Ford Galaxie 500XL 1964 : son moteur de course rarissime R-code lui fait atteindre des sommets aux enchères
Une Ford Galaxie 500XL cabriolet 1964 R-code a affolé les enchères en atteignant plus de 313 000 euros. Comment cette grande berline longtemps sous-estimée a-t-elle rejoint le club très fermé des Ford les plus chères ?
À la vente Mecum Indy 2026, au milieu des Camaro COPO et Shelby millionnaires, une "simple" Ford Galaxie 500XL 1964 R-code a créé la surprise. Ce cabriolet, équipé du fameux V8 427 à code R, s’est envolé à 363 000 dollars, soit un peu plus de 313 000 euros, prime comprise. Un montant record pour ce modèle, qui la place parmi les berlines Ford les plus chères jamais adjugées.
Produite en grande série dans les années 1960 pour rivaliser avec la Chevrolet Impala et la Plymouth Fury, la Galaxie n’a généralement pas la cote d’une Mustang ou d’une Shelby. Pourtant, cette 500XL cabriolet cumulait tous les bons codes : moteur R-code d’origine, boîte manuelle à quatre rapports, restauration de niveau Concours et très faible production. Une combinaison qui a suffi à faire basculer cette grande routière dans la catégorie des pièces de collection les plus disputées.
Ford Galaxie 500XL 1964 R-code : quand la grosse berline devient licorne
Lancée en 1959, la Ford Galaxie s’est écoulée à des millions d’exemplaires. La finition 500XL représentait le haut de gamme plus sportif, avec un habitacle mieux fini et une présentation plus luxueuse. Mais dans l’immense flot de ces berlines et cabriolets familiaux, très peu ont reçu le traitement musclé du moteur R-code.
Pour l’année 1964, moins de 2 500 Galaxie auraient été commandées avec ce V8 427, et seuls 208 exemplaires l’ont été en version cabriolet 500XL. Ce simple chiffre suffit à comprendre pourquoi les collectionneurs se sont braqués sur cet exemplaire parfaitement restauré, doté en plus de son groupe motopropulseur d’origine.
Moteur R-code 427 : l’ADN NASCAR qui change tout
Introduit à la mi-1963, le 427 à code R vient remplacer le V8 406 dans la gamme Ford. Avec 7,0 litres de cylindrée, double carburateur, cames solides et une puissance annoncée de 425 chevaux, ce bloc a été développé avec l’homologation NASCAR en ligne de mire et un usage intensif sur les pistes de dragster.
Ford l’a monté dans une série limitée de Galaxie Lightweight allégées pour la compétition, avant de basculer sur la radicale Thunderbolt, dérivée de la Fairlane. Le cabriolet 500XL vendu à Indy reprend le même cœur mécanique dans une carrosserie bien plus cossue, ce qui en fait aujourd’hui un objet paradoxal et recherché : une grande décapotable de luxe avec un pedigree de course.
Un nouveau record qui bouscule la hiérarchie des Galaxie
À 363 000 dollars (environ 313 000 euros), ce cabriolet devient la Galaxie 500XL la plus chère jamais vendue, loin devant l’ancien record de 225 500 dollars (environ 194 000 euros) atteint en 2018 pour un autre R-code cabriolet. Il dépasse même toutes les Galaxie Lightweight de compétition sauf une, une R-code 1963 adjugée 623 500 dollars (environ 537 000 euros) en 2017 puis revendue 316 000 dollars (environ 272 000 euros) en 2023.
La voiture rejoint aussi le club très fermé des 11 Ford parties au-delà de 300 000 dollars (environ 258 000 euros) à Indy 2026, aux côtés de six Mustang Boss 429, trois Shelby GT350 et une Shelby GT500. Un ensemble qui confirme que les Ford aux spécifications extrêmes, même quand elles se cachent dans des carrosseries de berlines familiales, attirent plus que jamais les grands collectionneurs.














