GP du Canada F1 : comment le "mur des Champions" a-t-il hérité de son surnom ?
Savez-vous comment le "Mur des Champions" du Circuit Gilles Villeneuve a hérité de son surnom ? Sport Auto vous emmène au Grand Prix du Canada 1999, une édition très "cassante" pour plusieurs stars de la grille !
Après plusieurs semaines de patience, la Formule 1 revient en piste. Et quoi de mieux que l'amphithéâtre du Circuit Gilles Villeneuve de Montréal, niché sur l'Ile Notre-Dame, pour reprendre la ronde la saison 2026 dont nous n'avons vécu jusqu'à présent que quatre épreuves. A l'occasion du Grand Prix du Canada, Sport Auto jette un nouveau coup d'oeil dans le rétro et une édition 1999 complètement folle qui vit naître aux yeux du monde le fameux "Mur des Champions"....
GP du Canada F1 1999 : Ferrari vs McLaren
Le 13 juin 1999, la victoire au Grand Prix du
Canada de Mika Häkkinen, sur McLaren, est
passée presque au second plan. La faute à une mésaventure
ayant frappé certains des pilotes les plus cotés du
plateau... sur un même morceau de mur. Celui du dernier
virage, en sortie de la chicane où les pilotes doivent remettre les
gaz très tôt pour entamer la ligne droite de départ.
Le dimanche de la course, personne ne se doute que ce mur va entrer
dans la légende de la Formule 1. Après cinq Grands
Prix disputés, Michael Schumacher mène la danse
au championnat avec quatre podiums dont deux
victoires. Au sommet de sa forme, le pilote Ferrari place
sa F399 en pole position. Face à lui,
Häkkinen et les McLaren essaient de résister,
tandis que Jacques Villeneuve, désormais au sein
de sa propre écurie BAR après ses
premières saisons avec Williams, porte les espoirs du
public canadien.
La course démarre dans une atmosphère tendue. Les incidents
se multiplient, les voitures de sécurité cassent le
rythme, et les pilotes passent leur temps à attaquer entre deux
neutralisations. Puis survient le premier choc contre le mur, que
l'on doit à Damon Hill, Champion du monde 1996,
qui perd le contrôle de sa Jordan.
GP du Canada F1 1999 : trois champions dans le même mur !
Quelques tours plus tard, le public assiste à une scène
surréaliste lorsque Schumacher, qui semble
intouchable en tête, attaque trop fort la dernière
chicane. La Ferrari rebondit sur les vibreurs, perd un
instant d’adhérence et glisse vers l’extérieur. En une fraction de
seconde, l'Allemand percute à son tour le mur. L’image fait
immédiatement le tour du monde.
Quelques instants plus
tard, le coeur du public local se brise :
Villeneuve, l’enfant du pays, arrive lui aussi
trop vite dans l'ultime secteur. Le Canadien monte agressivement
sur les vibreurs, remet les gaz trop tôt et dérive vers
l’extérieur. Sa BAR percute le mur au même endroit
: trois champions du monde éliminés exactement au même
endroit dans la même course.
À cet instant précis, le mur de béton montréalais cesse d’être un
simple élément du circuit. Il devient le "Mur des
Champions", l’un des symboles les plus célèbres de
l’histoire de la F1. Les années suivantes ne feront qu’alimenter sa
légende. D’autres grands noms viendront s'y frotter de trop près
comme Jenson Button, Sebastian Vettel, Juan Pablo
Montoya ou encore Nico Rosberg.















