Safety Car Ferrari ne décolère pas
A Valencia, la safety car a fait son entrée en piste après
l'accident de Mark Webber. Robert Kubica, Jenson Button et Rubens
Barrichello arrivaient dans le dernier virage et ils ont donc pu
changer de pneus immédiatement.
Sebastian Vettel, Lewis Hamilton, Fernando Alonso et Felipe Massa,
les quatre premiers à ce moment de la course, étaient déjà passés
devant les stands.
Au moment précis où la voiture de sécurité est arrivée sur le
circuit, Vettel était devant elle et Hamilton s'est retrouvé à ses
côtés. Il a décidé de la doubler, alors que les pilotes Ferrari
sont restés derrière. Ils ont perdu beaucoup de temps et ils se
sont retrouvés très loin après leurs changements de pneus.
Hamilton a été pénalisé pour ce dépassement interdit, mais il a
quand même pu conserver sa deuxième position. Ferrari accepte très
mal cette situation.
"J'étais troisième, un mètre derrière Hamilton, et au final il est
deuxième et moi neuvième, alors que nous avions la même stratégie"
a déploré Fernando Alonso après la course. "La pénalité qu'il a
reçu n'a pas eu la moindre influence sur sa position à
l'arrivée."
Une opinion partagée par Luca di Montezemolo. Le Président de
Ferrari estime que le déroulement des évènements est nuisible pour
la Formule 1.
"Le résultat n'est pas représentatif" explique di Montezemolo.
"Ferrari, qui était très compétitive au Grand Prix d'Europe, a payé
le pris d'un trop grand respect des règlements. Ceux qui n'ont pas
suivi les règles ont reçu une pénalité moins sévère que le
désavantage subi par ceux qui les ont respectées."
"C'est un fait très sérieux et inacceptable, qui créé un précédent
dangereux, en mettant à mal la crédibilité de la Formule 1. Nous
sommes certains que la FIA va totalement analyser ce qui s'est
produit et prendre les décisions nécessaires. Ferrari suivra cela
avec intérêt."
La presse italienne, qui soutient toujours Ferrari, est également
en colère. La Gazzetta dello sport parle de "scandale" et La
Repubblica d'un «chaos». En Espagne, où les médias sont très
partisans, Marca accuse même la FIA d'avoir "donné un traitement de
faveur à Hamilton".














