Porsche 356 SL : voici la version que tous les collectionneurs vont s'arracher
Inspirée de la Porsche 356 SL victorieuse au Mans en 1951, cette réinterprétation signée Thornley Kelham ne sera produite qu'à 50 exemplaires.
Aux 24 Heures du Mans de 1951, une Porsche 356 SL en aluminium décroche une victoire de catégorie et lance l'histoire de la marque en endurance. Soixante‑dix ans plus tard, cette héroïne discrète inspire la Porsche 356 European SL, une réinterprétation signée Thornley Kelham qui fait déjà tourner la tête des collectionneurs.
Porsche 356 European SL : une série ultra limitée
Cette European SL n'est pas une SL d'époque retrouvée au fond d'un hangar, mais une Porsche 356A entièrement reconstruite : carrosserie en aluminium, mécanique modernisée, châssis repensé. Produite à seulement 50 exemplaires, elle coche toutes les cases de la future star d'enchères. Le programme de Thornley Kelham se limite à 50 voitures, assemblées à la demande sur des bases de 356. Chaque commande passe par un processus d'allocation géré avec le courtier LaSource, qui cible des clients déjà rompus aux concours d'élégance ; la première European SL doit d'ailleurs être présentée au public lors de l'événement Megaphonics. Aucun tarif officiel n'a été publié, mais l'European RS du même atelier tournait autour de 600 000 £, hors coût de la 356 donneuse. En clair, une Porsche 356 European SL dépassera largement les 500 000 £, soit environ 590 000 €, dans un univers où la rareté compte presque plus que le montant du chèque.
Porsche 356 European SL : du Mans 1951 0 aujourd'hui

En 1951, la 356 SL "Super Leicht" engageait
Porsche pour la première fois au Mans et repartait avec une
victoire de classe grâce à sa coque en aluminium. La
European SL reprend cet héritage : identifiable
comme une 356, mais plus basse et plus large. Sous cette peau en
aluminium, façonnée à la main pendant plus de 2 000 heures, les
panneaux sont ajustés, les joints lissés et la coque soudée. Le
flat‑four porté à 2,3 litres développe jusqu'à 200
ch pour 930 kg, avec
boîte manuelle à cinq rapports, différentiel autobloquant,
châssis renforcé, direction à crémaillère, suspension arrière
inspirée des premières 911, disques ventilés et, en option, freins
carbone‑céramique, direction assistée et amortisseurs pilotés.
L'habitacle reste dans l'esprit d'une 356 des années 50, avec
tableau de bord épuré et compteurs ronds, mais tout est repensé
pour rouler souvent : sièges plus enveloppants,
vraie climatisation, système de communication moderne discrètement
intégré, bagagerie sur‑mesure. Couleurs de carrosserie, cuirs et
tissus : presque tout se choisit, au niveau de personnalisation
d'une montre.
Pim van de Riet, directeur du programme 356, résume ainsi :
"Cette voiture a déclenché une histoire d'amour avec la 356 et
je voulais créer la voiture que Porsche aurait pu faire s'ils
n'avaient pas été limités par la technique des années 1950 ; notre
356 European SL reprend tout ce que j'aime dans l'originale,
réinventé sans compromis pour le XXIe siècle". Les clients
visés sont des collectionneurs déjà entourés de 356 d'origine ou de
911 modernes, qui cherchent cette pièce unique, éligible aux
concours mais utilisable sur route.
Avec seulement 50 exemplaires prévus, la Porsche 356 European SL s'annonce déjà comme l'une des réinterprétations les plus exclusives de ces dernières années. Un hommage assumé à la première victoire de Porsche au Mans, qui mêle le charme des années 1950 aux performances et au confort d'une sportive contemporaine.














