Le drift pour les nuls : voici la dernière invention de BMW M

Publié le 31 août 2026 à 19:00
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Glisser comme un pro dès la première fois, est-ce possible ? En tout cas, c’est ce que veut vous faire faire le nouveau brevet de BMW M.

Faire glisser une propulsion avec style demande normalement un minimum de technique. Transfert de masse, accélérateur, contre-braquage. Provoquer puis contrôler une dérive ne s’improvise pas. BMW M pourrait toutefois rendre la première étape beaucoup plus accessible. Un nouveau brevet déposé par le constructeur allemand imagine en effet d’utiliser les suspensions pour aider la voiture à décrocher du train arrière. Une technologie qui semble particulièrement adaptée aux futures sportives de la marque.

BMW M imagine une voiture capable de faciliter le drift

Les modèles BMW M modernes proposent déjà de nombreux réglages électroniques permettant aux conducteurs de jouer avec les limites d’adhérence. La marque est même allée jusqu’à intégrer un M Drift Analyzer sur certaines voitures afin d’évaluer les dérives réalisées par le conducteur.
Mais cette fois, BMW M envisage d’intervenir directement au moment où débute le drift. Le principe décrit dans un brevet récemment mis en lumière par nos confrères de Carbuzz repose sur une idée étonnante. À savoir, réduire très brièvement la charge appliquée sur les roues arrière pour faciliter leur perte d’adhérence.
Au lieu de compter uniquement sur la puissance du moteur ou sur un transfert de masse provoqué par le conducteur, la voiture pourrait donc participer activement au déclenchement de la glisse. Et d’enchainer sur un beau drift.
Sur une propulsion traditionnelle, plusieurs méthodes permettent de provoquer un survirage. Une forte sollicitation de l’accélérateur peut suffire lorsque la puissance disponible est importante.

D’autres techniques consistent à jouer avec le transfert de masse, le frein à main ou encore l’embrayage sur une voiture équipée d’une boîte manuelle.

Une impulsion pour mettre votre BMW M en travers

La solution imaginée par BMW serait nettement plus technologique. Le système utiliserait notamment des suspensions actives capables de modifier extrêmement rapidement les forces exercées au niveau des roues. L’objectif serait d’alléger momentanément le train arrière afin de réduire l’adhérence disponible.
Les pneus arrière atteindraient alors plus facilement leur limite et commenceraient à glisser. Le conducteur pourrait ensuite maintenir la dérive grâce à l’accélérateur et au contre-braquage.
Dans son brevet, BMW M décrit notamment le déplacement rapide vers le haut d’une masse non suspendue. En pratique, le système pourrait provoquer une sorte d’impulsion au niveau du train arrière.
Cette action diminuerait momentanément la charge verticale exercée sur les pneus. Or, moins les roues sont plaquées contre la chaussée. Moins elles sont capables de transmettre les efforts nécessaires pour maintenir l’adhérence. La voiture pourrait ainsi provoquer artificiellement les conditions favorables au déclenchement d’un drift.

Pour parvenir à ce résultat, BMW M évoque différentes technologies de châssis, notamment les suspensions adaptatives ou un système actif de contrôle du roulis. L’électronique jouerait évidemment un rôle central afin de coordonner l’intervention avec les actions du conducteur.

Une technologie idéale pour les futures modèles M ?

Le brevet ne signifie évidemment pas que cette technologie arrivera prochainement sur une voiture de série. Les constructeurs automobiles protègent régulièrement des inventions qui ne dépassent finalement jamais le stade du développement. Mais l’idée paraît particulièrement cohérente avec la philosophie actuelle de BMW M.
Les modèles les plus puissants du constructeur proposent déjà des modes permettant de réduire fortement l’intervention des aides électroniques. Certaines BMW M à transmission intégrale M xDrive peuvent même basculer dans une configuration privilégiant exclusivement les roues arrière afin de faciliter la conduite en glisse. Une assistance permettant de déclencher automatiquement le drift constituerait donc une nouvelle étape.
BMW n’est d’ailleurs pas le seul constructeur à s’intéresser à l’assistance électronique appliquée au drift. L’industrie automobile explore de plus en plus les possibilités offertes par les calculateurs, les suspensions actives, la gestion individuelle des roues… Ou encore les systèmes aérodynamiques pilotés.

Avec son brevet, BMW M adopte toutefois une approche particulièrement originale. Plutôt que de simplement contrôler une dérive déjà engagée, la voiture aiderait directement à la provoquer.
De quoi transformer n’importe quel conducteur en roi du drift ? Pas exactement. Déclencher une glisse n’est qu’une partie du travail et la contrôler demande toujours de savoir manier accélérateur et volant. Sans oublier qu’un tel dispositif, s’il voyait un jour le jour, serait évidemment destiné à une utilisation dans un environnement sécurisé, comme un circuit.

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À propos de l’auteur
Hugo Quintal
Hugo Quintal
Passionné d'automobile depuis le plus jeune âge, je me suis spécialisé dans le journalisme auto lors de mes études. Mon truc à moi ? Les nouveautés, les technologies, la performance... Des passions dans la passion que j'ai découvertes en essayant tout ce qui roule sur cette planète. Quand je n'écris pas et que je ne suis pas derrière un volant... Je suis sur l'eau, en Kite ou en Wakeboard.
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