F1 - Charles Leclerc : que s'est-il passé avec ses freins à Monaco ?

Publié le 9 juin 2026 à 17:00
F1 - Charles Leclerc : que s'est-il passé avec ses freins à Monaco ?

Charles Leclerc avait logiquement le moral dans les bottillons de course au terme d'un Grand Prix de Monaco F1 2026 clôturé dans le rail suite à un souci de frein. Mais que s'est-il réellement passé dans le cockpit de la Ferrari SF-26 ?

Planté dans le rail de sécurité du virage Antony Noghès du circuit de Monaco à 12 tours de l'arrivée de son Grand Prix national, Charles Leclerc en avait gros sur le coeur, notamment vis-à-vis de son système de freinage. Au point que le manufacturier Brembo, le partenaire de la Scuderia Ferrari, a dû réagir à ses déclarations d'après-course.

Un Grand Prix de Monaco à oublier

Pour Leclerc, ce Grand Prix de Monaco, sixième étape de la saison 2026, est à marquer d'une pierre noire. Malgré une qualification en deuxième ligne de la grille de départ, mais devancé par Max Verstappen et Kimi Antonelli, le régional de l'étape n'a jamais semblé en mesure de menacer le futur vainqueur sur un terrain où les Ferrari étaient pourtant données comme favorites.
Pire, alors qu'il naviguait en troisième position derrière Antonelli et son équipier Lewis Hamilton au moment de la relance de la course au 66ème des 78 tours, le Monégasque sortait subitement de la piste et plantait sa SF-26 contre le rail du dernier virage avant la ligne droite de départ. L'accident, qui intervenait au même endroit que Lance Stroll au 60ème passage, provoquait une nouvelle interruption, au drapeau rouge cette fois-ci, pour inspecter la piste dont une zone fraîchement re-surfacée présentait des marques inhabituelles de dégradation.
Avec ce podium envolé, Leclerc laissait exploser toute sa frustration, d'abord par radio, en pointant du doigt des disques de frein au fonctionnement "impossible". Des plaintes, déjà entendues précédemment au Canada et lors de l'entame du week-end à Monaco, qu'il réitérait au micro de F1 TV après le Grand Prix.

Charles Leclerc : "C'est tout simplement inacceptable"

"Je ne sais pas dans quelle mesure je peux entrer dans les détails, mais c’est tout simplement inacceptable", déclarait-il. "Les problèmes que j’ai rencontrés avec mes freins… ce n’est pas tant que c’est difficile, c’est juste qu’à ce moment précis, c’est tout simplement impossible" [...] "Je ne peux rien faire. La seule chose que je peux faire, c'est ne pas freiner dans le dernier virage, mais en F1, ne pas freiner dans le dernier virage, ça finit de toute façon dans le mur. J'ai freiné le moins possible, et ce n'est même pas vraiment freiner, c'est juste poser le pied sur le frein."
"Sur les quatre freins, j'en avais trois qui ne fonctionnaient pas, ce qui n'est jamais une bonne chose dans une F1",
ajoutait-il. "Le frein avant gauche fonctionnait bien, l'avant droit fonctionnait à moitié, et les deux freins arrière ne fonctionnaient pas du tout. D'après les données, il n'y a aucune décélération. C'est comme si les étriers n'étaient même pas sur la voiture" [...].
"Dès que je suis passé sous la voiture de sécurité, trois de mes quatre freins ont cessé de fonctionner. Je n'ai jamais réussi à les réactiver, plus rien ne marchait", pestait-il. "J'ai essayé de faire plein de choses dans la voiture pour tenter de la dépanner. La seule solution que j'avais, c'était de ne pas freiner dans le dernier virage, mais je me serais alors retrouvé en sortie de piste dans le virage n°1. Je n’aurais jamais pu boucler un tour, il n’y avait tout simplement aucune solution, donc nous allons devoir examiner cela. Je ne sais pas si c’était un problème d’usure, c’est souvent le cas ici. Je ne sais pas ce que c’était, mais il y avait clairement un problème."

Brembo répond au pilote Ferrari

Bien qu'il ne soit pas entré dans le détail quant à la nature plus profonde d'un éventuel problème avec le système de freinage de sa machine, les déclarations de Leclerc ne sont toutefois pas tombées dans l'oreille d'un sourd. De manière inattendue, Brembo, le fournisseur historique de la Scuderia Ferrari, a émis un communiqué pour tempérer la situation.
"Le groupe Brembo est très surpris par les déclarations faites par Charles Leclerc après le Grand Prix de Monaco de F1", peut-on y lire."Le partenariat entre Brembo et la Scuderia Ferrari dure depuis plus de 50 ans et s’étend également à d’autres marques du groupe, notamment les embrayages AP Racing et les amortisseurs Öhlins, ce qui confirme la solidité et l’étendue de cette collaboration de longue date.
À l’heure actuelle, la société ignore les causes des problèmes rencontrés par Charles Leclerc et estime donc qu’il est prématuré de tirer des conclusions techniques définitives avant que les données disponibles n’aient été analysées. Dans des cas comme celui-ci, il est nécessaire d’examiner les données télémétriques avec les ingénieurs de l’équipe afin de déterminer avec précision l’origine de l’incident.
Brembo est une référence en F1 et est présent sur toutes les voitures du plateau grâce à ses technologies de freinage. Au fil des ans, les écuries de F1 ont continué à choisir les solutions Brembo, reconnaissant leur fiabilité, leur innovation et leurs performances de classe mondiale. Le groupe continuera d’investir dans l’innovation, la fiabilité et la performance, tout en poursuivant sa collaboration avec la Scuderia Ferrari et toutes les autres écuries de F1."

La Formule 1 a déjà rendez-vous pour la septième étape de son calendrier 2026 ce week-end avec le Grand Prix de Barcelone dont c'est la dernière apparition au calendrier avant l'alternance avec Spa-Francorchamps.

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À propos de l’auteur
Guillaume Alvarez
Guillaume Alvarez
Rédacteur-Editeur pour Sport Auto, l'Auto-Journal et F1i. Je partage mon temps entre l'écriture, le reportage et les circuits, la plume et le micro portés par la passion de l'automobile et de la compétition, du Karting à la Formule 1, en noir et blanc comme en couleurs.
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