Boreham Escort Mk1 RS : ce restomod à 400 000 € fait 330 ch et pèse moins de 900 kg

Publié le 11 juin 2026 à 08:30
Boreham Escort Mk1 RS : ce restomod à 400 000 € fait 330 ch et pèse moins de 900 kg

Boreham Motorworks ressuscite officiellement la Ford Escort Mk1 RS avec l’aval de Ford. Une série limitée de 150 exemplaires mêlant style des années 60 et ingénierie moderne.

Vous pensez connaître la Ford Escort des années 60 ? La Boreham Escort Mk1 RS remet l’icône au centre du jeu en version 2026, avec l’aval officiel de Ford. Pas une vieille carrosserie remise à neuf, mais une Escort Mk1 RS entièrement reconstruite à partir de pièces neuves, comme si la chaîne de production avait redémarré cinquante ans plus tard.

Visuellement, on reste dans le fantasme de voiture de tourisme d’époque : compacte, nerveuse, posée sur ses ailes élargies. Sous la tôle, en revanche, Boreham Motorworks a glissé tout ce que l’ingénierie moderne sait faire pour transformer cette petite propulsion en jouet très pointu, pensé pour être utilisé souvent, fort et longtemps.

Une Ford Escort Mk1 RS neuve et officielle

Derrière ce projet se cache Boreham Motorworks, détenteur d’une licence officielle Ford pour cette Escort Mk1 RS dite "Continumod". La voiture ne recycle aucune coque ancienne : châssis, carrosserie, mécanique, tout est fabriqué aujourd’hui. Le premier exemplaire de production a fait ses débuts au prestigieux London Concours, histoire de montrer au public jusqu’où le développement est allé depuis le prototype de 2024.

La production sera limitée à 150 exemplaires, en conduite à droite ou à gauche, destinés à des clients du monde entier. Le ticket d’entrée dépasse 300 000 £, soit autour de 350 000 €, avec une garantie de deux ans ou 20 000 miles (environ 30 000 km). L’électronique suit : architecture électrique entièrement nouvelle, modules de distribution de puissance et faisceaux sur mesure pour une Escort qui démarre au quart de tour, même après une semaine sous la pluie. Iain Muir, directeur général de Boreham Motorworks, résume l’objectif : "Ce qui compte le plus pour nous, c'est de nous assurer que la voiture offre exactement ce que les passionnés attendent au moment où ils prennent le volant. L'ingénierie légère, la réponse immédiate, des performances atmosphériques exploitables et une vraie connexion avec le conducteur ont guidé chaque décision tout au long du développement."

Une silhouette de voiture de course, un châssis ultra travaillé

De loin, on voit surtout les ailes élargies façon Escort de tourisme de la fin des sixties. Les roues sont bien calées aux quatre coins et l’assiette est celle d'une pistarde. La coque acier a été rescannée et renforcée. Le sous-châssis avant est spécifique. Il allonge l’empattement de 30 mm et avance les roues. Cette pièce permet aussi de corriger les limites de la géométrie d’origine. La chasse et le carrossage sont optimisés pour un train avant plus précis et plus stable.

À l’arrière, Boreham conserve l’esprit d’essieu rigide mais en version très sophistiquée : essieu flottant, disposition à six bras dont quatre tirants, et pièces en aluminium ou titane qui retirent 40 kg de masse non suspendue par rapport aux Escort de course de l’époque. Les amortisseurs sont signés R53. Le différentiel répartit automatiquement le couple. Le frein à main purement mécanique a ses propres plaquettes, ce qui promet des dérives faciles. L’ensemble vise un poids de 895 kg seulement.

Un habitacle rétro-luxe et deux moteurs à très haut régime

À l’intérieur, l’ambiance mélange course et haute horlogerie. La planche de bord en carbone reçoit une sellerie soignée. Les instruments sont réalisés sur mesure avec des horloges Breitling. Une structure de rigidification se cache aussi dans l’habitacle. Les commandes ont été retravaillées pour offrir une vraie qualité tactile, jusqu’aux manivelles et poignées de porte. Les interrupteurs s’illuminent vraiment, un luxe sur une Escort, et un système audio discret se connecte à votre smartphone. Siège et volant se configurent à la demande, sur mesure.

Côté moteur, deux quatre-cylindres atmosphériques se partagent l’affiche. La version "de base" reprend un Twin Cam modernisé d’environ 185 ch, capable de dépasser les 8 000 tr/min. Celui-ci est associé à une boîte Ford "bullet" à pignons droits. La version la plus spectaculaire reste le bloc TEN-K BD10-330 : 2 152 cm³, environ 330 ch à 10 000 tr/min, carter sec, papillons individuels, vilebrequin taillé dans la masse, bielles forgées, volant moteur monomasse et bloc imprimé en 3D qui serre au plus près l’architecture interne. Le tout pèse seulement 85 kg et est associé à une boîte manuelle à cinq rapports à grille dog-leg. Un pont court permet également d'aller chercher la zone rouge à chaque ligne droite.

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