17,5 millions d'euros pour une McLaren F1 ? Jay Leno n'a même pas hésité

Publié le 1 juillet 2026 à 18:30
17,5 millions d'euros pour une McLaren F1 ? Jay Leno n'a même pas hésité

Convoitée par les collectionneurs du monde entier, la McLaren F1 de Jay Leno a fait l'objet d'une offre exceptionnelle. Une proposition qu'il a déclinée sans hésiter.

On se demande toujours qui dirait non à 20 millions de dollars, environ 17,5 millions d'euros, pour une voiture. Jay Leno, lui, l'a fait. Pour sa McLaren F1, l'animateur américain a reçu une offre à huit chiffres et a simplement répondu qu'elle n'était pas à vendre. Pour une raison qui parle à tous ceux qui aiment vraiment l'odeur de l'essence plus que celle de l'argent.

Au milieu des années 1990, Jay Leno avait payé sa F1 environ 800 000 dollars, soit près de 700 000 €. Déjà dément, mais presque raisonnable comparé à sa cote actuelle. Entre‑temps, il s'est constitué une collection de plus de 200 voitures, de la Mercedes‑Benz 300SL de 1957 à la rarissime Duesenberg Walker Coupe de 1934. Et pourtant, cette F1 reste sa pièce la plus précieuse.

McLaren F1 de Jay Leno : 17,5 millions d'euros offerts, pas question de vendre

La McLaren F1 est déjà une légende : monocoque en carbone, moteur V12 6,1 litres BMW, boîte manuelle et siège de conduite au centre, entre deux passagers. À peine plus de cent exemplaires ont vu le jour. Forcément, chaque auto qui apparaît déclenche une chasse acharnée chez les collectionneurs, et celle de Jay Leno, entretenue et roulante, vaut une fortune.

Dans une vidéo, il explique qu'un acheteur lui a proposé 20 millions de dollars pour cette F1 et qu'il a décliné. "Je l'ai achetée parce que c'était une formidable pièce d'ingénierie, pas comme un investissement", dit‑il. Pour lui, garder une voiture juste en espérant la revendre plus cher revient à couvrir un tableau d'un drap et attendre : ça ne l'intéresse pas.

Un collectionneur qui roule vraiment en McLaren F1

Sa passion ne vient pas des plateaux télé mais de l'atelier : jeune, Jay Leno travaille sur des Rolls‑Royce, tombe amoureux de l'ingénierie et ne s'en remettra jamais. Une fois célèbre, il s'offre des voitures de rêve, mais il refuse d'en faire des trophées figés. Chaque modèle doit démarrer, rouler, sentir l'huile chaude.

Sa McLaren F1 n'a donc pas été enfermée : il allait avec au supermarché, au pressing, profitait de ses deux grands coffres latéraux pour charger les courses. Il la décrit comme "probablement la meilleure voiture du XXe siècle". Aujourd'hui encore, il l'emmène presque chaque week‑end sur l'Angeles Crest Highway, tout en redoutant le SUV distrait qui lui coûterait trois ans d'attente pour une porte en carbone.

Pourquoi le choix de Jay Leno parle aux passionnés d'auto

Vu de l'extérieur, refuser une telle somme semble fou. Mais pour lui, le vrai gain est ailleurs : dans le bruit du moteur juste derrière l'épaule, les routes de montagne avalées, les souvenirs partagés avec les amis assis à ses côtés.

Au fond, beaucoup de passionnés fonctionnent comme ça, même sans supercar à huit chiffres : on garde une ancienne citadine sport, un cabriolet de famille, parce qu'elle raconte une histoire plus qu'elle ne remplit un compte en banque. Et vous, vous auriez signé le chèque ou pas ?

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