Une Koenigsegg Regera à plusieurs millions d’euros se fait martyriser : âmes sensibles s’abstenir
À l’usine d’Ängelholm, Koenigsegg n'a pas ménagé sa Regera lors de ses essais : chocs, bordures et tests de résistance se succèdent sur une voiture valant aujourd'hui plusieurs millions d'euros.
Voir une Koenigsegg Regera subir des coups de masse, des passages brutaux sur des bordures et des crash-tests a quelque chose de douloureux, surtout quand on sait qu'elle peut valoir plus de 4,5 millions de dollars, soit environ 3,9 millions d'euros. Pourtant, cette vidéo virale montre un réel crash-test subi par une Koenigsegg Regera, pensé pour garantir sa sécurité.
Derrière ces images tournées à l'usine d'Ängelholm, en Suède, Koenigsegg Automotive veut prouver que sa Regera, hypercar hybride de près de 1 500 ch, reste aussi sûre qu'une berline. Publiée fin 2017 pour célébrer le million d'abonnés Instagram de la marque, la séquence ressurgit aujourd'hui et fait toujours grimacer les fans.
Une Koenigsegg Regera martyrisée pour la science
Dans la vidéo, la Koenigsegg Regera apparaît nue, sans peinture, simple mule d'essai prête au sacrifice. Les techniciens claquent portes papillon et capot à répétition, sans aucune douceur. Puis ils frappent les pare-chocs et le soubassement pour vérifier leur résistance. Enfin, l'hypercar traverse des pistes défoncées et franchit des bordures à vive allure.
Ce n'est que la mise en bouche. La Regera enchaîne ensuite les crash-tests réglementaires : choc frontal, impact latéral, collision arrière, puis écrasement de toit. La monocoque en fibre de carbone se déforme pour absorber l'énergie, mais l'habitacle reste intact et les portes peuvent encore s'ouvrir, condition clé pour l'homologation routière.

Pourquoi "casser" une hypercar à plus de 2 millions d'euros
Sur le papier, détruire plusieurs prototypes d'une voiture vendue autour de 2 millions d'euros pièce semble délirant. Dans la réalité, tout modèle destiné à rouler sur route doit prouver sa conformité aux normes de sécurité, même lorsque sa production est limitée à 80 exemplaires. Sans ces essais, la voiture ne pourrait tout simplement pas satisfaire aux exigences nécessaires à son homologation.
Koenigsegg concentre donc un maximum d'essais sur une même mule en carbone, qui encaisse tout : crashs d'homologation, franchissement de bosses, rampes de parking trop raides, trottoirs mal négociés. L'architecture Koenigsegg Direct Drive, sans boîte de vitesses classique, impose une répartition des masses très particulière, que ces passages répétés sur routes défoncées viennent valider.
Ce que ces tests brutaux changent pour les conducteurs
Derrière chaque choc se cache un scénario du quotidien. Les coups de masse vérifient que la fibre de carbone ne se fissure pas au moindre accrochage de parking. Les trottoirs pris un peu vite simulent une erreur de manœuvre ou un nid-de-poule profond. Les gros crashs garantissent que, malgré 1 500 ch et un 0‑100 km/h en 2,8 secondes, la cellule protège vraiment les passagers.
En ligne, beaucoup disent avoir mal au cœur en voyant cette Regera se faire démolir, tout en reconnaissant une forme d'admiration pour sa résistance, certains la comparant même à un vieux téléphone indestructible. D'autres réclament qu'un YouTubeur spécialisé dans les destructions extrêmes s'y attaque. Ce mélange de malaise et de fascination rappelle qu'avant d'être un objet de rêve, une hypercar reste d'abord un véhicule pensé pour encaisser l'imprévu.














