Il fonce à 155 km/h sans permis en McLaren 650S sur l'A64

Publié le 18 mars 2026 à 18:30
mclaren 650s

Sur l’A64, aux portes de Toulouse, une McLaren 650S lancée en grand excès de vitesse se heurte à un contrôle ciblé des gendarmes. Entre permis en jeu et sort du bolide, ce cas illustre le tournant répressif contre la vitesse.

Sur l’A64, aux portes de Toulouse, le rugissement d’une McLaren 650S a brutalement pris fin lors d’un contrôle du peloton motorisé de Muret. Les gendarmes tombent ce jour-là sur un conducteur qui file bien au-delà de la vitesse autorisée, dans un département où les routes ont déjà fait 15 morts depuis le début de l’année, soit une hausse de 30 %.

L’homme au volant de ce bolide de près de 500 chevaux circule en plus sans permis, celui-ci ayant déjà été suspendu. Son attitude, jugée "très dangereuse", va devenir un cas d’école de grand excès de vitesse, alors que la législation a été durcie et que les contrôles se multiplient en Haute-Garonne.

155 km/h au lieu de 90 : la McLaren stoppée net près de Toulouse

Dimanche 15 mars, sur la portion de l’A64 limitée à 90 km/h à hauteur de Portet-sur-Garonne, les gendarmes mesurent 155 km/h pour la McLaren 650S. L’écart atteint donc 65 km/h au-dessus de la limite. Le conducteur, déjà privé de permis, est intercepté par le peloton motorisé de Muret, les militaires parlant d’un comportement "très dangereux".

Placée aussitôt en garde à vue, l’automobiliste voit sa voiture rejoindre la fourrière. "La sécurité de tous sur les routes d’Occitanie est une priorité absolue. Face aux comportements irresponsables, la gendarmerie et la justice veillent et agissent sans délai. La route n’est pas un circuit !", s’alarment les gendarmes dans des propos rapportés par La Dépêche du Midi. Déféré dès le lendemain devant le procureur, le conducteur est condamné à une annulation de permis avec interdiction de le solliciter pendant trois mois et à une amende de 1 900 euros.

Grand excès de vitesse : un délit depuis le 29 décembre 2025

Depuis le 29 décembre 2025, tout dépassement de plus de 50 km/h de la vitesse maximale autorisée constitue un délit, en application de la loi du 9 juillet 2025 sur l’homicide routier et la violence routière. Les peines théoriques peuvent aller jusqu’à trois mois de prison, 3 750 euros d’amende, une inscription au casier judiciaire, la confiscation du véhicule, une suspension de permis pouvant durer trois ans, voire une interdiction de conduire certains véhicules pendant au moins cinq ans, assortie d’un stage de sensibilisation.

Les chiffres nationaux montrent l’ampleur du phénomène : 63 217 grands excès de vitesse, c’est-à-dire supérieurs ou égaux à 50 km/h au-dessus de la limite, ont été enregistrés en 2024, soit une hausse de 69 % par rapport à 2017. Dans ce contexte, l’annulation prononcée contre le conducteur de la McLaren, ajoutée à l’interdiction de trois mois et à l’amende, illustre un niveau de sanction intermédiaire, alors même que son permis avait déjà été suspendu.

Radars, assurance et fourrière : une répression toujours plus globale

Au-delà du retrait de permis, le sort du véhicule compte de plus en plus. Une voiture placée en fourrière après un grand excès peut faire l’objet d’une confiscation définitive décidée par le juge, ce qui expose directement des modèles prestigieux comme cette McLaren. Dans le même temps, les radars automatiques dédiés aux grands excès croisent désormais leurs données avec le fichier des véhicules assurés. L’objectif vise les quelque 515 000 conducteurs estimés en situation de non-assurance, alors que 4,8 % des véhicules impliqués dans des accidents corporels ne sont pas assurés et que 216 morts en 2024, soit 7 % de la mortalité routière, concernent un véhicule non assuré.

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