Nouvelle Apollo EVO : pas de turbo, pas d’hybridation, mais 800 ch sous le capot

Publié le 1 novembre 2026 à 08:00
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En pleine ère des hypercars hybrides, l’Apollo EVO au V12 atmosphérique surgit comme une arme de piste. Dix exemplaires seulement promettent une expérience aussi rare que brutale.

Nouvelle venue dans le club fermé des hypercars de piste, la Apollo EVO affiche la couleur : pas de turbo, pas d’hybridation, mais un V12 atmosphérique de 800 ch niché derrière le cockpit. Signée Apollo Automobil, petite marque allemande, cette machine se présente comme une réponse radicale à la vague d’hypercars hybrides et électriques qui déferle sur le marché.

Un V12 brut face aux hypercars hybrides

Derrière ce nom, on trouve un coupé extrême taillé pour le chrono : 6,3 litres, 0 à 100 km/h annoncé en 2,7 secondes et vitesse de pointe annoncée à 335 km/h. L’EVO n’est pas prévue pour la route ouverte, mais pour des journées circuit privées, où quelques clients pourront exploiter sans filtre sa mécanique brutale. Au centre du projet, il y a ce V12 développé à partir d’un bloc Ferrari F12, entièrement retravaillé par les ingénieurs de HWA AG, connus pour leurs programmes de course. La mécanique grimpe à près de 8 500 tr/min et délivre autour de 765 Nm de couple, sans le moindre moteur électrique en renfort : uniquement de l’essence, des pistons et un énorme appétit de tours. La puissance passe aux seules roues arrière via une boîte séquentielle à six rapports fournie par Hewland, commandée par des palettes au volant. Pas de double embrayage sophistiqué ni de mode automatique, l’EVO mise sur des sensations de voiture de course. Les pneus Michelin Pilot Sport Cup 2 peuvent laisser place à des slicks et un kit de freins acier spécifiquement pensé pour la piste.

Châssis carbone et aérodynamique spectaculaire

Sous la carrosserie ajourée se cache une monocoque en fibre de carbone d’environ 165 kg, annoncée 10 % plus légère et 15 % plus rigide que celle de l’Apollo Intensa Emozione. L’ensemble permet de contenir le poids autour de 1 300 kg. La carrosserie dite squelettisée, composée de plus de 75 éléments en carbone, travaille avec un aileron arrière hydraulique pour générer jusqu’à 1 350 kg d’appui. À haute vitesse, cette combinaison produit plus d’appui que le poids de l’auto, de quoi encaisser des vitesses de passage en courbe dignes d’un prototype d’endurance. Le premier exemplaire, baptisé Caribbean Dragon, pousse loin le registre du détail : échappement titane imprimé en 3D en 123 heures capable de supporter 1 000 °C et peinture bicolore demandant plus de 1 000 heures de travail à elle seule.
L’Apollo EVO ne sera produite qu’à dix exemplaires, chacun facturé environ 3,3 millions de dollars, soit près de 3 millions d’euros. Tous sont réservés à un usage circuit strict, sans homologation route possible. Dans ce genre de programme, la voiture s’accompagne d’un package de services : stockage dédié, équipe d’ingénieurs lors des track-days et logistique pour déplacer l’auto de circuit en circuit.

Alors que les concurrentes les plus en vue combinent moteurs thermiques, batteries et turbos, comme les Mercedes-AMG One ou Aston Martin Valkyrie, l’EVO se concentre sur une expérience 100 % thermique, bruyante et exigeante. Dans le contexte des normes environnementales et de l’électrification généralisée, cette hypercar V12 atmosphérique fait figure de rareté, destinée à marquer une parenthèse très limitée dans le temps.

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À propos de l’auteur
Lucas Brenot
Lucas Brenot
J’aime l’automobile pour ce qu’elle apporte concrètement : la sensation de conduite, le plaisir d’un moteur bien réglé, le soin apporté à un intérieur. J’ai grandi avec des voitures autour de moi, et c’est resté une vraie curiosité au quotidien.
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