Renault affronte le nouveau Silverstone
Les équipes vont découvrir un nouveau tracé à Silverstone ce
week-end. Le circuit est à présent 745 mètres plus long et le temps
au tour sera d’environ 90 secondes, 10 secondes de plus que l’an
passé. Ces derniers mois, les ingénieurs des équipes ont fait des
centaines de simulations afin de préparer l’équipe pour ce nouveau
défi.
La simulation est devenu un outil essentiel, y compris pour la
préparation de week-ends de Grand Prix sur des circuits déjà bien
connus. C’est grâce à des logiciels informatiques complexes que les
ingénieurs peuvent évaluer en amont des options de mise au point
afin de maximiser le temps imparti lors des essais libres.
"Nous avons obtenu la carte du nouveau tracé de Silverstone il y a
trois mois" explique Nick Chester, Responsable des Systèmes de
Performance chez Renault. "La première étape a été de numériser la
carte et de concevoir la trajectoire idéale. Bien sûr, nous n’avons
pu faire qu’une estimation pour la nouvelle section. Nous avons
ensuite évalué différentes options de mise au point sur la voiture
virtuelle, nous avons changé les paramètres comme par exemple le
niveau des ailerons, la raideur des suspensions et les rapports de
boîte de vitesse afin d’établir une base pour le début du
weekend."
Quel est l’impact des cinq nouveaux virages sur la mise au point ?
"En termes d’appuis, il est difficile de faire une comparaison avec
l’année dernière car la voiture a beaucoup évolué, mais nous
pensons que l’impact ne sera pas radical" explique l’Ingénieur Chef
de Renault, Alan Permane. "Nos simulations montrent que la vitesse
moyenne sera un peu plus élevée, à 230 km/h au lieu des 227 km/h en
2009. Le pourcentage de pleine charge a augmenté, il est passé de
69% à 70%."
L’objectif du nouveau tracé à Silverstone est d’encourager les
dépassements et d’améliorer le spectacle. Le travail de simulation
peut-il indiquer si cet objectif a été atteint ? "Sur le papier, il
semble qu’il y aura deux opportunités de dépassement" confirme
Permane. "Le virage 16 est la première, car la traînée en
provenance du virage lent numéro 14 est faible, mais cela dépendra
de la distance entre les voitures, si elles seront proches au
virage 11 car le virage 12 sera pris à fond. On pourra prendre le
virage 11 à fond lorsque la voiture sera légère mais il présentera
un défi lorsque la monoplace sera chargée en essence."
Le travail de simulation de Renault a également révélé un impact
plus élevé sur les freins par rapport à 2009. Même si le temps de
freinage en lui-même a été réduit de 0.3%, l’énergie infligée sur
les systèmes de freins sera plus important de 2.3 kW sur la
nouvelle section avec de grandes zones de freinages dans les
virages 13 et 16.
Au final, même si les simulations sont ultra précises, certains
éléments ne peuvent pas être reproduits à 100%. Ainsi, on ne peut
connaitre précisément le niveau de grip, les bosses et les
caractéristiques des vibreurs avant que la voiture n’ait fait des
tours de piste. Les simulations se basent donc sur les valeurs
moyennes. Egalement, il est impossible de générer une mise au point
parfaite uniquement grâce aux logiciels informatiques : ils ne
pourront jamais remplacer le pilote de F1 lui-même ! Au final, si
le travail de simulation aide à nous mettre sur la bonne voie, le
vrai travail débutera sur la piste vendredi.
D'après un communiqué de presse Renault F1 Team.














