Hiérarchie, évolutions, calendrier : quelles attentes pour la rentrée F1 2026 à Zandvoort ?
Quelle hiérarchie attendre entre les top teams au retour de la trêve estivale ? Quel visage pour la fin du calendrier 2026 ? Voici de quoi égayer votre rentrée F1 à la veille du Grand Prix des Pays-Bas.
C'est l'heure de la rentrée en Formule 1, l'occasion pour Sport Auto de se poser les bonnes questions à la veille du Grand Prix des Pays-Bas dont c'est l'ultime édition à Zandvoort.
Quelle hiérarchie entre les top teams ?
Si la trêve estivale est synonyme, comme son
nom l'indique, de pause bien méritée pour la totalité du
personnel de la F1, avec deux semaines
obligatoires de fermeture des usines, le retour en
piste à Zandvoort sera toutefois l'occasion pour les
écuries d'apporter de nouvelles évolutions sur leurs monoplaces. Au
point de bouleverser la hiérarchie ?
Avec ses six victoires et un matelas de 50
points, le leader du championnat Kimi
Antonelli a de la marge mais pas encore au point de
s'assoupir sur ses acquis. Car la concurrence gronde, à commencer
par Ferrari. Avec, d'un côté, un Lewis
Hamilton enfin en harmonie avec son équipe et, de l'autre,
un Charles Leclerc que le chat noir semble avoir
épargné lors des dernières courses avant la trêve, la
Scuderia se pose en menace la plus concrète à la
suprématie d'Antonelli et de Mercedes-AMG. A moins que
McLaren ?
Certes, la victoire de Lando Norris en
Hongrie est intervenue sur un circuit magyar souvent
plus favorable qu'ailleurs au poleman, mais encore
fallait-il transformer l'essai pour le Britannique, là où son
équipier Oscar Piastri était trahi par sa
mécanique. Malchanceux aussi fut George Russell.
Après son accrochage éliminateur à Spa, c'est un système
anti-calage bloqué qui ruinait ses chances d'un bon
résultat sur le Hungaroring. Avec
seulement six unités en deux rendez-vous, le
Britannique commence à marquer le coup au classement général.
A l'image du tourniquet hongrois, le tracé de
Zandvoort a cette particularité d'être tout
aussi étroit et piégeux. Rappelons que l'édition 2025 du Grand Prix des
Pays-Bas avait d'ailleurs coûté cher aux pilotes Ferrari,
Leclerc s'accrochant avec Antonelli pendant
qu'Hamilton sortait de la piste. Piastri s'était imposé alors que
Norris avait dû renoncer sur fuite d'huile.
Aston Martin en progrès : poudre aux yeux ou lendemains chantants ?
A quand le bout du tunnel pour Aston Martin en
2026 ? Une première lueur d'espoir a été aperçue lors du
Grand Prix de Hongrie où une AMR26 2.0 a d'emblée fait fort
impression. Pas au point de déplacer des montagnes mais le
gain de compétitivité hérité de l'ensemble des évolutions a
permis à Fernando Alonso de s'extirper des sables mouvants
de la Q1 qualificative dans lequel il était empêtré depuis
le début de saison.
En course, deuxième surprise : les deux monoplaces de Silverstone
rallient l'arrivée aux 13ème (Stroll) et 14ème positions
(Alonso). Un tir groupé certes en deuxième partie de
peloton mais qui a comme un air de petite victoire
après des mois de vaches maigres en coulisses comme en piste. Reste
à poursuivre sur cette première lancé encourageante.
Le retour aux affaires à Zandvoort marque d'ailleurs la
deuxième étape du plan de troupes d'Adrian Newey,
cette fois-ci avec le concours de Honda. Le
motoriste nippon a en effet choisi le Grand Prix des
Pays-Bas pour tester en piste le fruit
de mois de travail acharné sur le moteur thermique
(ICE) de son groupe-propulseur, aussi à la traîne sur la
concurrence.
Calendrier F1 2026 : quel visage pour la fin de saison ?
Terminons ce passage en revue des sujets chauds du moment par la
dernière grosse question sur la table : où se quand se terminera la saison
2026 ? Comme Sport
Auto vous en parlait ici, l'instabilité
géopolitique dans la région du Moyen-Orient suite à la
poursuite du conflit entre la coalition USA-Israël et l'Iran a déjà
perturbé pas mal de plans, et pas seulement en
F1.
Le monde de l'Endurance fut le premier à débrayer
en annulant tout bonnement ses manches prévues au Qatar et
à Bahreïn pour re-localiser sa fin de championnat
sur le continent européen. L'Asian Le Mans
Series, dont le calendrier hivernal était prévu dans
la même région, a également annoncé une refonte complète de
son programme sous une nouvelle
appellation - Winter Le Mans
Series - avec des manches disputées sur le Circuit
Paul Ricard, en France, à Jerez, en Espagne, et à Portimao, au
Portugal.
Le Karting est également impacté puisque la
CIK-FIA a dû renoncer à emmener les
usines et pilotes des classes OK et OK-Junior pour
un Championnat du monde prévu depuis des mois sur
le Kartodromo de Sakhir, à Bahreïn, avec
un déménagement dans le sud de
l'Italie, à La Conca. Au vu de ces récents soubresauts,
que va décider la F1 ?
A l'heure d'écrire ces lignes, c'est encore un peu la bouteille à encre, sachant que les instances dirigeantes, par la voix de Stefano Domenicali, ont précisé vouloir attendre la mi-septembre avant de prendre les décisions qui s'imposent en vue de la fin de saison. Mais le président du F1 Group a toutefois laissé entendre que les Grands Prix du Qatar et d'Abou Dhabi pourraient être remplacés par des épreuves en Europe. Dans l'intervalle, Bahreïn est parvenu à se raccrocher au calendrier à Sepang, en Malaisie, qui signera son retour en F1 pour la première fois depuis 2017.





























