Il rêvait de posséder une Lamborghini Countach, alors il a trouvé une solution pour le moins originale
À Stockholm, le Suédois Ronald Ejderkrans a repris une réplique de Lamborghini Countach abandonnée depuis des années. Sous sa carrosserie fidèle, il a glissé un V8 BMW inattendu.
Dans la chambre d’ado de Ronald Ejderkrans, il y avait une seule star au mur : une Lamborghini Countach. Des années plus tard, ce Suédois installé à Stockholm a fini par rouler dans "sa" Countach, non pas sortie de Sant’Agata mais d’un projet artisanal qu’il a repris, corrigé et terminé avec un gros V8 venu de chez BMW.
Plutôt que d’économiser des années pour une vraie supercar devenue inabordable, il a mis la main sur une réplique mal engagée, commencée en Angleterre il y a plus de trente ans. Le chantier avait échoué sur les règles d’homologation suédoises ; Ronald a décidé de l’arracher à l’oubli, au prix de centaines d’heures passées à tout revoir.
Du poster à la vraie vie : Ronald construit sa Countach à sa façon
Le fantasme remonte à l’enfance. "J’ai toujours rêvé d’une Lamborghini Countach, elle était en poster dans ma chambre quand j’ai grandi et maintenant j’en ai construit une", raconte Ronald Ejderkrans. Pendant des années, il a cherché un projet sérieux à reprendre. L’occasion se présente avec ce châssis arrivé en Suède après un début de construction au Royaume‑Uni.

La base n’avait rien de plug and play. La carrosserie, fournie par le spécialiste britannique Ultima, avait bien été moulée sur une Countach d’origine, mais beaucoup de choix techniques posaient problème. La direction ne respectait pas les normes locales, le train avant restait approximatif. Ronald dit simplement : "J’ai tout mis à nu et j’ai envoyé l’avant à la casse."
Sous la carrosserie Ultima, un V8 BMW M60 et une boîte Audi 01E
Une fois la structure saine, restait à choisir ce qui se cacherait derrière les prises d’air. Ronald a opté pour un V8 BMW, le BMW M60, monté en position centrale. "Ce moteur est facile à préparer et très endurant", explique‑t‑il pour justifier ce choix plus moderne que les V8 Rover ou V6 Renault souvent utilisés sur les répliques des années 1980.
L’autre nerf de la guerre, c’est la transmission. À l’époque, beaucoup de kits de réplique Lamborghini Countach recevaient des boîtes Renault montées derrière le moteur, une solution que Ronald juge "pas du tout idéale". Il a préféré installer une boîte Audi 01E issue d’une traction, réputée plus solide, afin d’encaisser sans broncher le couple du V8.
À vendre 600 000 couronnes : un rêve de Countach pour passionné averti
Après environ trois ans et demi de travail, la réplique a quitté l’atelier pour rejoindre un site d’annonces bien connu en Suède, Blocket. Ronald en demande 600 000 couronnes suédoises, soit autour de 55 000 €. Il reconnaît que "c’est une voiture particulière" et reçoit déjà des appels d’acheteurs potentiels intrigués par ce mélange de look italien et de mécanique allemande.
Ce tarif place cette Countach suédoise bien au‑dessus des répliques plus simples sur base Pontiac ou coupé populaire, parfois proposées autour de 25 000 €. Mais il reste loin des montants atteints par les vraies Countach, qui se négocient à plusieurs centaines de milliers d’euros, et s’adresse à quelqu’un qui veut un objet unique sans viser l’authenticité absolue.














