Dodge fait tout pour sauver sa nouvelle Charger... sauf remettre son mythique V8
Dodge multiplie les initiatives pour faire accepter sa nouvelle Charger, mais refuse toujours de céder à la pression des fans.
Pendant des années, la Dodge Charger a été le raccourci le plus simple vers le rêve américain : une berline abordable, propulsion, avec un V8 Hemi bruyant. La nouvelle génération casse ce tableau. Moteur six cylindres, version électrique Daytona, normes CO₂ à respecter : le V8 a disparu, et les fans grincent des dents...
Nouvelle Dodge Charger : Dodge tourne la page du V8 Hemi
Derrière ce virage, Stellantis veut faire de la Charger la muscle car de demain : plus puissante, plus propre, très technologique. Mais les premiers mois se traduisent par des ventes en berne et une colère visible sur les forums. Dodge multiplie déjà les gestes spectaculaires pour la sauver… sans toucher au V8. La rupture a été nette : après le millésime 2023, les V8 Hemi et Hellcat ont quitté le catalogue Charger, remplacés par un à six cylindres Hurricane 3.0 biturbo et par la Dodge Charger Daytona EV. Les versions thermiques Sixpack annoncent environ 420 ou 550 ch, avec quatre roues motrices de série et une fiche technique qui ridiculise bien des anciennes V8. Tim Kuniskis, patron de Dodge, a résumé la feuille de route en une phrase : "Nous n'avons pas de V8 au programme". Officiellement, l’objectif est de garder des performances spectaculaires tout en respectant les normes américaines de consommation et de CO₂, et en partageant ce six cylindres avec Jeep ou Ram. Dans l’imaginaire des fans, cette phrase sonne plutôt comme une fin de non‑recevoir.
Nouvelle Dodge Charger : l’opération séduction
Pour changer le récit autour de la nouvelle Dodge
Charger, Stellantis a commandé deux drift-cars
officielles. Sur base de Sixpack H.O. de 550 ch, le coupé "Boost"
et la berline "RPM" montent autour de 750 ch grâce à de nouveaux
turbos, à une gestion moteur MoTec et à une préparation complète,
avec propulsion, boîte manuelle, arceau et ailes élargies. Ces
autos tournent à Roadkill Nights près
de Detroit, à Gridlife ou à FuelFest en Arizona, là où se concentre
le public passionné. En parallèle, Dodge mise sur des modes drift
ou donut intégrés pour prouver que six cylindres
ou électrique peuvent encore faire fumer les pneus.
Les premiers essais saluent la puissance des versions Sixpack, mais
reviennent souvent aux mêmes critiques : poids élevé, transmission
intégrale qui lisse les sensations, tarif en hausse et toujours
aucun
V8 Hemi sous le capot. Sur les forums, beaucoup rappellent
qu’ils avaient choisi l’ancienne Charger pour une
raison simple : une propulsion à gros V8 accessible, pas pour les
écrans tactiles.
Dodge mise sur le temps pour installer sa vision, à laquelle les puristes finiront peut‑être par s’habituer. Remettre un V8 sur la nouvelle Charger demanderait d’adapter la plateforme. Certains imaginent déjà un V8 très limité, façon série spéciale collector ; d’ici là, la fracture avec les fans reste ouverte.














