Lola T70S : la légende des années 60 renaît avec un V8 de 500 ch
Près de soixante ans après ses exploits en endurance, la légendaire Lola T70 revient sous la forme d’une supercar moderne, désormais autorisée à circuler sur route ouverte.
Longtemps disparue après la faillite de la marque en 2012, Lola Cars connaît aujourd’hui une véritable renaissance. Relancée par l’entrepreneur Till Bechtolsheimer, la firme britannique s’appuie sur son héritage en sport automobile pour développer ce projet aussi audacieux que symbolique…
Lola T70S : une réédition fidèle à l’ADN de la T70 originale
Baptisée T70S pour la version piste et T70S GT pour la version homologuée, cette renaissance s’inspire directement de la Mk3B, victorieuse notamment aux 24 Heures de Daytona. Le projet ne se limite toutefois pas à une simple voiture de continuation, une approche que Lola juge aujourd’hui trop répandue dans le monde des voitures historiques. La T70S GT adopte ainsi un V8 Chevrolet atmosphérique de 6,2 litres développant environ 500 ch, associé à une boîte manuelle Hewland à six rapports. Cette dernière peut même fonctionner en mode séquentiel pour une utilisation sur circuit, un système hybride inspiré de certaines hypercars modernes. Derrière sa carrosserie aux lignes fluides, on retrouve un châssis en aluminium et un poids à sec limité à seulement 890 kg. Ces chiffres permettent à la supercar britannique d’abattre le 0 à 100 km/h en 2,9 secondes et de rivaliser sur le papier avec des modèles bien plus récents...
Lola T70S GT : une version piste encore plus
La déclinaison T70S GT, destinée exclusivement à la piste, pousse encore plus loin le concept. Elle reprend le V8 Chevrolet de 5,0 litres et la boîte Hewland à cinq rapports de la voiture d’origine, avec une puissance portée à 530 ch pour seulement 860 kg. Grâce à son passeport technique historique délivré par la FIA, elle pourra participer à de nombreuses épreuves de compétition historique. Cela offrira aux collectionneurs la possibilité de courir avec une machine neuve mais fidèle aux spécifications d’époque. L’architecture du cockpit, très basse et centrée sur le pilote, reste elle aussi fidèle à l’esprit des années 1960. Le levier de vitesses, placé à proximité immédiate de la jambe droite, rappelle que cette voiture reste avant tout une machine conçue pour la performance. L’un des aspects les plus novateurs du projet réside dans l’utilisation d’un nouveau composite développé par Lola. La carrosserie est fabriquée à partir d’un mélange de fibres végétales et de basalte, liées par une résine issue de déchets de canne à sucre. Ce matériau, annoncé comme entièrement dépourvu de composants pétrochimiques, serait à la fois plus résistant que la fibre de verre et plus durable que les composites traditionnels. Cette approche s’inscrit dans la stratégie plus large de Lola, qui souhaite démontrer qu’il est possible de préserver l’héritage du sport automobile tout en réduisant l’empreinte environnementale de la production. Seuls 16 exemplaires de la T70S et de la T70S GT seront assemblés dans les ateliers de Silverstone. Si le prix n’a pas encore été officialisé, il devrait se situer à un niveau comparable à celui des modèles historiques les plus prestigieux de la marque.
Au-delà de la simple nostalgie, le lancement de cette T70 modernisée marque surtout le retour d’un nom mythique dans le paysage du sport automobile. Le constructeur Lola signe une démonstration technique qui pourrait servir de vitrine pour ses futurs projets, aussi bien sur piste que sur route.














