Cette Cadillac unique de 1953 recouverte d'or a coûté une fortune… 70 ans plus tard, elle réapparaît aux enchères

Publié le 25 juillet 2026 à 07:30
Cette Cadillac unique de 1953 recouverte d'or a coûté une fortune… 70 ans plus tard, elle réapparaît aux enchères

Mi-show car, mi-œuvre d'art roulante, la Cadillac Elegante revient sous les projecteurs après une restauration de seize ans. Son histoire est presque aussi incroyable que son apparence.

Une Cadillac blanche qui scintille d'or à chaque angle, on s'attend à voir sortir une star de télé-réalité. En réalité, cette diva roulante est la Cadillac Elegante, un concept-car unique carrossé en Italie, qui refait surface en 2026 dans un catalogue d'enchères américain. L'or y est partout.

Derrière ce nom mondain se cache un cabriolet Cadillac Series 62 de 1953, envoyé chez Carrozzeria Rocco Motto à Turin par Harry Birdsall et Joe Mascari. Transformée en concept pour les salons de 1955, la Cadillac Elegante conserve une mécanique Cadillac classique. Un parcours entre incendie, tempête et restauration marathon, presque aussi spectaculaire que sa robe dorée.

Une Cadillac Elegante blanche et or qui ressort aux enchères

Aujourd'hui, l'Elegante se présente en blanc nacré, souligné par de nombreuses pièces dorées : entourages de phares, cerclage de pare-brise, poignées, baguettes latérales, jantes, pavillon amovible. Ces lignes métalliques tracent un squelette qui semble porter la carrosserie, comme si l'or devenait structurel. À l'intérieur, le cuir rouge recouvre sièges et tableau de bord, ponctué de touches dorées sur les cadrans et les seuils de porte.

Cette pièce unique figure au programme de la vente Auburn Fall 2026 de Kruse Auctions. Le compteur figé à 4 329 miles (6 966 km) rappelle qu'elle a surtout servi de vedette de stand plutôt que de routière. La maison insiste sur son état remarquable, idéal pour une collection où elle sera probablement plus admirée que conduite.

D’un cabriolet brûlé à la Cadillac Elegante, récit d’un délire doré

À l'origine, il y a un cabriolet gravement endommagé par un incendie et racheté par l'illustrateur new-yorkais Harry Birdsall. Avec son associé Joe Mascari, importateur de bateaux, il imagine une voiture de rêve mariant muscles américains et couture automobile italienne. Le designer Albrecht Goertz dessine les grandes lignes, puis Carrozzeria Rocco Motto, à Turin, façonne à la main une coque en aluminium sur un châssis abaissé d'environ 20 cm.

Le projet se révèle démesuré : environ 30 000 dollars, soit environ 26 000 €, et près de trente mois de travail avant le retour du châssis aux États-Unis au printemps 1955. L'Elegante se montre d'abord au salon automobile du Cross County Center à Yonkers, puis au New York International Auto Show, où son profil fuselé et ses touches d'or en font l'une des vedettes de l'exposition. Birdsall rêve alors d'une série de dix exemplaires à un tarif réservé aux fortunes, mais l'idée s'éteint avec sa disparition prématurée.

Sous l’or, une vraie Cadillac des fifties et un destin mouvementé

Malgré ses bijoux dorés, l'Elegante reste techniquement une vraie Cadillac des fifties, avec son V8 331 ci (5,4 litres) et une boîte automatique à quatre rapports. Le châssis abaissé et la carrosserie en aluminium annoncent pourtant quelque chose de plus léger qu'une Series 62 standard. Point d'orgue caché, un toit rigide en aluminium se replie électro-hydrauliquement en deux parties grâce à un système de chaînes et de pignons.

Après une vie discrète et des dommages, l'Elegante a subi seize ans de restauration avant de revenir au concours d'Amelia Island 2014, avec un prix du public.

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