Règlements F1 2026 : voici tout ce qui va changer dès le GP de Miami !

Publié le 20 avril 2026 à 19:00
Mis à jour le 21 avril 2026 à 15:08
Règlements F1 2026 : voici tout ce qui va changer dès le GP de Miami !

Ca bouge en F1 : voici les changements et ajustements aux règlements 2026 décidés entre la FIA, la FOM, les écuries et motoristes en vue de la reprise de la saison au Grand Prix de Miami, début mai.

Il va y avoir du changement sur le front réglementaire en Formule 1. Comme Sport Auto vous en parlait dans ses colonnes, les instances dirigeantes de la discipline ont trouvé un terrain d'entente pour faire adopter une série d'ajustements en vue de la reprise de la saison 2026 à l'ombre du Hard Rock Stadium de Miami.

GP de Miami F1 2026 : le règlement va bouger

Dans un communiqué émis lundi 20 avril au soir, au sortir de l'ultime réunion des parties concernées, la FIA explique que "les propositions finales présentées lors de la réunion d’aujourd’hui sont le résultat d’une série de consultations menées au cours des dernières semaines entre la FIA, les représentants techniques et grâce à une contribution importante des pilotes de F1."
Elle poursuit en disant que "les discussions autour d’éventuels ajustements se sont appuyées sur les données recueillies lors des trois premières épreuves de la saison 2026. Le règlement a été élaboré et approuvé en étroite collaboration entre la FIA, les équipes, les constructeurs (OEM), les fabricants de groupes motopropulseurs et la FOM.
Les modifications du règlement ont été examinées dans le cadre de cette collaboration. Les propositions convenues seront mises en œuvre à partir de Miami, à l’exception des modifications concernant les départs de course, qui seront testées à Miami puis adoptées après retour d’expérience et analyse.

En qualifications : favoriser la performance

Le premier point abordé concerne la séance qualificative, pointée du doigt par les observateurs mais surtout les pilotes pour son caractère désormais trop "conservateur" du fait de la nouvelle gestion d'énergie du bloc-moteur empêchant toute performance pure sur un tour. La FIA explique que "des ajustements des paramètres de gestion de l’énergie, incluant une réduction de la recharge maximale autorisée de 8 MJ à 7 MJ", ont été décidés pour "limiter une récupération d’énergie excessive et à encourager un pilotage plus constant à pleine charge. Cette modification réduit la durée maximale du 'superclip' à environ 2 à 4 secondes par tour."
Cela se traduit pas une "puissance maximale du 'superclip' portée à 350 kW (contre 250 kW auparavant), réduisant davantage le temps consacré à la recharge et la charge de travail du pilote liée à la gestion de l’énergie. Cette mesure s’appliquera également en conditions de course. Le nombre d’épreuves où des limites d’énergie alternatives plus faibles peuvent être appliquées est porté de 8 à 12 courses, permettant une meilleure adaptation aux caractéristiques des circuits."

Course, départ, pneus pluie : quoi de neuf ?

En ce qui concerne le déroulement d'un Grand Prix, la puissance maximale disponible via le mode boost en conditions de course est désormais "plafonnée à +150 kW afin de limiter les écarts soudains de performance". Le déploiement du MGU-K est "maintenu à 350 kW dans les zones clés d’accélération (de la sortie de virage jusqu’au point de freinage, y compris les zones de dépassement), mais sera limité à 250 kW dans les autres parties du tour". Ces mesures, envisagées suite au gros accident dont fut victime Ollie Bearman en voulant doubler l'Alpine de Franco Colapinto avant le virage de Spoon lors du Grand Prix du Japon à Suzuka, visent à "réduire les vitesses de rapprochement excessives tout en préservant les possibilités de dépassement et les caractéristiques globales de performance".
Autre point de friction : le départ. La FIA annonce qu'un "nouveau système de détection de 'départ à faible puissance' a été développé, capable d’identifier les voitures présentant une accélération anormalement faible peu après le relâchement de l’embrayage". Si c'est le cas, cela se traduira par un "un déploiement automatique du MGU-K afin de garantir un niveau minimal d’accélération et de réduire les risques liés au départ, sans conférer d’avantage sportif".
Egalement, un "système d’avertissement visuel associé est également introduit, activant des feux clignotants (à l’arrière et sur les côtés) sur les voitures concernées afin d’alerter les pilotes suivants. Une réinitialisation du compteur d’énergie au début du tour de formation a également été mise en place pour corriger une incohérence précédemment identifiée dans le système."
Les instances ont aussi souhaité aborder la performance des pneumatiques Pirelli en conditions humides. Ainsi, "la température des couvertures chauffantes pour les pneus intermédiaires a été augmentée suite aux retours des pilotes, afin d’améliorer l’adhérence initiale et les performances en conditions humides. Le déploiement maximal de l’ERS sera réduit, limitant le couple et améliorant le contrôle de la voiture dans des conditions de faible adhérence".

Enfin, "les systèmes de feux arrière ont été simplifiés, avec des signaux visuels plus clairs et plus cohérents afin d’améliorer la visibilité et le temps de réaction des pilotes suiveurs dans de mauvaises conditions". Précisons que, comme d'habitude, ces propositions seront soumises à un vote électronique du Conseil Mondial du Sport Automobile de la FIA en vue d’une mise en œuvre avant le Grand Prix de Miami du 3 mai, à l’exception des propositions concernant les départs qui seront testées et analysées durant ce week-end.

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À propos de l’auteur
Guillaume Alvarez
Guillaume Alvarez
Rédacteur-Editeur pour Sport Auto, l'Auto-Journal et F1i. Je partage mon temps entre l'écriture, le reportage et les circuits, la plume et le micro portés par la passion de l'automobile et de la compétition, du Karting à la Formule 1, en noir et blanc comme en couleurs.
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