Cette Lamborghini Huracan Liberty Walk est prête pour la revue des troupes
Cette Lamborghini Huracan V10 passe entre les mains de Liberty Walk et adopte un camouflage militaire ainsi qu’un imposant kit carrosserie. Une transformation qui coûte plusieurs milliers d’euros.
Sur les photos, on se croirait devant le jouet privé d’un haut gradé qui aurait troqué son blindé pour une supercar. Cette Lamborghini Huracan passée entre les mains de Liberty Walk affiche un camouflage militaire intégral, un kit carrosserie XXL et une attitude de voiture de parade, plus prête pour une escorte officielle que pour une balade discrète.
L’ironie, c’est que cette Huracan extrême arrive alors que le modèle a quitté les chaînes de Sant’Agata Bolognese. Sa remplaçante, la Temerario hybride à V8 biturbo de 920 ch, prend le relais avec toute la technologie du moment. Ici, au contraire, on joue la carte de la mécanique à l’ancienne : un V10 atmosphérique très sonore, rhabillé comme une arme de démonstration.
Huracan Liberty Walk : une baby Lambo en tenue de général
La Huracan reste la dernière "petite" Lambo à moteur V10 atmosphérique purement thermique, sans turbocompresseur ni système hybride. Sous le capot, le 5,2 litres peut développer entre 610 et 640 ch selon la version. Cette puissance est envoyée aux quatre roues ou seulement à l’arrière via une boîte à double embrayage à sept rapports. Face à la Temerario qui abat le 0 à 100 km/h en 2,7 s et file à 343 km/h, cette auto joue moins la fiche technique que le caractère.
Liberty Walk, préparateur japonais bien connu pour ses carrosseries élargies rivetées, pousse ce caractère à l’extrême. Sur cette Huracan, tout est pensé pour donner l’allure d’une voiture d’état-major : proportions encore plus musclées, garde au sol rase-mottes, immenses ailes et aileron façon voiture de course.
Camouflage militaire et kit widebody : le look Liberty Walk décodé
Le covering camouflage recouvre presque toute la carrosserie, à l’exception du capot d’origine, des montants de pare-brise, des coques de rétros et du toit laissés en teinte unie. Le motif mélange du beige, plusieurs verts et du noir, avec sur les flancs des dents inspirées des décorations peintes sur les avions militaires. Les logos Liberty Walk s’affichent sur le pare-brise et sur l’aileron arrière, comme des marquages d’unité sur un véhicule d’apparat.
Le kit widebody ajoute des ailes très larges percées de prises d’air derrière les roues avant et devant les roues arrière, des jupes plus basses, un capot inédit et un énorme diffuseur. Le bouclier reste celui de la Huracan, mais reçoit une lame avant discrète badgée Liberty Walk. La suspension semble pneumatique, ce qui permet de poser la voiture au sol à l’arrêt, tandis que les roues présentent un carrossage négatif prononcé à l’arrière, spectaculaire mais exigeant pour les pneus.
Sous le wrap, la dernière Huracan V10 reste étonnamment sage
Les vitres très teintées cachent presque totalement l’habitacle ; en regardant de près, on devine une sellerie brune ou orangée, probablement en cuir ou en Alcantara. Liberty Walk retouche rarement les intérieurs, qui restent proches de ceux d’une Huracan classique. L’ambiance à bord demeure donc celle d’une supercar de série haut de gamme, loin du côté militaire affiché à l’extérieur.
Côté mécanique, le V10 de 5,2 litres semble rester d'origine, sans turbo ajouté ni reprogrammation extrême. La préparation se concentre sur le châssis et l’esthétique, avec les nouveaux trains roulants, le kit carrosserie et le covering. Sur son site, Liberty Walk affiche plusieurs kits Huracan complets à des tarifs qui dépassent largement les 20 000 €, selon la version et les matériaux. En ajoutant peinture ou covering, suspension réglable, jantes et pneumatiques, la transformation façon supercar de général fait facilement grimper la note de plusieurs dizaines de milliers d’euros.














