F1 - Les pilotes ne devraient faire qu'un arrêt

Pirelli pense que les pilotes ne feront qu'un arrêt au Grand Prix de Russie. La dégradation est très faible sur l'asphalte lisse de Sotchi.
La dégradation des pneus est très faible sur le circuit de
Sotchi. Pirelli s'attend donc à voir une course à un seul arrêt. En
faire deux est plus efficace mais cela augmente le risque de
trafic, ce qui rend cette stratégie risquée.
« La Russie n'a rien d'une piste classique, avec peu
d'adhérence, ce qui maintient l'usure et la dégradation à des
niveaux très faibles, et permet aussi de faire de longs
relais, » explique Paul Hembery, le patron de Pirelli
Motorsport.
« C'est pour ça que nous avons vu des pilotes faire des relais
de plusieurs tours en qualifications, avec des performances des
pneus constantes. Nous nous attendons à ce qu'une stratégie à un
arrêt soit le choix privilégié par la plupart des pilotes (...), et
il est peu probable que les pneus médiums soient
utilisés. »
Les différentes stratégies possibles
Les pneus tendres (jaunes) et les super-tendres (rouges) sont
capables de tenir sur de longs relais sur ce circuit très lisse,
avec un avantage de moins d'une seconde au tour pour les
super-tendres. Les médiums (blancs) sont trop durs pour cette piste
et ils ne devraient pas servir en course. Romain Grosjean a même
estimé que les ultra-tendres (violets) auraient pu être
utilisés.
Avec un seul arrêt, Pirelli estime que la différence entre un
départ en tendres et un en super-tendres est faible. Pour un
premier relais en super-tendres, ce que les pilotes du top 10
doivent faire puisqu'ils avaient ces pneus pour leur meilleur tour
en Q2, le manufacturier recommande de basculer sur les tendres au
18ème tour, avec l'arrivée au 53ème tour. Pour un départ en
tendres, Pirelli conseille de prendre les super-tendres au 35ème
tour.
Si des pilotes préfèrent faire deux arrêts, Pirelli préconise un
départ en super-tendres, un passage sur les tendres au 12ème tour
et un dernier arrêt au 32ème tour, pour reprendre les tendres.


