Hiérarchie, évolutions, calendrier : quelles attentes pour la rentrée F1 2026 à Zandvoort ?

Publié le 20 août 2026 à 09:30
Hiérarchie, évolutions, calendrier : quelles attentes pour la rentrée F1 2026 à Zandvoort ?

Quelle hiérarchie attendre entre les top teams au retour de la trêve estivale ? Quel visage pour la fin du calendrier 2026 ? Voici de quoi égayer votre rentrée F1 à la veille du Grand Prix des Pays-Bas.

C'est l'heure de la rentrée en Formule 1, l'occasion pour Sport Auto de se poser les bonnes questions à la veille du Grand Prix des Pays-Bas dont c'est l'ultime édition à Zandvoort.

Quelle hiérarchie entre les top teams ?

Si la trêve estivale est synonyme, comme son nom l'indique, de pause bien méritée pour la totalité du personnel de la F1, avec deux semaines obligatoires de fermeture des usines, le retour en piste à Zandvoort sera toutefois l'occasion pour les écuries d'apporter de nouvelles évolutions sur leurs monoplaces. Au point de bouleverser la hiérarchie ?
Avec ses six victoires et un matelas de 50 points, le leader du championnat Kimi Antonelli a de la marge mais pas encore au point de s'assoupir sur ses acquis. Car la concurrence gronde, à commencer par Ferrari. Avec, d'un côté, un Lewis Hamilton enfin en harmonie avec son équipe et, de l'autre, un Charles Leclerc que le chat noir semble avoir épargné lors des dernières courses avant la trêve, la Scuderia se pose en menace la plus concrète à la suprématie d'Antonelli et de Mercedes-AMG. A moins que McLaren ?
Certes, la victoire de Lando Norris en Hongrie est intervenue sur un circuit magyar souvent plus favorable qu'ailleurs au poleman, mais encore fallait-il transformer l'essai pour le Britannique, là où son équipier Oscar Piastri était trahi par sa mécanique. Malchanceux aussi fut George Russell. Après son accrochage éliminateur à Spa, c'est un système anti-calage bloqué qui ruinait ses chances d'un bon résultat sur le Hungaroring. Avec seulement six unités en deux rendez-vous, le Britannique commence à marquer le coup au classement général.
A l'image du tourniquet hongrois, le tracé de Zandvoort a cette particularité d'être tout aussi étroit et piégeux. Rappelons que l'édition 2025 du Grand Prix des Pays-Bas avait d'ailleurs coûté cher aux pilotes Ferrari, Leclerc s'accrochant avec Antonelli pendant qu'Hamilton sortait de la piste. Piastri s'était imposé alors que Norris avait dû renoncer sur fuite d'huile.

Aston Martin en progrès : poudre aux yeux ou lendemains chantants ?

A quand le bout du tunnel pour Aston Martin en 2026 ? Une première lueur d'espoir a été aperçue lors du Grand Prix de Hongrieune AMR26 2.0 a d'emblée fait fort impression. Pas au point de déplacer des montagnes mais le gain de compétitivité hérité de l'ensemble des évolutions a permis à Fernando Alonso de s'extirper des sables mouvants de la Q1 qualificative dans lequel il était empêtré depuis le début de saison.
En course, deuxième surprise : les deux monoplaces de Silverstone rallient l'arrivée aux 13ème (Stroll) et 14ème positions (Alonso). Un tir groupé certes en deuxième partie de peloton mais qui a comme un air de petite victoire après des mois de vaches maigres en coulisses comme en piste. Reste à poursuivre sur cette première lancé encourageante.
Le retour aux affaires à Zandvoort marque d'ailleurs la deuxième étape du plan de troupes d'Adrian Newey, cette fois-ci avec le concours de Honda. Le motoriste nippon a en effet choisi le Grand Prix des Pays-Bas pour tester en piste le fruit de mois de travail acharné sur le moteur thermique (ICE) de son groupe-propulseur, aussi à la traîne sur la concurrence.

Calendrier F1 2026 : quel visage pour la fin de saison ?

Terminons ce passage en revue des sujets chauds du moment par la dernière grosse question sur la table : où se quand se terminera la saison 2026 ? Comme Sport Auto vous en parlait ici, l'instabilité géopolitique dans la région du Moyen-Orient suite à la poursuite du conflit entre la coalition USA-Israël et l'Iran a déjà perturbé pas mal de plans, et pas seulement en F1.
Le monde de l'Endurance fut le premier à débrayer en annulant tout bonnement ses manches prévues au Qatar et à Bahreïn pour re-localiser sa fin de championnat sur le continent européen. L'Asian Le Mans Series, dont le calendrier hivernal était prévu dans la même région, a également annoncé une refonte complète de son programme sous une nouvelle appellation - Winter Le Mans Series - avec des manches disputées sur le Circuit Paul Ricard, en France, à Jerez, en Espagne, et à Portimao, au Portugal.
Le Karting est également impacté puisque la CIK-FIA a dû renoncer à emmener les usines et pilotes des classes OK et OK-Junior pour un Championnat du monde prévu depuis des mois sur le Kartodromo de Sakhir, à Bahreïn, avec un déménagement dans le sud de l'Italie, à La Conca. Au vu de ces récents soubresauts, que va décider la F1 ?

A l'heure d'écrire ces lignes, c'est encore un peu la bouteille à encre, sachant que les instances dirigeantes, par la voix de Stefano Domenicali, ont précisé vouloir attendre la mi-septembre avant de prendre les décisions qui s'imposent en vue de la fin de saison. Mais le président du F1 Group a toutefois laissé entendre que les Grands Prix du Qatar et d'Abou Dhabi pourraient être remplacés par des épreuves en Europe. Dans l'intervalle, Bahreïn est parvenu à se raccrocher au calendrier à Sepang, en Malaisie, qui signera son retour en F1 pour la première fois depuis 2017.

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À propos de l’auteur
Guillaume Alvarez
Guillaume Alvarez
Rédacteur-Editeur pour Sport Auto, l'Auto-Journal et F1i. Je partage mon temps entre l'écriture, le reportage et les circuits, la plume et le micro portés par la passion de l'automobile et de la compétition, du Karting à la Formule 1, en noir et blanc comme en couleurs.
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