans un contexte où
chaque point compte pour Ferrari. La question d’une
éventuelle hiérarchie entre les deux pilotes devient donc
particulièrement sensible. Même si Lewis Hamilton ne
semble pas convaincu qu’une intervention de l’équipe soit encore
pertinente à ce stade.
Pour Hamilton, le problème tient avant tout au
calendrier. Mettre désormais en place une stratégie
destinée à favoriser le britannique ne produirait plus les mêmes
effets qu’une décision prise plusieurs Grands Prix auparavant.
Lewis Hamilton ne ferme donc pas totalement la porte au principe
des consignes d’équipe. Son analyse porte plutôt sur leur
efficacité à ce moment précis de la saison. Ferrari aurait dû,
selon lui, prendre cette orientation plus tôt si elle
estimait qu’un de ses pilotes possédait de meilleures chances dans
la lutte pour le championnat. Et avec 59 points de retard
seulement sur Antonelli avant cette manche, Lewis Hamilton estimait
mériter cet avantage.
Le Grand Prix d’Italie n’a fait que rendre le sujet
encore plus délicat. Avec deux pilotes capables de se retrouver
directement en confrontation sur la piste, la Scuderia doit
désormais gérer la compétition interne tout en évitant qu’un nouvel
incident ne lui coûte de précieux points.
Après l’accrochage de Monza, Ferrari se retrouve donc
face à une situation complexe. Lewis Hamilton a finalement repris
du retard sur ses concurrents. Et Charles Leclerc encore
davantage.
















