Saison F1 2026 : de gros changements en vue avant le GP de Miami ?
Profitant de la pause forcée du mois d'avril, la F1, la FIA et les écuries se penchent sur les "maladies de jeunesse" du règlement 2026. Doit-on s'attendre à des gros changements en vue de la reprise à Miami ?
Après seulement trois Grands Prix disputés en 2026, la Formule 1 se retrouve déjà confrontée à un défi majeur : devoir "corriger" les maladies de jeunesse d'un nouveau règlement qui divise du côté des pilotes comme des fans. A quoi peut-on s'attendre avant la reprise des hostilités, décalée à l'épreuve de Miami, début mai ?
Réunions de la FIA : les dates-clés à retenir en avril
Dans le paddock, le diagnostic fait largement consensus :
certaines dispositions des règles 2026 posent problème. Les
inquiétudes portent notamment sur la qualité du spectacle offert en
qualifications - où la course à la performance pure n'est plus
nécessaire pour signer la pole position - ou sur la sécurité en
course, notamment après l'impressionnant crash de Bearman à
Suzuka.
Mais, contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’objectif
immédiat n’est pas de rendre les courses plus spectaculaires, mais
de pallier à la "pénurie énergétique" dont souffrent les nouvelles
monoplaces au comportement global jugé contre-intuitif tant
pour les pilotes que pour les ingénieurs.
Plutôt que de céder à la précipitation, la FIA et les écuries ont
donc opté pour une approche structurée. La réunion de ce 9 avril
marquait seulement la première étape d’un processus en plusieurs
phases. La prochaine discussion est prévue le 15
avril autour des implications sur le règlement sportif.
Puis le 16 avril pour approfondir les pistes sur
le plan technique. Enfin, le 20 avril avec la
participation des patrons d'équipe face aux instances
dirigeantes.
Des pistes de changement seront-elles trouvées ?
L’objectif de la FIA et de la F1 est clair : parvenir à un
ensemble cohérent de modifications avant le Grand Prix de Miami,
prévu début mai. Toutefois, la prudence est de mise pour éviter
d’introduire des changements qui pourraient s’avérer inefficaces,
voire contre-productifs. Aucune décision immédiate n’est donc
attendue.
Parmi les solutions envisagées, plusieurs ajustements techniques
font débat comme l'augmentation de la récupération
d’énergie, potentiellement jusqu’à 350 kW. Ou encore la
réduction des limites de recharge, ou encore la
révision des modes aéros pour réduire la traînée des machines.
Autre piste : adapter les procédures de départ pour garantir une
charge de batterie optimale.
Reste à savoir comment les parties concernées vont d'entendre sur
la façon d'agir. Car, comme dans tout environnement compétitif, les
intérêts des écuries peuvent constituer un frein au consensus
général, même sous couvert du bons sens au service de la
discipline. On peut toutefois compter sur la nouvelle gouvernance
des Accords Concorde de 2026 pourrait faciliter les choses. Car
pour qu’une modification soit adoptée, une super
majorité est requise, soit 7 équipes sur
11 pour les changements liés aux voitures, ou 4
motoristes sur 5 pour les unités de puissance.
Rendez-vous le 20 avril pour en savoir plus d'éventuelles pistes de solution dégagées, ou non, par les écuries et la FIA en vue de la reprise de la saison 2026 outre-Atlantique.















