Safety Car Ferrari ne décolère pas

Publié le 29 juin 2010 à 07:40
Mis à jour le 20 novembre 2020 à 20:00

A Valencia, la safety car a fait son entrée en piste après l'accident de Mark Webber. Robert Kubica, Jenson Button et Rubens Barrichello arrivaient dans le dernier virage et ils ont donc pu changer de pneus immédiatement.
Sebastian Vettel, Lewis Hamilton, Fernando Alonso et Felipe Massa, les quatre premiers à ce moment de la course, étaient déjà passés devant les stands.
Au moment précis où la voiture de sécurité est arrivée sur le circuit, Vettel était devant elle et Hamilton s'est retrouvé à ses côtés. Il a décidé de la doubler, alors que les pilotes Ferrari sont restés derrière. Ils ont perdu beaucoup de temps et ils se sont retrouvés très loin après leurs changements de pneus.
Hamilton a été pénalisé pour ce dépassement interdit, mais il a quand même pu conserver sa deuxième position. Ferrari accepte très mal cette situation.
"J'étais troisième, un mètre derrière Hamilton, et au final il est deuxième et moi neuvième, alors que nous avions la même stratégie" a déploré Fernando Alonso après la course. "La pénalité qu'il a reçu n'a pas eu la moindre influence sur sa position à l'arrivée."
Une opinion partagée par Luca di Montezemolo. Le Président de Ferrari estime que le déroulement des évènements est nuisible pour la Formule 1.
"Le résultat n'est pas représentatif" explique di Montezemolo. "Ferrari, qui était très compétitive au Grand Prix d'Europe, a payé le pris d'un trop grand respect des règlements. Ceux qui n'ont pas suivi les règles ont reçu une pénalité moins sévère que le désavantage subi par ceux qui les ont respectées."
"C'est un fait très sérieux et inacceptable, qui créé un précédent dangereux, en mettant à mal la crédibilité de la Formule 1. Nous sommes certains que la FIA va totalement analyser ce qui s'est produit et prendre les décisions nécessaires. Ferrari suivra cela avec intérêt."
La presse italienne, qui soutient toujours Ferrari, est également en colère. La Gazzetta dello sport parle de "scandale" et La Repubblica d'un «chaos». En Espagne, où les médias sont très partisans, Marca accuse même la FIA d'avoir "donné un traitement de faveur à Hamilton".

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