F1 - Charles Leclerc : que s'est-il passé avec ses freins à Monaco ?
Charles Leclerc avait logiquement le moral dans les bottillons de course au terme d'un Grand Prix de Monaco F1 2026 clôturé dans le rail suite à un souci de frein. Mais que s'est-il réellement passé dans le cockpit de la Ferrari SF-26 ?
Planté dans le rail de sécurité du virage Antony Noghès du circuit de Monaco à 12 tours de l'arrivée de son Grand Prix national, Charles Leclerc en avait gros sur le coeur, notamment vis-à-vis de son système de freinage. Au point que le manufacturier Brembo, le partenaire de la Scuderia Ferrari, a dû réagir à ses déclarations d'après-course.
Un Grand Prix de Monaco à oublier
Pour Leclerc, ce Grand Prix de Monaco, sixième
étape de la saison 2026, est à marquer d'une pierre
noire. Malgré une qualification en deuxième ligne
de la grille de départ, mais devancé par Max Verstappen et
Kimi Antonelli, le régional de l'étape n'a jamais semblé en mesure
de menacer le futur vainqueur sur un terrain
où les Ferrari étaient pourtant données comme favorites.
Pire, alors qu'il naviguait en troisième position derrière
Antonelli et son équipier Lewis Hamilton au moment
de la relance de la course au 66ème des 78
tours, le Monégasque sortait subitement de la piste et
plantait sa SF-26 contre le rail du dernier virage
avant la ligne droite de départ. L'accident, qui intervenait au
même endroit que Lance Stroll au 60ème passage,
provoquait une nouvelle interruption, au drapeau
rouge cette fois-ci, pour inspecter la piste dont une zone
fraîchement re-surfacée présentait des marques
inhabituelles de dégradation.
Avec ce podium envolé, Leclerc laissait exploser toute sa
frustration, d'abord par radio, en pointant du doigt des
disques de frein au fonctionnement "impossible". Des
plaintes, déjà entendues précédemment au Canada et lors de l'entame
du week-end à Monaco, qu'il réitérait au micro de F1
TV après le Grand Prix.
Charles Leclerc : "C'est tout simplement inacceptable"
"Je ne sais pas dans quelle mesure je peux entrer dans les
détails, mais c’est tout simplement inacceptable",
déclarait-il. "Les problèmes que j’ai rencontrés avec mes
freins… ce n’est pas tant que c’est difficile, c’est juste qu’à ce
moment précis, c’est tout simplement impossible" [...] "Je
ne peux rien faire. La seule chose que je peux faire,
c'est ne pas freiner dans le dernier virage, mais en F1, ne pas
freiner dans le dernier virage, ça finit de toute façon dans le
mur. J'ai freiné le moins possible, et ce n'est même pas vraiment
freiner, c'est juste poser le pied sur le frein."
"Sur les quatre freins, j'en avais trois qui ne fonctionnaient pas,
ce qui n'est jamais une bonne chose dans une F1", ajoutait-il.
"Le frein avant gauche fonctionnait bien, l'avant droit
fonctionnait à moitié, et les deux freins arrière ne fonctionnaient
pas du tout. D'après les données, il n'y a aucune décélération.
C'est comme si les étriers n'étaient même pas sur la voiture"
[...].
"Dès que je suis passé sous la voiture de sécurité, trois de
mes quatre freins ont cessé de fonctionner. Je n'ai jamais réussi à
les réactiver, plus rien ne marchait", pestait-il. "J'ai
essayé de faire plein de choses dans la voiture pour tenter de la
dépanner. La seule solution que j'avais, c'était de ne pas freiner
dans le dernier virage, mais je me serais alors retrouvé en sortie
de piste dans le virage n°1. Je n’aurais jamais pu boucler un tour,
il n’y avait tout simplement aucune solution, donc nous allons
devoir examiner cela. Je ne sais pas si c’était un problème
d’usure, c’est souvent le cas ici. Je ne sais pas ce que c’était,
mais il y avait clairement un problème."
Brembo répond au pilote Ferrari
Bien qu'il ne soit pas entré dans le détail quant à la nature
plus profonde d'un éventuel problème avec le système de
freinage de sa machine, les déclarations de Leclerc ne
sont toutefois pas tombées dans l'oreille d'un sourd. De manière
inattendue, Brembo, le fournisseur
historique de la Scuderia Ferrari, a émis un
communiqué pour tempérer la situation.
"Le groupe Brembo est très surpris par les déclarations faites
par Charles Leclerc après le Grand Prix de Monaco de F1",
peut-on y lire."Le partenariat entre Brembo et la Scuderia
Ferrari dure depuis plus de 50 ans et s’étend également à d’autres
marques du groupe, notamment les embrayages AP Racing et les
amortisseurs Öhlins, ce qui confirme la solidité et l’étendue de
cette collaboration de longue date.
À l’heure actuelle, la société ignore les causes des problèmes
rencontrés par Charles Leclerc et estime donc qu’il est prématuré
de tirer des conclusions techniques définitives avant que les
données disponibles n’aient été analysées. Dans des cas comme
celui-ci, il est nécessaire d’examiner les données télémétriques
avec les ingénieurs de l’équipe afin de déterminer avec précision
l’origine de l’incident.
Brembo est une référence en F1 et est présent sur toutes les
voitures du plateau grâce à ses technologies de freinage. Au fil
des ans, les écuries de F1 ont continué à choisir les solutions
Brembo, reconnaissant leur fiabilité, leur innovation et leurs
performances de classe mondiale. Le groupe continuera d’investir
dans l’innovation, la fiabilité et la performance, tout en
poursuivant sa collaboration avec la Scuderia Ferrari et toutes les
autres écuries de F1."
La Formule 1 a déjà rendez-vous pour la septième étape de son calendrier 2026 ce week-end avec le Grand Prix de Barcelone dont c'est la dernière apparition au calendrier avant l'alternance avec Spa-Francorchamps.















