Formule 1 : « Les voitures hybrides ne devraient pas courir » : l’énorme coup de gueule de Fernando Alonso

Publié le 9 juin 2026 à 12:00
Formula 1 2024: Emilia Romagna GP

À Monaco, Fernando Alonso a fustigé les F1 2026, qu’il juge parmi les pires voitures de sa carrière en raison de leur technologie hybride.

Fernando Alonso est sorti de sa monoplace vert foncé les yeux noirs, vendredi au Grand Prix de Monaco. Le double champion du monde n’a pas mâché ses mots sur les F1 2026 : "Cette génération de voitures est probablement la pire que j'ai jamais conduite à Monaco", a-t-il déploré. Et pour lui, le problème va plus loin que le simple manque de performance...

Formule 1 : le coup de gueule de Fernando Alonso

En fond de classement avec son Aston Martin AMR26 après les essais libres, l’Espagnol a franchi un cap : "Les voitures hybrides ne devraient pas courir. C'est aussi simple que ça", a-t-il lâché. Derrière cette phrase brutale, il vise l’architecture même des monoplaces actuelles, construites autour d’un système hybride très poussé, qui change la façon de piloter. Depuis les premiers roulages de la saison, Fernando Alonso répète qu’il ne reconnaît plus la Formule 1. Avec les nouvelles monoplaces 2026, il doit souvent lever le pied dans les virages rapides pour gérer l’énergie, au lieu de rester à fond. À Monaco, le circuit censé être épargné par ces contraintes, il a trouvé la situation encore plus absurde. Ce qui l’exaspère le plus, c’est le comportement de la voiture au freinage. Il explique que la manière dont la batterie se recharge rend le frein moteur imprévisible et résume : "Si la batterie est complètement pleine, alors vous ne rechargez pas parce que la batterie est pleine. Donc vous n'avez pas de frein moteur. C'est comme pousser." Derrière ces mots, il décrit un essieu arrière qui récupère énormément d’énergie, des rétrogradages à gérer finement avec le moteur et une quantité de paramètres qui rendent son Aston Martin très difficile à apprivoiser, selon ses dires.

Formule 1 : sous-virage et rétrogradages fous

La frustration d’Alonso ne vient pas seulement du règlement. L’AMR26 a ses propres démons : le pilote se plaint de rétrogradages aléatoires et a fini dans le mur à l’approche de la chicane en essais libres 1. Malgré des changements de réglages, il parle d’un sous-virage chronique et d’une voiture qui refuse de tourner comme il le voudrait. Sur la feuille des temps, le tableau est tout aussi sévère : la Cadillac de Valtteri Bottas a tourné plus vite et la prochaine équipe reste nettement devant sur le tour. Alonso décrit une monoplace imprévisible, "bien trop inconstante", qui lui enlève toute confiance au moment d’attaquer les rails. Les nouvelles unités de puissance de F1 2026 partagent la puissance entre moteur thermique et électrique, avec une batterie mise à contribution à chaque freinage. Cette architecture doit verdir la discipline, mais beaucoup de pilotes estiment qu’elle donne des voitures en manque d’énergie, souvent contraintes d’économiser et moins spectaculaires en piste.

Dans le paddock, la sortie d’Alonso n’est pas isolée. Lewis Hamilton juge lui aussi ces voitures parmi les moins agréables de sa carrière, et James Vowles, patron de Williams, parle déjà avec la FIA pour trouver des solutions à ces problèmes, qu’il s’agisse de la part d’électrique ou de la récupération d’énergie.

Source : Motorsport

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À propos de l’auteur
Lucas Brenot
Lucas Brenot
J’aime l’automobile pour ce qu’elle apporte concrètement : la sensation de conduite, le plaisir d’un moteur bien réglé, le soin apporté à un intérieur. J’ai grandi avec des voitures autour de moi, et c’est resté une vraie curiosité au quotidien.
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