« Des erreurs qui coûtent un titre » : Lewis Hamilton très critique envers lui-même
Quatrième pénalité en trois GP pour Lewis Hamilton, 5ème en Hongrie et 50 points de retard au championnat. Le pilote Ferrari ne cherche aucune excuse.
Il y a des week-ends où tout s'enchaîne dans le mauvais sens. En Hongrie, Lewis Hamilton a vu une deuxième place s'évaporer en quinze tours, puis a récolté une quatrième sanction en trois Grands Prix. Face aux micros, le septuple champion du monde n'a cherché aucune circonstance atténuante.
Un arrêt sous voiture de sécurité virtuelle qui fait tout basculer
Le scénario s'était pourtant bien engagé. À l'entame
des quinze derniers tours du Hungaroring, le pilote de 41 ans occupait la
deuxième position, en gommes dures depuis une
éternité.
La casse mécanique d'Oscar Piastri a alors déclenché
un régime de voiture de sécurité virtuelle, et Ferrari a vu venir
la menace. Max Verstappen roulait en tendres, nettement plus
performant. La Scuderia Ferrari a donc appelé son pilote
pour chausser des pneus neufs à moindre coût.
« On avait changé les premiers et ça aurait été difficile de
repartir en pneus durs pour nous », a plaidé Fred Vasseur au micro de Canal+.
Avant de reconnaître son incertitude sur l'alternative.
Lewis Hamilton, lui, ne partageait pas
l'analyse.
« Je ne pense vraiment pas que nous aurions dû nous arrêter,
mais l'appel est arrivé littéralement juste avant l'entrée de la
voie des stands, et je n'avais pas le temps de discuter »,
a-t-il confié à Sky Sports.
Avant d'ajouter : « Avec le recul, mes pneus étaient parfaitement
bons ».
Un excès de vitesse de 0,1 km/h dans la voie des stands
La suite ressemble à un enchaînement de dominos.
Verstappen récupère d'abord la
position à Lewis Hamilton. Puis, à la sortie des stands,
Kimi Antonelli franchit la ligne blanche avant la Ferrari et prend
l'avantage. Hamilton, qui venait de lui prendre l'intérieur au
premier virage sous régime de VSC, doit lui
rendre la place sous peine d'écoper d'une sanction
supplémentaire.
Conscient que le duel se jouerait au centimètre, le
Britannique a donc relâché son limiteur de vitesse quelques
centièmes de seconde trop tôt. Le radar a fait le reste.
Excès de vitesse de 0,1 km/h dans la voie des stands, cinq secondes
de pénalité.
À l'arrivée, l'homme aux 106 victoires pointe cinquième, derrière
son coéquipier Charles Leclerc. « J'allais
probablement perdre du temps face à Max, mais je pense que j'aurais
pu conserver la troisième place, au moins », a-t-il regretté.
Lando Norris a signé sa première victoire de la saison
devant Verstappen. Le bilan comptable est sévère pour
Lewis Hamilton.
Le championnat semble échapper à Lewis Hamilton
Cinq points supplémentaires perdus, et un déficit
désormais porté à cinquante unités sur Antonelli, leader du
championnat. Le week-end hongrois avait mal débuté avec un recul de
trois places sur la grille, sanction infligée pour avoir gêné
Piastri en qualification.
Au total, quatre pénalités en trois épreuves, après
Silverstone et Spa. Une série sans
précédent dans une carrière qui compte pourtant plus de dix-huit
saisons. Le principal intéressé n'a pas cherché à diluer sa part de
responsabilité. « Lors des trois dernières courses, j'ai fait
des erreurs coûteuses », a-t-il lâché sur Canal+,
avant la phrase qui résume son état d’esprit. « Ce sont
des erreurs qui font perdre un titre ».
La trêve estivale tombe donc à point nommé pour couper cette
spirale chez Lewis Hamilton. Reste que Ferrari n'en sort
pas indemne non plus : la décision d'arrêt sous VSC, prise
dans l'urgence, a directement provoqué la cascade d'incidents.
Cinquante points à reprendre sur Antonelli, avec
une machine capable de viser le podium. Le pari est-il encore
tenable, ou faut-il déjà regarder vers 2027 ?















