Chevrolet Camaro Z28 LT : 52 ans et seulement 62 620 km, le temps semble l’avoir épargnée
Avec son V8 Z28, sa finition Type LT et seulement 62 620 km au compteur, cette Camaro de 1974 a tout de la capsule temporelle. Son propriétaire en demande 20 650 €.
Une Chevrolet Camaro Type LT de 1974 qui refait surface à l’occasion d’une succession, presque intacte, ça coche toutes les cases du fantasme de collectionneur. Cet exemplaire provient d’une famille américaine et se retrouve aujourd’hui en vente en ligne à Owings Mills, dans le Maryland, avec seulement 38 911 miles (62 620 km) au compteur, un pack Z28, une présentation d’origine et un prix affiché de 24 000 $, soit un peu plus de 20 000 €.
Le coupé a passé l’essentiel de sa vie à l’abri, loin d’un usage quotidien, ce qui pourrait expliquer un état décrit comme quasi neuf pour une auto de plus de cinquante ans. Jamais vraiment restaurée, simplement passée récemment chez un garagiste pour une remise en route, cette Camaro attire déjà beaucoup de clics sur son annonce, avec en toile de fond une question simple : on paie ici une bonne base mécanique ou une véritable capsule temporelle de collection ?
Une Camaro LT de 1974 presque intacte
Le vendeur explique avoir récupéré la voiture dans une succession, avec un dossier de factures qui remonte au moins aux vidanges de 1982. Les photos montrent une carrosserie complète, sans gros manque d’éléments ni corrosion évidente, ce qui reste rare sur un exemplaire de deuxième génération resté d’origine. L’atelier qui a réalisé la remise en état aurait été surpris par la propreté générale, confirmant l’impression d’une auto peu manipulée.
À bord, l’habitacle conserve ses moquettes épaisses, ses inserts façon bois et sa planche de bord en état impressionnant, presque comme à la livraison. Le vendeur insiste sur les pièces et composants d’origine, avec des numéros concordants entre châssis, moteur et transmission, ce que les amateurs appellent une voiture "matching numbers". L’acheteur potentiel peut se déplacer pour vérifier les papiers, inspecter la caisse en détail et effectuer un essai, en gardant en tête que chaque kilomètre ajouté grignote un peu du charme du faible kilométrage.
Type LT et pack Z28, un mélange de confort et de performances
Au milieu des années 1970, Chevrolet propose la finition LT, pour "Luxury Touring" : une Camaro plus cossue que la simple Sport Coupe. De série, on trouve un compte-tours, des jauges de température et de charge, une horloge électrique, des essuie-glaces escamotés, des témoins d’usure de freins, des moquettes épaisses, une isolation renforcée, une sono améliorée, un volant sport et des petits plus pratiques comme une poche de porte ou un éclairage de boîte à gants.
La gamme de 1974 démarre avec un six cylindres Turbo-Thrift 250, tandis que le V8 Turbo-Fire 350 d’entrée de gamme à carburateur double corps développe 145 chevaux. Le même 350 existe en versions à carburateur quadruple corps de 160 et 185 chevaux, et le sommet de l’offre reste le 350 à quatre corps du pack Z28 avec environ 245 chevaux. Cette LT cumule donc le confort haut de gamme avec la mécanique et le châssis d’une vraie Z28, un duo peu documenté en production mais recherché, d’autant que 1974 ne voit sortir qu’environ 151 000 Camaro, dont moins de 50 000 en LT.
Potentiel de collection et prix : comment situer cette LT de 1974
Selon un grand guide de cotation américain, une Camaro LT 1974 en état "correct" tourne autour de 16 000 $ (environ 14 000 €), avec une hausse sensible pour les exemplaires très sains. Les 24 000 $ (environ 20 000 €) demandés ici placent donc ce coupé nettement au-dessus de la moyenne, mais l’écart se justifie par la combinaison d’une finition LT, d’un pack Z28, d’un état non restauré et d’un kilométrage particulièrement bas, profil rare sur ce millésime longtemps boudé pour ses gros pare-chocs et sa silhouette allongée.
Pour qui envisagerait de traverser l’Atlantique ou d’organiser un achat à distance, quelques vérifications restent indispensables. Inspecter minutieusement les planchers, les longerons et les bas de caisse, vérifier la cohérence entre l’usure des pédales, du volant et du siège conducteur et le kilométrage annoncé, contrôler les numéros de série et les codes de moteur, puis passer au crible les anciennes factures d’entretien. Face à la montée progressive de l’intérêt pour les Camaro 1974 à 1977, un tel exemplaire, très préservé, coche en tout cas beaucoup de cases recherchées par les collectionneurs avertis.














