Renault veut avant tout faire un moteur fiable
La nouvelle réglementation pour ls moteurs (un seul moteur apr
pilote pour tout le week-end) a poussé Renault à changer l'angle de
son V10, pour en faire un moteur plus fiable. Un choix assez
étonant puisque c'est l'angle ouvert (108° ?) qui avait motivé
Renault pour son retour à la F1.
« La fiabilité sera la priorité absolue pour la saison prochaine, »
explique Léon Tailleu, chef du projet RS24,sur le site internet de
l'équipe. « Notre nouvelle base technique sera moins risquée que la
précédente et a été choisie pour cette raison. Nous avons commencé
à y travailler au moins de mars 2003 : le cahier des charges prend
en compte non seulement les 700 kilomètres de fiabilité
indispensable, mais également l'encombrement, le poids, et la
puissance. »
« Celle-ci sera d'ailleurs développée assez rapidement. De plus,
nous avons beaucoup travaillé pour que ce moteur, bien que plus
haut que le précédent, puisse être alimenté par une prise d'air
identique à celle de la voiture 2003. L'un de nos objectifs était
en effet de ne pas perturber l'efficacité aérodynamique de la
nouvelle monoplace. »
« Il y a trois semaines, nous avons pu tester la nouvelle culasse
sur un banc d'essais électrique. Cette technique consiste à
vérifier tous les aspects dynamiques du moteur sans combustion. La
semaine suivante, le premier test dynamique a été effectué avec la
nouvelle culasse, mais sur un carter non-définitif. La semaine
dernière, enfin, la premier RS24 a poussé ses premiers rugissements
sur un banc thermique. »
« Durant la première semaine de novembre, nous effectueront le
choix de conduit d'admission à utiliser. Six semaines plus tard,
nous accoupleront la boîte de vitesses au RS24 pour un premier
essais conjoint au banc. A cette même date, nous pensons que le
nouveau moteur sera fiabilisé. »
« La décision de l'angle a été prise bien avant que le public en
ait été informé », conclut Mark Smith, qui s'occupe des chassis à
Enstone. « Nous avons donc pu travailler de manière étroite avec
nos homologues français dès le début du projet et nous ne
souffrirons pas en termes d'intégration ou de rigidité d'ensemble.
Nous avons disposé de suffisamment de temps pour parvenir à des
qualités au moins aussi bonnes que celles du châssis 2003 sur ces
points. »
D'aprés RenaultF1,














