Rolls-Royce Cullinan : plus de 600 000 dollars investis, mais personne n’en veut aux enchères
Avec seulement 386 km au compteur, cette Rolls-Royce Cullinan affiche plus de 600 000 dollars investis dans sa préparation. Pourtant, aux enchères, personne n’a voulu aller assez loin pour atteindre le prix de réserve.
Mettre une fortune dans un SUV ultra-luxe neuf, puis ajouter un kit carrosserie spectaculaire, et constater que le marché n’en propose déjà plus autant : c’est ce qui arrive à une Rolls-Royce Cullinan très spéciale, récemment proposée sur une plateforme d’enchères américaine.
Rolls-Royce Cullinan : un widebody à plus de 600 000 $
Malgré seulement 386 km au compteur, cette Cullinan lourdement modifiée a attiré une offre inférieure au montant total investi par son propriétaire, qui a refusé de la lâcher à ce prix. Entre carrosserie élargie et habitacle très personnel, ce cas met en lumière les limites financières du tuning extrême, même sur un SUV star. Le SUV concerné est une Cullinan Series II, donc la version restylée du modèle. D’origine, ce mastodonte associe un V12 6,75 L biturbo de 563 ch et 850 Nm à tout le confort attendu d’une Rolls, pour un prix catalogue d’environ 441 550 $, autour de 400 000 €, avant la moindre option. Le premier propriétaire a ensuite confié l’auto au préparateur britannique Urban Automotive pour un programme type Widetrack : kit widebody en carbone, élargisseurs d’ailes, pare-chocs plus agressifs, entretoises de 30 mm et jantes forgées de 24 pouces. La facture de ces seules modifications atteint 162 900 $ (environ 150 000 €), portant l’addition globale autour de 605 000 $ (près de 545 000 €), sans toucher à la mécanique.
Rolls-Royce Cullinan : aux enchères, une meilleure offre à...
Cette Cullinan a été mise en vente sur la
plateforme d’enchères
Bring a Trailer, via un professionnel chargé de la vendre pour
le compte du propriétaire. Malgré de nombreuses enchères, le
compteur s’est arrêté à 555 551 $ (un peu plus de 500 000 €), un
montant jugé insuffisant pour déclencher la vente,
la réserve fixée par le vendeur n’étant pas atteinte. Visuellement,
le kit widebody donne déjà un style très clivant, loin de la
silhouette plutôt sobre d’une Cullinan classique. L’habitacle va
encore plus loin : sièges, contre-portes et grande partie de la
planche de bord sont habillés d’un cuir orange vif, à peine tempéré
par quelques zones en cuir noir. Cette combinaison très marquée
réduit forcément le nombre d’acheteurs prêts à se projeter dedans,
surtout à ce niveau de prix.
Urban Automotive n’est pas le seul à muscler la Cullinan. Des
préparateurs comme Spofec, division Rolls-Royce de Novitec,
proposent des
conversions Overdose qui ajoutent aussi un kit widebody et
portent le V12 à environ 707 ch, avec un 0 à 100 km/h annoncé
autour de 4,6 s, une garde au sol abaissée de 35 mm et une largeur
accrue d’une douzaine de centimètres.
Face à ces propositions très démonstratives, le marché de l’occasion reste pourtant majoritairement friand de configurations plus discrètes ou proches de l’origine. Ce cas de Cullinan à 386 km montre à quel point une préparation coûteuse, un intérieur ultra coloré et une signature esthétique très personnelle parlent surtout à une poignée de passionnés, plus qu’à l’acheteur type de SUV ultra-luxe qui recherche une élégance facile à revendre.














