Nissan Z : déjà difficile à obtenir, la sportive durcit encore son accès

Publié le 27 juillet 2026 à 19:00
Nissan Z Nismo (2024) : une expérience sur piste amplifiée ! 

Aux États-Unis, la Nissan Z 2027 voit ses prix grimper et sa production passer au compte-gouttes. Pour les passionnés français, ce nouveau virage la rend encore plus insaisissable.

Sur le papier, la nouvelle Nissan Z a tout de la sportive de rêve : coupé 400 ch, propulsion, boîte manuelle possible, et un restylage vraiment réussi. Sauf qu’aux États-Unis, son seul vrai marché, Nissan vient d’annoncer une nette hausse de tarifs. Et pour celles qui espéraient l’approcher un jour depuis la France, cette annonce complique encore la donne.

Nissan Z (2027) : des prix en forte hausse

Pour l’année-modèle 2027, les tarifs grimpent nettement sur toute la gamme, au point de faire sortir la Z de la catégorie des coupés réellement abordables. Le ticket d’entrée flirte désormais avec les 40 000 dollars (environ 37 200 €), et la version la plus radicale se rapproche des 70 000 dollars (environ 65 000 €). Et ce n’est que la première partie du problème. Le constructeur japonais a détaillé les nouveaux tarifs : la Nissan Z (2027) en finition Sport démarre à 45 725 dollars, la Z Performance à 55 725 dollars et la Z Nismo, en boîte automatique ou en boîte manuelle 6 rapports, à 68 505 dollars, frais inclus. Rapporté à nos latitudes, cela donne respectivement environ 42 500 €, 51 800 € et 63 700 €. Par rapport à 2026, chaque version prend 1 510 dollars (environ 1 400 €) sur le prix catalogue, la légère baisse des frais de destination ne compensant qu’une cinquantaine de dollars (environ 45 €). Au final, la hausse réelle tourne autour de 1 460 dollars par modèle (environ 1 360 €), ce qui rapproche la Z des BMW M2 ou Ford Mustang GT, alors qu’elle se voulait jusque-là plus accessible...

Nissan Z (2027) : production au compte-gouttes

Des documents internes évoquent un passage à un système build-to-order aux États-Unis : production presque uniquement sur commande, avec des stocks vitrines réduits au minimum. En moyenne, chaque concession ne recevrait que deux à trois Z sur l’ensemble de l’année 2027, toutes versions confondues. Concrètement, voir une Z simplement exposée en showroom deviendra déjà rare. Pour décrocher une voiture, il faudra donc s’inscrire tôt, accepter des délais et renoncer à toute remise. Les exemplaires les plus désirés, comme la Z Nismo à boîte manuelle, resteraient minoritaires, moins de 10 % du volume réservé au marché américain selon les estimations disponibles. De quoi encourager les surcotes sur les couleurs ou configurations les plus recherchées.
La génération actuelle de Nissan Z n’est déjà pas commercialisée officiellement en Europe, Nissan jugeant le marché du coupé thermique trop étroit face aux contraintes de CO₂ et aux futures normes Euro 7. Jusqu’ici, les passionnés français pouvaient encore espérer un import individuel depuis les Etats-Unis, en piochant dans les voitures de stock ou les invendus des concessions.

Avec une Z produite presque uniquement sur commande et en volumes minuscules, chaque exemplaire devient plus cher et plus long à récupérer : il faut qu’il soit alloué, construit, puis qu’un intermédiaire accepte de s’en séparer, souvent avec une marge. La facture finale grimpe alors bien au-delà des quelque 60 000 € affichés pour une Nismo, au point de rendre des modèles comme la Ford Mustang ou la BMW M2 nettement plus simples à viser...

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À propos de l’auteur
Lucas Brenot
Lucas Brenot
J’aime l’automobile pour ce qu’elle apporte concrètement : la sensation de conduite, le plaisir d’un moteur bien réglé, le soin apporté à un intérieur. J’ai grandi avec des voitures autour de moi, et c’est resté une vraie curiosité au quotidien.
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