IndyCar - Webber juge l'IndyCar trop dangereux

Mark Webber estime que l'IndyCar a une part de responsabilité dans l'accident tragique de Dan Wheldon, en faisant prendre trop de risques aux pilotes.
Le décès de Dan Wheldon a ému le monde du sport automobile et de
nombreux pilotes lui ont rendu hommâge. Certains présents en F1 le
connaissaient bien: Jenson Button a couru face à lui en karting
alors que Mark Webber l'a côtoyé dans les années 1990, même s'ils
ne se sont jamais affrontés en piste.
L'Australien a été très touché par cet accident et il estime que le
championnat doit agir pour limiter les dangers.
« L'IndyCar peut apprendre une leçon importante après
l'accident de dimanche, » estime Webber dans sa chronique pour
la BBC. « Ce que les organisateurs doivent faire est de
travailler pour empêcher les voitures de se soulever et de décoller
dans de telles situations. »
Une situation trop dangereuse ?
Mark Webber n'a jamais couru sur ovale mais il estime que
certaines situations sont trop dangereuses pour les pilotes.
« Être à trois de front sur une piste comme ça, ce n'est pas
vraiment de la course, » explique Webber. « C'est juste
de l'aspiration. »
« A certaines vitesses, c'est bien et personne ne se blesse.
Mais à 350km/h dans une monoplace, les voitures décollent de cinq
ou six mètres et quelqu'un peut être gravement blessé. »
« Avoir 30 monoplaces, côte à côte, avec des freins froids,
c'est trop. »
« Dans l'accident qui a tué Dan, presque la moitié du plateau
roulait ensemble et la moitié a décollé. Ce n'est pas
bien. »
Webber a confiance dans la Red Bull
Mark Webber a lui-même eu de gros accidents, au Mans en 1999,
lorsque sa Mercedes a décollé dans la ligne droite des Hunaudières,
et à Valencia l'an dernier, avec une situation similaire.
« Je sais qu'il y a des risques, » indique Webber.
« Valencia aurait pu se passer différemment pour moi, c'est
très clair. Mais je sens que c'est plus sûr que l'IndyCar. Ou que
le rallye ou la Moto GP. Ça me donne confiance pour
courir. »
« La plupart du temps, mon sort est dans mes mains. Mais il y
a trois choses qui peuvent me piéger un jour : la pluie, ce
que quelqu'un d'autre pourrait faire qui me mettrait en danger, et
une casse mécanique. C'est la course. »
Des risques contrôlés
Mark Webber a conscience des risques, mais il n'a pas de crainte
particulière avant de monter dans une Formule 1.
« Quand on est adolescent et au début de la vingtaine, on ne
pense jamais à ça, » précise Webber. « En vieillissant un
peu, vous y pensez plus parce que vous êtes plus sage. »
« Mais quand on met son casque, on ne pense pas aux choses
négatives. On court et on fait ce qu'il faut. »
« En général, on sait que ça ira, même si nous avons un
accident. On remonte dans la voiture et on repart. Mais c'est une
histoire différente pour les pilotes en Amérique en ce
moment. »
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