BMW Z4 : la fin annoncée déclenche un boom inattendu des commandes

Publié le 6 mai 2026 à 16:00
BMW Z4 M40i Pure Impulse (2024) : la bavaroise reçoit une boite manuelle (+ images)

Depuis l'arrêt de sa production, la BMW Z4 connaît un surprenant rebond de ventes, notamment en Europe. Final Edition, boîte manuelle et peur du regret rebattent les cartes.

Chez BMW, le petit roadster thermique vivait ses derniers jours dans une relative indifférence. Le constructeur automobile BMW Group a fixé sa fin de production à mars 2026, avec une série finale et une fenêtre de commande raccourcie. Pourtant, à mesure que la date approchait, les carnets se sont remplis au lieu de se vider. Les concessionnaires ont vu affluer des clients bien décidés à s'offrir ce deux-places avant qu'il ne disparaisse du catalogue...

BMW Z4 : un roadster en sursis

Ce modèle, c'est la BMW Z4 de génération G29, troisième itération du roadster de la marque. Selon nos confrères du média BMWBLOG, ses ventes mondiales ont suivi une pente douce à la baisse, passant de 15 827 unités en 2019 à 9 744 en 2025, ce qui en fait l'un des modèles les plus confidentiels de la marque et BMW ne prévoit pour l'instant aucun successeur direct. Puis, surprise : au premier trimestre 2026, les mêmes données font état de 2 555 Z4 livrées, soit une hausse de 4,9 % sur un an. Un vrai sursaut de fin de carrière, porté par l'effet rareté et par quelques choix techniques très ciblés. La hausse observée début 2026 ne transforme pas pour autant la Z4 en best-seller. Le roadster reste un produit de niche, pensé d'abord pour les passionnés qui acceptent de sacrifier la praticité au profit d'un capot long et d'un toit souple en toile. Mais ce regain de vitesse change la fin de partie : au lieu d'écouler tranquillement les derniers exemplaires, BMW se retrouve à gérer un stock devenu désirable précisément parce qu'il est limité dans le temps. Le tournant s'est joué dès 2024, quand BMW a réintroduit une boîte manuelle sur la version BMW Z4 M40i destinée aux États-Unis. Sur ce marché, les ventes du Z4 ont alors progressé de 13,1 % sur l'année, au point que la marque a décidé de prolonger la production du roadster jusqu'en 2026 pour répondre à une demande plus forte que prévu. Le combo moteur M40i et boite manuelle est perçu comme une dernière occasion de goûter à une sportive BMW à l'ancienne.

BMW Z4 : les chiffres derrière l'explosion de la demande

Ce tableau flatteur à l'échelle mondiale masque pourtant des réalités contrastées selon les régions. D'après la filiale américaine BMW of North America, seulement 478 BMW Z4 ont été écoulées aux États-Unis au premier trimestre de 2026, contre 520 un an plus tôt, soit un recul de 8,1 %. Le rebond observé dans les chiffres globaux semble donc surtout tiré par l'Europe et d'autres marchés où l'arrêt programmé du modèle, conjugué à la série finale, a créé un sentiment d'urgence plus marqué. Pour de nombreux acheteurs, commander une BMW Z4 en 2026 revient à cocher plusieurs cases à la fois : dernier roadster thermique de la marque, derniers exemplaires assemblés chez Magna Steyr à Graz, et, sur certains marchés, possibilité d'associer la version M40i à une boîte manuelle. Dans ce genre de configuration, la voiture cesse d'être seulement un plaisir de conduite pour devenir un investissement émotionnel, voire un futur collector. Les pics de commandes observés à l'approche de la fermeture des carnets rappellent ceux d'autres sportives vouées à disparaître, où la peur du regret pèse autant que la fiche technique.La trajectoire de la Z4 dit aussi quelque chose du futur des sportives BMW. La marque concentre désormais ses moyens sur la nouvelle famille électrique Neue Klasse et sur ses coupés fermés, comme les Séries 2 et 4, appelés à rester au catalogue plus longtemps, ainsi que sur un futur coupé i4 déjà évoqué en interne. Aucun nouveau roadster badgé Z n'est dans les tuyaux, et la boîte manuelle se raréfie dans toute l'industrie.

Le sursaut de demande autour de la BMW Z4 ressemble donc moins à un retournement de tendance qu'à un dernier baroud d'honneur pour un type de voiture que beaucoup d'amateurs voient déjà comme une espèce en voie d'extinction...

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À propos de l’auteur
Lucas Brenot
Lucas Brenot
J’aime l’automobile pour ce qu’elle apporte concrètement : la sensation de conduite, le plaisir d’un moteur bien réglé, le soin apporté à un intérieur. J’ai grandi avec des voitures autour de moi, et c’est resté une vraie curiosité au quotidien.
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