Cette réplique de Ferrari F40 a coûté moins de 100 000 € : un spécialiste de la vraie F40 l'essaie et n'en revient pas

Publié le 10 juin 2026 à 18:30
Cette réplique de Ferrari F40 a coûté moins de 100 000 € : un spécialiste de la vraie F40 l'essaie et n'en revient pas

Peut-on retrouver l’esprit d’une Ferrari F40 sans dépenser une fortune ? Après un essai sur route, cette création artisanale a réussi à faire douter un connaisseur.

Monter pour la première fois dans une Ferrari F40 artisanale qui vaut 107 000 dollars (environ 92 000 euros), quand la vraie s’échange à plusieurs millions, ça pose le décor. Le youtubeur britannique Ratarossa a accepté de prendre le volant de la création de son ami Raphael, construite dans un garage, pour voir si cette réplique pouvait rivaliser avec l’icône. La réponse l’a franchement surpris.

Pour Raphael, passionné de la marque au cheval cabré, c’était un moment à la fois excitant et angoissant : pour la première fois, quelqu’un d’autre que lui allait pousser sa F40 de garage sur route ouverte. Ratarossa, qui connaît bien les vraies F40, voulait savoir s’il retrouverait leurs sensations.

Ferrari F40 artisanale : 92 000 € face au mythe à plusieurs millions

La Ferrari F40 d’origine reste l’une des supercars les plus respectées. Produite de 1987 à 1992 à environ 1 300 exemplaires, c’est la dernière Ferrari validée par Enzo Ferrari et la première voiture de route de série à franchir les 320 km/h. Avec les rares versions de course F40 LM de plus de 720 ch, cette histoire explique qu’une F40 puisse dépasser aujourd’hui 4 millions de dollars, soit plus de 3,5 millions d’euros.

Face à ce monument, Raphael a imaginé sa propre Ferrari F40 artisanale. Sa voiture repose sur un châssis existant, habillé d’une carrosserie très fidèle aux proportions de la F40. Sous le capot, il a installé un V8 Maserati 4,7 litres de 400 ch pour seulement 1 007 kg. Il estime avoir investi 107 000 dollars, soit un peu moins de 100 000 euros, dans cette réplique désormais prête pour la route.

Première sortie en Ferrari F40 de garage : ça chauffe, mais ça marche

Le grand saut se fait sur route ouverte, en plein trafic. Ceinturé, Ratarossa s’élance et découvre une auto étonnamment cohérente pour un projet de garage : la mécanique répond et la voiture reste stable. Quelques défauts de jeunesse apparaissent aussitôt, comme les clignotants arrière qui lâchent, sans l’obliger pour autant à écourter cette première sortie.

Le problème vient de la chaleur écrasante qui envahit l’habitacle sans climatisation. "Tu vois comme les voitures de course ont une checklist sur le tableau de bord, non ?", lance Ratarossa. "Il te faudrait une checklist : enlever le pull, vérifier que tu as de l’eau, prendre un comprimé de réhydratation", plaisante-t-il, trempé en sortant mais déjà rassuré sur le potentiel de la F40 de Raphael.

Deuxième sortie : la Ferrari F40 artisanale finit par le bluffer

Avant le deuxième essai, Raphael ajuste quelques détails et la cadence grimpe tout de suite. L’habitacle reste brûlant, mais le châssis paraît plus précis et Ratarossa dit retrouver les réactions qu’il attend d’une Ferrari. Il note en revanche une visibilité arrière médiocre, via une petite lunette quasi opaque.

D’autres passionnés s’y essaient aussi, comme Steve Cox, qui a conçu une F40 de piste sur châssis tubulaire avec V8 Lexus biturbo. Répliques de garage ou projets extrêmes, toutes ces autos sans badge Ferrari cherchent à retrouver, chacune à sa façon, le frisson de la F40 intouchable.

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