Nissan Z : déjà difficile à obtenir, la sportive durcit encore son accès
Aux États-Unis, la Nissan Z 2027 voit ses prix grimper et sa production passer au compte-gouttes. Pour les passionnés français, ce nouveau virage la rend encore plus insaisissable.
Sur le papier, la nouvelle Nissan Z a tout de la sportive de rêve : coupé 400 ch, propulsion, boîte manuelle possible, et un restylage vraiment réussi. Sauf qu’aux États-Unis, son seul vrai marché, Nissan vient d’annoncer une nette hausse de tarifs. Et pour celles qui espéraient l’approcher un jour depuis la France, cette annonce complique encore la donne.
Nissan Z (2027) : des prix en forte hausse
Pour l’année-modèle 2027, les tarifs grimpent nettement sur toute la gamme, au point de faire sortir la Z de la catégorie des coupés réellement abordables. Le ticket d’entrée flirte désormais avec les 40 000 dollars (environ 37 200 €), et la version la plus radicale se rapproche des 70 000 dollars (environ 65 000 €). Et ce n’est que la première partie du problème. Le constructeur japonais a détaillé les nouveaux tarifs : la Nissan Z (2027) en finition Sport démarre à 45 725 dollars, la Z Performance à 55 725 dollars et la Z Nismo, en boîte automatique ou en boîte manuelle 6 rapports, à 68 505 dollars, frais inclus. Rapporté à nos latitudes, cela donne respectivement environ 42 500 €, 51 800 € et 63 700 €. Par rapport à 2026, chaque version prend 1 510 dollars (environ 1 400 €) sur le prix catalogue, la légère baisse des frais de destination ne compensant qu’une cinquantaine de dollars (environ 45 €). Au final, la hausse réelle tourne autour de 1 460 dollars par modèle (environ 1 360 €), ce qui rapproche la Z des BMW M2 ou Ford Mustang GT, alors qu’elle se voulait jusque-là plus accessible...
Nissan Z (2027) : production au compte-gouttes
Des documents internes évoquent un passage à un système
build-to-order aux États-Unis : production presque
uniquement sur commande, avec des stocks vitrines réduits au
minimum. En moyenne, chaque concession ne recevrait que deux à
trois Z sur l’ensemble de l’année 2027, toutes versions confondues.
Concrètement, voir une Z simplement exposée en showroom deviendra
déjà rare. Pour décrocher une voiture, il faudra donc s’inscrire
tôt, accepter des délais et renoncer à toute remise. Les
exemplaires les plus désirés, comme la Z Nismo à boîte
manuelle, resteraient minoritaires, moins de 10 % du
volume réservé au marché américain selon les estimations
disponibles. De quoi encourager les surcotes sur les couleurs ou
configurations les plus recherchées.
La génération actuelle de Nissan Z n’est déjà pas
commercialisée officiellement en Europe, Nissan jugeant le marché
du coupé thermique trop étroit face aux contraintes de
CO₂ et aux futures normes Euro 7. Jusqu’ici, les
passionnés français pouvaient encore espérer un import individuel
depuis les Etats-Unis, en piochant dans les voitures de stock ou
les invendus des concessions.
Avec une Z produite presque uniquement sur commande et en volumes minuscules, chaque exemplaire devient plus cher et plus long à récupérer : il faut qu’il soit alloué, construit, puis qu’un intermédiaire accepte de s’en séparer, souvent avec une marge. La facture finale grimpe alors bien au-delà des quelque 60 000 € affichés pour une Nismo, au point de rendre des modèles comme la Ford Mustang ou la BMW M2 nettement plus simples à viser...














