"Un énorme choc" : Sarah Bovy rassure après son accident aux 24h de Spa

Publié le 29 juin 2026 à 16:00
Mis à jour le 30 juin 2026 à 15:25
"Un énorme choc" : Sarah Bovy rassure après son accident aux 24h de Spa

La pilote belge Sarah Bovy a donné des nouvelles rassurantes après l'effrayant accident ayant mis fin à sa course aux 24 Heures de Spa-Francorchamps 2026. 

Cela restera comme l'une des images fortes de l'édition 2026 du double tour d'horloge spadois...

Sarah Bovy : "Je suis contente de bien m'en sortir"

Dans la nuit de samedi à dimanche, peu avant la mi-course, Sarah Bovy était victime d'une très grosse sortie de piste lors de son relais nocturne durant l'épreuve-phare du GT World Challenge Europe, gagnée par Porsche après un hiatus de six ans.
La populaire pilote belge, récemment honorée comme Grand Marshal des 24 Heures du Mans, se retrouvait en une fraction de seconde passagère de son Aston Martin Vantage GT3 qui venait frapper à très haute vitesse le mur de pneus à l'extérieur de la courbe à gauche de Blanchimont (voir les images ci-dessous).
"C'était quelques tours après un restart,  a confié l'Iron Dame à nos confrères de DH Moteurs, quelques heures après l'accident. "On s'était décalés en stratégie pour remonter. On avait refait le plein sur des pneus usés. Je me remettais dans le rythme.
Une Mercedes est remontée sur moi. Au moment où j'ai eu le drapeau bleu à Stavelot, j'avais prévu de la laisser passer au Bus Stop
[la chicane du circuit, ndlr.], ce qui est légal.
À l'entrée de Blanchimont, j'ai ressenti une poussette, suffisante pour me mettre à 1m50 de la trajectoire, dans les 'marbles', poursuit-elle. "Là, c'était comme si j'étais sur de la glace. Je n'avais plus d'adhérence et j'étais passagère de la voiture.
C'était un énorme choc. Je suis contente de bien m'en sortir. Merci à Aston Martin d'avoir construit une GT3 aussi solide. Cela aurait pu être bien pire."

Pus de peur que de mal pour "l'Iron Dame"

Si elle n'a guère usurpé son statut d'Iron Dame ("Dame de fer") au vu de la violence du choc, Sarah Bovy s'en sort tout de même avec un corps un peu endolori, comme elle l'a ensuite détaillé sur son compte Instagram.
"Contusionnée et légèrement commotionnée, mais sans os cassés ni séquelles permanentes", a-t-elle rassuré. "Je n’ai pas effectué ce crash par hasard, même avant d’aborder Blanchimont, j’ai été poussée par-derrière.
C’était un contact léger, mais suffisant pour m’envoyer sur les billes de caoutchouc, et à partir de là, j’étais simple passagère de la voiture. Je ne sais pas qui m’a poussée, puisqu’il n’a pas jugé utile de prendre de mes nouvelles, encore moins de s’excuser.
Et c’est sans doute encore plus choquant que l’impact lui-même. Tu es peut-être un pilote extraordinaire, mon ami, mais tu devrais revoir tes manières."
Une frustration d'autant plus légitime que l'ancienne gagnante en WEC et ses équipiers du team belge Comtoyou Racing - Nicolas Baert, Xavier Knauf et Grégory Servais - avaient jusqu'alors livré une prestation impeccable dans ces 24 heures de Spa, luttant constamment pour les honneurs dans la catégorie Pro-Am avant ce coup de malchance nocturne.

Contact ou pas ? Le mea culpa de Sarah Bovy

Le Lendemain de ses déclarations, Sarah Bovy a toutefois repris la plume sur réseaux sociaux pour clarifier les circonstances de l'accident. Analyses à l'appui, il s'avère que le contact que la pilote belge était persuadée d'avoir reçu à l'arrière de son Aston Martin Vantage GT3 n'a en réalité pas eu lieu.
"Je vous dois, ainsi qu'à toute mon équipe, des excuses", écrit-elle. "Après mon accident à Blanchimont vers 4h30 du matin, j'étais absolument convaincu à 100 % d'avoir été percuté par la voiture qui me suivait.
Mais après avoir analysé les vidéos et les données avec mes ingénieurs, je dois accepter que cette voiture était trop loin pour avoir pu me pousser.
J'ai clairement ressenti un choc venant de l'arrière qui a déséquilibré la voiture, mais nous n'avons trouvé aucun élément technique pouvant expliquer cette sensation.
En l'absence d'explication technique, je dois accepter que la seule cause possible qui reste est une erreur humaine. Même si les données ne montrent aucune faute critique de ma part (je n'arrive pas trop vite, je ne touche pas le vibreur intérieur et je ne suis pas sur une mauvaise trajectoire), je ne peux que présenter mes excuses à toute mon équipe pour avoir mis fin de cette manière à notre incroyable aventure. Cette conclusion me bouleverse profondément.
Je tiens également à présenter mes excuses pour avoir accusé à tort la voiture qui me suivait. Même si je n'ai jamais cité de pilote ni d'équipe, mon intention n'a jamais été de faire de fausses accusations.

Merci à toutes celles et ceux qui ont pris de mes nouvelles, m'ont soutenu et ont encouragé notre magnifique voiture belge. Je suis désolé de ne pas avoir été à la hauteur. J'espère avoir une nouvelle occasion, à l'avenir, de faire mieux", conclut-elle

[Mise à jour de l'article paru sur Sport Auto le lundi 29 juin 2026]

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À propos de l’auteur
Guillaume Alvarez
Guillaume Alvarez
Rédacteur-Editeur pour Sport Auto, l'Auto-Journal et F1i. Je partage mon temps entre l'écriture, le reportage et les circuits, la plume et le micro portés par la passion de l'automobile et de la compétition, du Karting à la Formule 1, en noir et blanc comme en couleurs.
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