F1 - Les coûts des moteurs préoccupent des équipes

Force India et Sauber ont écrit à la FIA et à Bernie Ecclestone pour exprimer leur inquiétude sur la baisse des coûts des moteurs, moins importante que prévu.
Dans le nouveau règlement pour la saison 2017, les motoristes
ont donné des garanties sur quatre points : une baisse
des coûts, une fourniture à toutes les équipes, une convergence des
performances et une amélioration du bruit.
La question du coût, capitale pour les plus petites équipes, fait
encore débat. En début d'année, les motoristes semblaient prêt à
baisser le coût des groupes propulseurs à 12 millions d'euros par an mais ils vont
rester à un tarif plus élevées. Une baisse de quatre millions est
prévue, et seulement à l'horizon 2020. Elle ne sera que d'un
million d'euros en 2017. Le coût des groupes propulseurs
dépasserait les 20 millions d'euros actuellement, ce qui laisse le
montant pour 2020 nettement au dessus des 12 millions d'euros.
Force India et Sauber, qui s'étaient déjà unies pour contester la répartition des revenus issus des
droits commerciaux devant l'Union Européenne, ont écrit un
lettre à Jean Todt et Bernie Ecclestone pour faire part de leur
inquiétude.
« Une lettre a été envoyée à la FIA et au détenteur des droits
commerciaux, pour leur exposer notre point de vue » a précisé
Bob Fernley, le team manager adjoint de Force India, à
Motorsport.com. « Je ne vais pas la nier, mais je ne vais pas
la commenter non plus. »
L'Union Européenne doit encore se prononcer
La plainte déposée devant l'Union Européenne n'a pas encore
abouti. Selon Bob Fernley, les instances européennes doivent finir
de se restructurer avant de se pencher sur le dossier.
« Les plaintes ou demandes liées au sport ont été placées dans
une entité séparée, » précise-t-il. « Vu que ça a bougé,
il faut recommencer le processus, en d'autres termes, les gens
doivent prendre le rythme, etc. Quand ils seront prêts, ils nous
conseilleront. »
Bernie Ecclestone, qui gère les droits commerciaux, comprend la position des deux équipes et il
s'est dit prêt à modifier les accords commerciaux
: « Honnêtement, Bernie a géré ça très
professionnellement, » souligne Fernley. « Il sait que
nous ne sommes pas satisfaits et il respecte notre
position. »














