Ducati : la marque italienne à vendre pour combler les dettes de Volkswagen ?
Alors que le groupe Volkswagen cherche à faire des économies, l’idée de vendre Ducati fait surface. Est-ce que cela peut régler les problèmes ?
Le grand ménage engagé au sein du groupe Volkswagen pourrait-il coûter sa place à Ducati ? Alors que le géant allemand prépare une restructuration particulièrement importante, plusieurs de ses activités et participations sont actuellement passées au crible. La célèbre marque italienne de motos pourrait ainsi être mise en vente. Une opération potentiellement conséquente puisque Ducati serait valorisée autour de 1,25 milliard d’euros.
Volkswagen veut se recentrer sur ses activités stratégiques
Volkswagen cherche actuellement à réduire
considérablement ses coûts et à simplifier son organisation. Le
groupe prévoit notamment de supprimer 50.000 emplois. Mais
aussi de diminuer de moitié le nombre de modèles proposés dans son
immense catalogue.
La restructuration ne devrait toutefois pas s’arrêter aux voitures
et aux effectifs. Volkswagen examine également ses
différentes activités afin de déterminer lesquelles restent
réellement indispensables à sa stratégie.
Le constructeur a récemment indiqué qu’environ un tiers de ses
activités considérées comme « non stratégiques » pourraient être
cédées ou réorganisées. L’objectif est donc de concentrer
les ressources du groupe sur les entreprises apportant une
contribution financière et stratégique suffisamment
importante à son cœur de métier.
C’est dans ce contexte que l’avenir de Ducati pourrait être remis
en question. Une décision plutôt étonnante après plusieurs
années de domination de la marque en MotoGP. Mais
n’oublions pas que « cash is King ».
Ducati pourrait quitter le groupe Volkswagen
La possibilité d’une vente de Ducati n’est pour
l’instant qu’une hypothèse. Gernot Döllner, le patron d’Audi, a
néanmoins confirmé que le constructeur de motos italien ferait
partie des activités examinées dans le cadre de cette
vaste réorganisation.
Le dirigeant a ainsi reconnu que le cas Ducati devrait être abordé
pendant le processus d’évaluation. Il a cependant insisté
sur un point essentiel. Aucune décision définitive n’a encore été
prise.
Ducati appartient à l’univers Volkswagen depuis le 19 juillet 2012.
Fondée en 1926, la firme italienne était alors
devenue la onzième marque à intégrer le portefeuille du groupe
allemand.
Une éventuelle séparation constituerait donc un changement majeur
après plus d’une décennie passée sous le contrôle du géant
automobile. Ducati reste un actif particulièrement
précieux.
Sa valeur serait aujourd’hui estimée à environ 1,25 milliard
d’euros. Soit approximativement 1,45 milliard de dollars.
Un somme non négligeable pour le groupe allemand.
Audi réfléchit également à produire aux États-Unis
Les derniers résultats de la marque montrent
néanmoins un ralentissement. L’an passé, Ducati a livré 50.895
motos dans le monde. Ce qui représente une baisse de 7%. La
Multistrada s’est imposée comme sa gamme la plus populaire avec
13.873 exemplaires écoulés. Elle devance la Panigale, créditée de
10.606 unités, et la famille Scrambler avec 5.814 motos.
Sur le plan financier, Ducati a ainsi enregistré un
bénéfice d’exploitation de 52 millions d’euros sur la même
période. Ce résultat marque une chute de 42,8%. Le
constructeur italien a notamment attribué cette dégradation à des
taux de change défavorables. Ainsi qu’aux droits de douane
instaurés par l’administration Trump.
La réorganisation du groupe s’accompagne aussi d’une réflexion
industrielle chez Audi. Gernot
Döllner a confirmé que la marque aux Anneaux envisageait
toujours de fabriquer certains de ses véhicules directement aux
États-Unis. Deux sites seraient susceptibles d’accueillir
cette production. La nouvelle usine Scout de Blythewood, en
Caroline du Sud, ou le site Volkswagen de Chattanooga, dans le
Tennessee.
Audi estime notamment devoir réfléchir à une production locale pour au moins certains de ses SUV. La marque ne fabrique actuellement aucun véhicule aux États-Unis. Une situation qui la rend plus vulnérable aux droits de douane. Aucune décision n’a toutefois encore été arrêtée. Comme pour Ducati aussi, le dossier reste donc totalement ouvert.
















