Ferrari 488 Pista : volée, accidentée, elle finit totalement détruite par les flammes (+image)
En pleine nuit à Cahors, deux cambrioleurs ciblent une Ferrari 488 Pista de 400 000 € dans le garage ILM Auto et forcent sa sortie. Quelques heures plus tard, la supercar finit en carcasse sur la RD820...
Dans la nuit du 19 au 20 janvier 2026, une Ferrari 488 Pista estimée à près de 400 000 € a été dérobée dans un garage de Cahors, dans le Sud-Ouest de la France. Deux hommes gantés et masqués se sont introduits par le toit avant de fouiller longuement les bureaux. Pour sortir le bolide, ils ont fini par transformer la supercar en voiture-bélier...
Une effraction minutieuse pour voler la Ferrari 488 Pista
Les faits se déroulent chez ILM Auto,
installé avenue Anatole-de-Monzie. L'histoire, déjà spectaculaire,
ne s'arrête pas à la vitrine défoncée. Vers 3 heures du matin, la
Ferrari prend la fuite vers le sud, avant d'être retrouvée quelques
kilomètres plus loin, totalement calcinée, sur le bord de la
RD820 dans le
Tarn-et-Garonne.
Il est environ 2 h 15 quand les cambrioleurs pénètrent dans le
bâtiment par le toit-terrasse. Pendant près de 45 minutes, ils
fouillent méthodiquement bureaux et locaux, renversent dossiers et
meubles à la recherche des clés. L'alarme se déclenche, mais aucune
intervention ne suit, ce qui leur laisse le temps de poursuivre
leur opération en apparent calme. Dans le showroom, plusieurs
véhicules de valeur sont exposés, mais seuls les clés et le sort de
la Ferrari 488
Pista les intéressent. Les clés d'autres modèles sont
retrouvées sur place, intactes. "C'est clairement la Ferrari
qu'ils visaient", a expliqué Nathan Azaïs, patron
d'ILM Auto, à La Dépêche du Midi, soulignant le
caractère ciblé de ce cambriolage inédit pour son
établissement...
La Ferrari transformée en voiture-bélier puis lancée sur la RD820

Les voleurs tentent d'abord d'ouvrir une cloison
mobile pour faire sortir la supercar discrètement. Face au
blocage, ils optent pour une solution radicale : la Ferrari
488 Pista est projetée contre la grande baie vitrée, qui
explose sous l'impact. Vers 3 heures, ils prennent la fuite au
volant des 720 chevaux, en direction du sud sur la
RD820 détrempée. Conçue pour la piste, cette
Ferrari peut atteindre environ 300 km/h et réclame
une solide expérience : "On ne conduit pas une voiture comme ça
comme n'importe quoi. Il faut savoir ce que l'on fait", résume
amèrement Nathan Azaïs.
La route est sinueuse à l'approche de Caussade, et la chaussée
mouillée rend la maîtrise encore plus délicate. Quelques kilomètres
après Cahors, près de Montpezat-de-Quercy en
Tarn-et-Garonne, la cavale s'interrompt
brutalement. Les premiers éléments font état d'un choc contre une
glissière de sécurité, avant une perte de contrôle. L'impact est
violent, la voiture prend feu et se consume entièrement. À
l'arrivée des forces de l'ordre, la Ferrari n'est plus qu'une
carcasse brûlée, ses occupants ayant disparu.
L'enquête est confiée au commissariat de Cahors, qui exploite les images de vidéosurveillance du garage et des axes routiers pour retracer le parcours des fuyards. Pour ILM Auto, qui n'avait jamais connu de cambriolage en quinze ans d'activité, dont neuf sur ce site, le choc est aussi financier que symbolique et impose une remise à plat des dispositifs de sécurité...














