Il n'existerait qu'un seul Ford Bronco Desert Racer homologué pour la route et il est en vente
Conçu exclusivement pour la compétition dans le désert, le Ford Bronco DR n'était pas censé circuler sur route. Pourtant, un exemplaire a été légalement immatriculé aux États-Unis et est aujourd'hui proposé à la vente.
Imagine un 4x4 de course, pensé pour avaler le désert mexicain, qui se retrouve coincé derrière un feu rouge en centre‑ville. C’est exactement ce qui peut arriver avec ce Ford Bronco DR rarissime : un engin taillé pour la Baja 1000 officiellement non homologué, mais pourtant immatriculé et autorisé à rouler sur route ouverte.
Produit à une cinquantaine d’exemplaires, propulsé par un V8 de plus de 400 ch, ce Bronco DR coûte grosso modo le prix d’une Rolls-Royce neuve. Son premier propriétaire connu, le collectionneur américain Supercar Ron, l’a fait légaliser dans l’Utah avant de le remettre en vente. Reste à savoir qui osera s’offrir ce jouet extrême.
Ford Bronco DR : un Bronco pensé pour la course, pas pour la ville
Né de la collaboration entre Ford Performance et le spécialiste canadien Multimatic, le Ford Bronco DR signifie "Desert Racer". L’idée de départ : proposer aux clients privés une machine quasiment prête pour des épreuves comme la Baja 1000. À la clé, une série limitée à environ 50 unités, vendues d’emblée comme véhicules de compétition, sans homologation route.
Sous le capot, on trouve le bloc Coyote 5,0 litres atmosphérique de la Mustang GT, donné pour environ 418 ch. La puissance arrive aux quatre roues via une boîte automatique à dix rapports, des ponts renforcés et une suspension Multimatic à long débattement chaussée de pneus de 37 pouces. L’habitacle se résume à un arceau de course, des baquets Recaro, des harnais et un écran de navigation, sans climatisation ni isolation phonique.
Le seul Bronco DR homologué : comment il a gagné sa plaque
Dans le cas de cet exemplaire rouge, noir et blanc, l’histoire bascule. Ce Bronco DR a obtenu une immatriculation dans l’Utah et serait à ce jour le seul DR officiellement immatriculé pour la route. Pour y parvenir, son propriétaire a ajouté l’éclairage routier, un support de plaque, adapté les orifices de remplissage et conservé un essuie‑glace manuel unique sur le pare‑brise.
Le reste n’a rien d’un SUV familial. Il n’y a ni portes, ni vitres latérales, seulement ce pare‑brise exposé à la poussière, nettoyé à la force du poignet. Sur route, le V8 hurle sans filtre, la suspension longue course avale tout mais fait tanguer la carrosserie, et on voyage sanglé dans un baquet, casque sur la tête pour profiter des systèmes de ventilation prévus pour la course.
Supercar Ron, hyper collectionneur et vendeur de ce Bronco DR
Derrière ce projet un peu fou se cache le collectionneur américain connu sous le pseudonyme Supercar Ron. Basé dans l’Utah, il aligne dans son garage des hypercars comme l’Aston Martin Valkyrie Spider, des Pagani ou encore une Ferrari F40, et utilise régulièrement ses autos pour des événements caritatifs, notamment au profit d’associations proches de l’enfance.
L’exemplaire qu’il a fait immatriculer affiche environ 1 500 miles au compteur, soit un peu plus de 2 400 km, une carrosserie en panneaux de carbone et de nouveaux pneus General Grabber. Une fissure de capot a été réparée avant sa mise en vente. Proposé aux enchères, ce DR vise logiquement un prix proche de son tarif neuf : autour de 392 000 dollars, soit près de 342 000 euros, dans la zone d’une Rolls‑Royce Ghost ou Cullinan neuve.














