F1 - Ferrari va devoir modifier ses rétroviseurs

Ferrari va devoir enlever les ailettes situés sur ses rétroviseurs à Barcelone. La FIA veut clarifier ce qui est autorisé autour du halo.
Ferrari a utilisé de nouveaux rétroviseurs à Barcelone. Ils ont
été fixés sur le halo (photos), ce qui est autorisé, mais la Scuderia
en a profité pour ajouter une ailette sur chacun des deux, avec
également une tige reliant l'ailette au rétroviseur sur
l'extrémité.
Ferrari exploitait ainsi une zone floue dans le règlement : les
équipes ont le droit de fixer des éléments aérodynamiques sur 2cm
autour du halo mais les montants des rétroviseurs sont
obligatoirement en dehors de cette limite. Seuls les éléments
destinés à améliorer la visibilité peuvent dépasser la limite des
2cm. C'est dans ce cadre que les ailettes ont été ajoutées,
avec les ailettes intégrées aux montants.
Pour Ferrari, ces ailettes étaient une partie des rétroviseurs mais
pour des équipes rivales, il s'agissait d'éléments uniquement
aérodynamiques. La FIA a donné raison aux équipes rivales de
Ferrari.
« C’est une interprétation libre du mot "montant", » a
précisé Charlie Whiting, le délégué technique de la FIA, au site
officiel de la F1. « C’est ce qui a fait que c’était légal (à
Barcelone), parce que des éléments de carrosserie sont interdits
dans la partie supérieure. L’interprétation réside dans le
fait que ce soit un montant ou pas. Nous pensons que non, donc nous
allons agir. »
Aux essais de Barcelone, les ailettes étaient encore présentes sur
les Ferrari, même si la décision a été prise durant le
week-end.
Ferrari a défendu l'élément
Ferrari a trouvé des arguments pour défendre ses ailettes, en
vain : « (Ferrari) pense que (l’ailette) contribue à la
rigidité du rétroviseurs, » précise Whiting. « C’est une
question d’interprétation. »
Dans les faits, ces éléments devraient donc être interdits :
« On peut le dire, » précise Whiting. Mais les ailettes
ne sont pas pour autant illégales pour le moment : « Si
c’était une infraction claire au règlement, nous n’aurions pas
autorisé qu’ils les utilisent (à Barcelone). Mais nous voulions
clarifier la situation. »
Whiting va publier une directive technique et si Ferrari maintient
les ailettes, l’affaire sera « probablement » placée dans
les mains des commissaires de course.
L'Anglais ne se prononce pas sur l’avantage aérodynamique apporté
par les ailettes, mais il pense qu’il existe : « Je doute
qu’elles seraient là s’il n’y avait pas un avantage aérodynamique
mesurable, mais il n’y a pas besoin que ce soit un gros (avantage
pour que l’élément soit là) de nos jours, » précise-t-il.














