Audi Quattro renaît avec un V8 de 600 ch : la métamorphose est spectaculaire

Publié le 22 mars 2026 à 09:00
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Une start-up britannique veut réécrire l’histoire de l’Audi Quattro en greffant un V8 suralimenté et une boîte manuelle sous une coque d’Ur-Quattro. Jusqu’où ira ce restomod radical ?

La première Audi Quattro a bouleversé le rallye avec son cinq-cylindres turbo et sa transmission intégrale. Quarante ans plus tard, la question revient chez les passionnés : à quoi ressemblerait cette icône si son développement ne s’était jamais arrêté ? Une start-up anglaise a décidé d’apporter une réponse très concrète sur route ouverte aujourd’hui...

Une Audi Quattro restomod avec V8 suralimenté et boîte manuelle

Basée en Grande-Bretagne, Audacious Automotive fusionne le châssis, le V8 et l’électronique d’une Audi RS4 B7 de 2006 avec une coque d’Ur‑Quattro entièrement refaçonnée. Son fondateur Mac Zaglewski parle d' "un exercice de continuation, plutôt que de modification". Avec un V8 suralimenté et une vraie boîte manuelle, cette Quattro revisite clairement la légende, mais pas comme on l’imagine. La base mécanique provient intégralement de la RS4 B7 : châssis, moteur V8 4,2 litres, transmission intégrale à biais arrière et électronique. Tout est greffé sur une carrosserie de Quattro modernisée, d’abord façonnée en acier et aluminium, avant des versions en carbone envisagées. L’idée est de conserver l’esprit d’origine, avec des réactions de voiture bien actuelle. Si la première Quattro misait sur un cinq-cylindres turbo, Audacious choisit le V8 atmosphérique de 4,2 litres de la RS4, désormais associé à un compresseur. La puissance passe de 414 ch à au moins 600 ch, tandis que la nouvelle coque doit retrancher quelque 250 kg aux 1650 kg d’origine : de quoi donner un caractère explosif à cette silhouette bien connue.

Pourquoi la RS4 B7 plutôt qu’une Audi RS3 moderne

Pour Mac Zaglewski, cette RS4 B7 colle le mieux à ce qu’il cherche : une Quattro "très utilisable, très agréable et très analogique". Une base d’Audi RS3, avec son système Haldex orienté vers l’avant, serait "loin d'être aussi excitant" et imposerait une boîte automatique, à l’opposé de son objectif de bâtir une machine "analogique" où l’on sent vraiment travailler la mécanique. Il observe un public de conducteurs lassés des interfaces numériques, qui recherchent une voiture plus directe, avec une vraie consistance dans la pédale d’embrayage et le levier de vitesse. L’usage du châssis de RS4, plus rigide qu’une compacte moderne, doit donner à cette Audi Quattro V8 suralimentée un comportement précis sans dénaturer ses racines d’origine.

Cette Audi Quattro restomod vise une clientèle fortunée : commandes à partir de 350 000 £ hors taxes, hors deux voitures donneuses. L’équipe assume utiliser de vraies coques de Quattro anciennes : "Les coques que nous sélectionnons, contrairement à d'autres fabricants comme nous, nécessitent généralement une restauration à un niveau irréaliste, nous leur donnerons donc une seconde vie, que cela concerne la coque ou les pièces que nous récupérons sur la voiture donneuse." Pour Mac Zaglewski, il s’agit de sauver des autos promises à une restauration impossible plutôt que de laisser dormir des carcasses de Quattro.

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À propos de l’auteur
Lucas Brenot
Lucas Brenot
J’aime l’automobile pour ce qu’elle apporte concrètement : la sensation de conduite, le plaisir d’un moteur bien réglé, le soin apporté à un intérieur. J’ai grandi avec des voitures autour de moi, et c’est resté une vraie curiosité au quotidien.
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