Hyundai N dépose un brevet inspiré d’une technologie de Koenigsegg
Hyundai N prépare une boîte manuelle-automatique inspirée de la Koenigsegg CC850. Validée par un brevet déposé aux États-Unis, cette idée pourrait rebattre les cartes.
Les fans de talon-pointe qui voient arriver les électriques avec méfiance vont suivre Hyundai N de très près. La division sportive de Hyundai N a fait enregistrer aux États-Unis un brevet pour une transmission capable de se comporter à la fois comme une boîte auto et comme une vraie manuelle à grille, avec trois pédales.
Hyundai N : un brevet de boîte manuelle-automatique
Derrière le numéro US-12624755-B1, le constructeur imagine un levier de vitesses électronique qui passe d'un mode Drive classique à une grille en H à six rapports plus marche arrière, épaulé par une pédale d'embrayage dédiée. Reste à savoir si cette boîte manuelle simulée quittera les plans pour équiper une future Hyundai N électrique. Au cœur du brevet, on trouve un levier multifonction. En usage quotidien, il se manipule comme celui d'une boîte automatique, avec les positions P, R, N et D. En basculant dans un autre couloir, il adopte une grille en H pour sélectionner manuellement six vitesses et une marche arrière. Un mode séquentiel permet aussi de pousser ou tirer pour changer de rapport en ligne droite. La particularité, c'est que ce levier n'a aucune liaison mécanique avec la transmission. Le texte remis à l'United States Patent and Trademark Office décrit une commande entièrement électronique : la position du levier et l'enfoncement de la troisième pédale sont lus par des capteurs puis interprétés par le calculateur. Ce principe reste compatible avec moteur thermique ou groupe motopropulseur électrique. L'idée est d'offrir les gestes d'une vraie boîte manuelle tout en gardant la souplesse d'une automatique.
Hyundai N : une idée qui fait penser à la Koenigsegg CC850
La Koenigsegg CC850 illustre déjà cette idée. Sur cette hypercar suédoise, la Light Speed Transmission à neuf rapports peut se transformer, via le système Engage Shift System, en une boîte à six rapports pilotée par un levier en H et une vraie pédale d'embrayage. Le conducteur choisit entre mode automatique ou expérience manuelle, sans changer de mécanique interne. Hyundai ne copie pas cette architecture complexe : son brevet vise surtout l'interface entre la conductrice et la voiture. La boîte peut rester une automatique conventionnelle, alimentée par un moteur essence ou électrique, pendant que levier et pédale recréent des rapports fictifs par logiciel. D'autres constructeurs explorent la même voie, dont Porsche avec un sélecteur shift-by-wire capable de basculer du mode automatique à un mode présenté comme manuel. Derrière ce brevet, beaucoup imaginent déjà une application sur les sportives à batterie de Hyundai. L'Ioniq 5 N propose déjà des rapports virtuels et un mode N e-Shift qui imite les à-coups d'une thermique ; ajouter un véritable levier en H et une troisième pédale serait la suite logique.
Reste le nerf de la guerre : le coût. Concevoir un tel dispositif pour une niche de clients prêts à payer pour trois pédales virtuelles n'est pas anodin. Comme toujours avec un dépôt à l'USPTO, rien ne garantit une mise en production, mais le signal envoyé aux amateurs de boîte manuelle est très fort.














