Ferrari dépose un brevet fou : ce feu arrière mobile transforme l’aileron de sa future hypercar

Publié le 25 août 2026 à 16:37
Ferrari dépose un brevet fou : ce feu arrière mobile transforme l’aileron de sa future hypercar

Publié en août 2026, un brevet Ferrari décrit un feu arrière mobile capable de transformer l’aileron en long tail actif.

Sur les dessins, on croirait une Ferrari échappée d’un jeu vidéo, toute en arêtes vives et en arrière monstrueux. Derrière cette hypercar de science-fiction se cache pourtant quelque chose de très concret : un brevet Ferrari où le feu arrière coulisse pour transformer l’aileron arrière en long tail actif.

Le document, publié par l’office américain des brevets sous la référence US 20260242013, décrit un "véhicule sportif routier à charge aérodynamique arrière variable". En clair, Ferrari veut que la barre de feux arrière bouge pour modifier l’appui sans ajouter d’énorme aile fixe. Reste à savoir si cette idée restera sur le papier ou si elle arrivera jusque sur la route.

Un arrière d’hypercar pensé comme un tunnel d’air

Les vues de l’hypercar montrent une silhouette très basse, sans véritable habitacle, comme si tout avait été sacrifié à l’aérodynamique. À l’arrière, un diffuseur géant remonte presque jusqu’au plan supérieur, où trône l’aileron. Entre les deux, Ferrari dessine un canal central qui guide l’air depuis le toit jusqu’à la sortie arrière.

La barre de feux LED se loge justement à la sortie de ce canal. En position "neutre", elle reste sous l’aileron principal. Les flux d’air s’échappent de manière classique et l’appui reste modéré. Lorsque la voiture doit coller davantage au sol, ce bandeau lumineux se déplace. Il recule et se relève pour prolonger la surface de l’aileron et ouvrir différemment la bouche du canal.

Comment un feu qui bouge change l’appui arrière

Selon le texte du brevet, l’ensemble lumineux peut passer d’une première configuration, décorative, à une seconde où il "coopère" avec l’élément aérodynamique pour générer de la charge verticale. En se déplaçant derrière le bord de fuite, le feu augmente la longueur efficace de l’aile, un peu comme si on tirait une rallonge de carrosserie à la demande.

L’air accéléré sous la voiture par le diffuseur trouve alors plus facilement à se recoller sur cette nouvelle surface, ce qui renforce l’effet de sol et stabilise l’arrière en pleine charge. Le document prévoit aussi de scinder le bandeau en deux modules, droit et gauche, commandés séparément. De quoi ajuster l’appui d’un seul côté dans un long virage, en complément de l’ESP, à la manière des volets indépendants d’une Pagani Huayra.

Du concept d’hypercar au Purosangue

Les planches du brevet ne montrent pas que cette "Ferrari impossible". On y voit aussi un Purosangue, le SUV de la marque au cheval cabré, avec une interprétation beaucoup plus sage. Ici, les feux arrière coulissent et basculent légèrement vers le bas pour renforcer un petit becquet, sans aileron spectaculaire ni canal géant.

Cette approche s’inscrit dans une logique déjà visible sur la 296 GTB, dont le spoiler actif reste caché entre les feux. En réutilisant des éléments de carrosserie existants pour l’aérodynamique active, Ferrari limite les excroissances tout en gardant la main sur l’appui. Reste la réalité : homologuer des feux qui changent de position, les protéger en cas de choc arrière et garantir qu’ils restent visibles à tout moment. Le brevet verrouille l’idée, sans promettre encore une date ni un modèle précis.

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À propos de l’auteur
Lucas Brenot
Lucas Brenot
J’aime l’automobile pour ce qu’elle apporte concrètement : la sensation de conduite, le plaisir d’un moteur bien réglé, le soin apporté à un intérieur. J’ai grandi avec des voitures autour de moi, et c’est resté une vraie curiosité au quotidien.
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