Peugeot reçu cinq sur cinq
La seule alerte pour la Peugeot 908 N°7 a eu lieu dans le tour
de formation. Marc Gené est passé dans l'herbe, mais il a évité le
tête à queue. Cette voiture est restée en tête jusqu'à l'arrivée,
évitant les embûches.
"La voiture était facile à conduire, les pneus Michelin ont été
constants, sans dégradation," se réjouit Gené. "Je me suis fait un
peu peur pendant le tour de formation quand je suis parti en
travers dans l’herbe et j’ai failli faire un tête à queue. Je suis
maintenant impatient d’être au Brésil pour la dernière course que
je voudrais bien gagner aussi avec Nicolas."
Minassian roulait à domicile. Silverstone lui a toujours réussi, et
sa 908 a enfin été épargnée par les soucis de fiabilité... "Ce fut
un super week-end, après une bonne qualification, nous gagnons
enfin," déclare-t-il, soulagé. "La course s’est déroulée sans
problème pour Marc et moi et nous avons pu assurer sur la fin avec
l’avance que nous avions. Cela prouve tout l’excellent travail
accompli par l’équipe depuis Spa pour fiabiliser la voiture."
La N°8 a été retardée par une crevaison. Pedro Lamy est tombé de la
deuxième à la cinquième place. En fin de course, le Portugais a
doublé coup sur coup la Lola du Charouz Racing et la meilleure des
Pescarolo. Mais à quelques tours de l'arrivée, les commissaires
l'ont obligé à repasser par les stands, afin que Peugeot remplace
l’aile arrière et le feu, en partie arrachés dans sa
crevaison...
Il ne restait pas assez de temps pour faire les réparations, et la
voiture a donc été contrainte à l'abandon. "La seule chose que je
regrette après cette course, c’est que notre seconde voiture n’ait
pas été arrêtée plus tôt," déplore Michel Barge, le directeur de
Peugeot Sport. "Stéphane et Pedro ont pris des risques pour rien du
tout après une remontée extraordinaire !"
Ce sont donc deux Pescarolo qui accompagnent Peugeot sur le podium.
Jean-Christophe Boullion et Emmanuel Collard sont à la deuxième
place, pour l'équipe de Henri Pescarolo, devan Stuart Hall et Joao
Barbosa, de l'équipe Rollcentre.
En LMP2, la victoire revient à la Barazi Epsilon de Juan Barazi,
Michael Vergers et Karim Ojeh, devant une autre Zytek, celle de
l'équipe LNT, qui faisait ses débuts dans la catégorie ce
week-end.
Oreca poursuit sa série en GT1. Stephane Ortelli et Soheil Ayari
ont imposé leur Saleen pour la quatrième fois de rang, devant
l'Aston Martin du Team Modena.
En GT2, le classement a peu évolué entre le départ et l'arrivée.
Robert Bell et l'ancien pilote de F1 Gianmaria Bruni remportent la
course avec leur Ferrari de Virgo Motorsport, devant la Porsche
N°76 de Imsa Performance et la Spyker N°85.














