Il achète une Ferrari 458 Speciale A neuve et la revend une fortune : comment il a multiplié sa mise par 5
Commandée neuve en 2015, cette Ferrari 458 Speciale A n'est pas restée immobilisée. Après seulement 3 540 km, elle vient d'être revendue plus de cinq fois son prix d'origine.
Un homme a commandé une Ferrari 458 Speciale A neuve en 2015, l’a utilisée comme une "vraie" voiture pendant quelques milliers de kilomètres, puis l’a laissée repartir… cinq fois plus chère. Cette série limitée, cabriolet extrême de la 458, vient de changer de mains pour 2,12 millions de dollars, soit près de 1,86 million d’euros.
À l’origine, le chèque signé chez Ferrari tournait autour de 381 709 dollars, environ 335 000 euros. Onze ans plus tard, après 2 200 miles parcourus (3 540 km), l’auto est partie aux enchères pour 1,86 million d'euros hors frais. Un scénario qui ressemble à un conte de fées financier, mais qui repose sur des mécanismes très concrets du marché des supercars.
Ferrari 458 Speciale A : de 335 000 à 1,86 million d'euros en 11 ans
La voiture en question est une 458 Speciale A de 2015, restée entre les mains d’un seul propriétaire. Elle n’a pas dormi toute sa vie sous une housse : 3 540 km, c’est l’équivalent d’un joli road trip par an, tout en restant dans la zone "faible kilométrage" qui fait briller les yeux des collectionneurs.
Entre le prix d’achat et les 1,86 million d'euros obtenus à la revente, la valeur a été multipliée par environ 5,5, soit une hausse de 455 %. Rapporté à la durée de détention, cela donne une progression proche de 17 % par an. Même en intégrant l'entretien, l'assurance, le stockage et les frais de vente, la plus-value nette reste massive pour une voiture qui a roulé.
Pourquoi cette 458 Speciale A s’arrache à 1,86 million d'euros
La 458 Speciale A coche plusieurs cases très recherchées. Produite à seulement 499 exemplaires, c’est le dernier cabriolet à moteur central équipé d’un V8 atmosphérique chez Ferrari : un 4,5 litres de 605 ch qui prend 9 000 tr/min, associé à une boîte double embrayage à 7 rapports, un contrôle de motricité F1-Trac et un système Side Slip Angle Control orienté piste.
À cette base déjà rare s’ajoute une configuration qui parle aux collectionneurs : carrosserie Bianco Avus avec bandes Blu Nart, intérieur Blu Sterling, abondance de carbone, échappement en titane, freins carbone-céramique Brembo, jantes de 20 pouces spécifiques. Le combo série limitée, couleur "catalogue de rêve", unique propriétaire et faible kilométrage place cet exemplaire dans le haut du marché, où les ventes récentes de 458 Speciale A s’étalent d’environ 360 000 à 2,7 millions d'euros, pour une médiane autour de 1,7 million d'euros.
Entre plaisir et placement, ce que révèle cette vente record
Cette histoire illustre une tendance lourde : certaines voitures de collection modernes, surtout quand elles incarnent la "dernière" génération d’un moteur emblématique, adoptent des trajectoires de prix autrefois réservées aux Ferrari des années 60. La 458 Speciale A est souvent citée comme un sommet de la lignée V8, ce qui alimente son statut d’icône investissable.
Elle montre aussi qu’un propriétaire peut profiter de son auto sans ruiner sa valeur : 3 540 km parcourus, puis une plus-value à sept chiffres. Reproduire un tel scénario suppose toutefois une mise de départ élevée, beaucoup de patience et le choix d’un modèle réunissant série limitée numérotée, mécanique appelée à disparaître et configuration désirable. De quoi alimenter longtemps les fantasmes des passionnés qui scrutent déjà la "prochaine" 458 Speciale A.














