Porsche 356 SL : voici la version que tous les collectionneurs vont s'arracher

Publié le 29 juillet 2026 à 13:00
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Inspirée de la Porsche 356 SL victorieuse au Mans en 1951, cette réinterprétation signée Thornley Kelham ne sera produite qu'à 50 exemplaires.

Aux 24 Heures du Mans de 1951, une Porsche 356 SL en aluminium décroche une victoire de catégorie et lance l'histoire de la marque en endurance. Soixante‑dix ans plus tard, cette héroïne discrète inspire la Porsche 356 European SL, une réinterprétation signée Thornley Kelham qui fait déjà tourner la tête des collectionneurs.

Porsche 356 European SL : une série ultra limitée

Cette European SL n'est pas une SL d'époque retrouvée au fond d'un hangar, mais une Porsche 356A entièrement reconstruite : carrosserie en aluminium, mécanique modernisée, châssis repensé. Produite à seulement 50 exemplaires, elle coche toutes les cases de la future star d'enchères. Le programme de Thornley Kelham se limite à 50 voitures, assemblées à la demande sur des bases de 356. Chaque commande passe par un processus d'allocation géré avec le courtier LaSource, qui cible des clients déjà rompus aux concours d'élégance ; la première European SL doit d'ailleurs être présentée au public lors de l'événement Megaphonics. Aucun tarif officiel n'a été publié, mais l'European RS du même atelier tournait autour de 600 000 £, hors coût de la 356 donneuse. En clair, une Porsche 356 European SL dépassera largement les 500 000 £, soit environ 590 000 €, dans un univers où la rareté compte presque plus que le montant du chèque.

Porsche 356 European SL : du Mans 1951 0 aujourd'hui

© Thornley Kelham

En 1951, la 356 SL "Super Leicht" engageait Porsche pour la première fois au Mans et repartait avec une victoire de classe grâce à sa coque en aluminium. La European SL reprend cet héritage : identifiable comme une 356, mais plus basse et plus large. Sous cette peau en aluminium, façonnée à la main pendant plus de 2 000 heures, les panneaux sont ajustés, les joints lissés et la coque soudée. Le flat‑four porté à 2,3 litres développe jusqu'à 200 ch pour 930 kg, avec boîte manuelle à cinq rapports, différentiel autobloquant, châssis renforcé, direction à crémaillère, suspension arrière inspirée des premières 911, disques ventilés et, en option, freins carbone‑céramique, direction assistée et amortisseurs pilotés.
L'habitacle reste dans l'esprit d'une 356 des années 50, avec tableau de bord épuré et compteurs ronds, mais tout est repensé pour rouler souvent : sièges plus enveloppants, vraie climatisation, système de communication moderne discrètement intégré, bagagerie sur‑mesure. Couleurs de carrosserie, cuirs et tissus : presque tout se choisit, au niveau de personnalisation d'une montre.
Pim van de Riet, directeur du programme 356, résume ainsi : "Cette voiture a déclenché une histoire d'amour avec la 356 et je voulais créer la voiture que Porsche aurait pu faire s'ils n'avaient pas été limités par la technique des années 1950 ; notre 356 European SL reprend tout ce que j'aime dans l'originale, réinventé sans compromis pour le XXIe siècle". Les clients visés sont des collectionneurs déjà entourés de 356 d'origine ou de 911 modernes, qui cherchent cette pièce unique, éligible aux concours mais utilisable sur route.

Avec seulement 50 exemplaires prévus, la Porsche 356 European SL s'annonce déjà comme l'une des réinterprétations les plus exclusives de ces dernières années. Un hommage assumé à la première victoire de Porsche au Mans, qui mêle le charme des années 1950 aux performances et au confort d'une sportive contemporaine.

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À propos de l’auteur
Lucas Brenot
Lucas Brenot
J’aime l’automobile pour ce qu’elle apporte concrètement : la sensation de conduite, le plaisir d’un moteur bien réglé, le soin apporté à un intérieur. J’ai grandi avec des voitures autour de moi, et c’est resté une vraie curiosité au quotidien.
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