Ferrari F40 : un simple capot a été vendu pour une fortune
À Paris, le capot Ferrari F40 Artcurial a volé la vedette aux supercars lors de la dispersion de la collection Fritz Neuser, le 15 mars 2026. Comment cette pièce et d’autres objets Ferrari ont‑ils bousculé le marché sans que les voitures ne flambent ?
Dans la salle d’enchères parisienne d’Artcurial, un simple morceau de tôle rouge a volé la vedette aux supercars complètes. Lors de la dispersion de la collection de l’ancien agent Ferrari Fritz Neuser, le 15 mars 2026, un capot arrière de Ferrari F40 s’est retrouvé au centre de toutes les attentions. Les regards ont vite compris que ce lot ne resterait pas dans sa fourchette d’estimation.
Autour d’une trentaine de voitures, dont une dizaine de Ferrari, et de plusieurs centaines d’objets, la vente a atteint environ 5 millions d’euros, avec 100 % des lots adjugés, les fameux gants blancs du milieu des enchères. Les 365 GTB/4 Daytona, 365 GT4 BB ou 575 Superamerica sont restées dans leurs estimations, alors que des éléments de mobilier et des accessoires siglés Ferrari ont créé la surprise, à commencer par ce capot de F40 tout proche des 70 000 €.
Capot Ferrari F40 Artcurial : un morceau de légende à plus de 68 000 €
Ce lot spectaculaire n’était pourtant qu’un capot moteur complet de Ferrari F40, avec ses feux, sa lunette et son emblématique badge, proposé sans prix de réserve. Estimée entre 20 000 et 40 000 €, cette pièce issue de la collection de Fritz Neuser a vu les enchères grimper bien au-delà des attentes pour dépasser les 68 000 €, soit près du double de la borne haute annoncée.
© Artcurial
Ce capot a été vendu pour une somme inattendue.
Pour beaucoup d’amateurs, ce genre de pièce concentre tout ce qui fait rêver autour de la F40, icône absolue de la marque au cheval cabré. Les éléments d’origine se font rares, utiles pour restaurer une voiture accidentée mais aussi recherchés comme objets décoratifs de garage ou de salon. Ce capot devient alors une sorte de totem : un moyen d’accrocher un fragment de supercar mythique au mur, pour un budget pourtant très éloigné du prix d’une F40 complète.
Ferrari classiques et objets de showroom : une vente Artcurial Motorcars sous haute tension
Sur le plan des voitures, le message a été plus mesuré. La Ferrari 365 GTB/4 Daytona de 1970 a atteint 602 000 €, au coeur d’une estimation fixée entre 500 000 et 800 000 €. La 365 GT4 BB a changé de main pour 367 220 €, et la 575 Superamerica pour un peu plus de 355 000 €, chacune proche du bas de leur fourchette. Le marché Ferrari reste donc actif, mais les acheteurs semblent désormais viser des prix jugés plus raisonnables.
Les créations artisanales de Franco Sbarro ont connu un sort plus discret : l’Alcador GTB de 2009, annoncée entre 180 000 et 260 000 €, a été adjugée autour de 138 000 €, tandis que l’Alcador Roadster de 1995 s’est arrêtée à 138 460 €, là encore sous son estimation. À l’inverse, le reste de l’automobilia Ferrari a enflammé la salle : un comptoir de concession évalué entre 800 et 1 200 € est monté au-dessus de 14 500 €, deux tabourets mange-debout estimés 400 à 600 € ont atteint 4 634 €, et un vélo Colnago siglé Ferrari a dépassé les 21 000 €.
Fritz Neuser, storytelling et nouvelle ruée sur les objets Ferrari
Ce résultat rappelle que l’histoire attire les enchérisseurs vers les objets autant que vers les voitures. La collection de Fritz Neuser en est une illustration.














