GP d'Italie F1 1996 : il y a 30 ans, Michael Schumacher faisait chavirer les tifosi de bonheur !
En 1996, Michael Schumacher entrait au panthéon en enlevant le Grand Prix d'Italie de F1. Sport Auto revient sur ce morceau d'histoire à l'occasion du retour de la Formule 1 à Monza, où la Scuderia rend hommage à l'exploit de son pilote légendaire pour sa première saison en rouge.
Deux semaines après le retour en piste des monoplaces à Zandvoort, place au Grand Prix d'Italie de Formule 1 ce week-end à Monza. Une édition 2026 à la saveur particulière avec l'hommage à Michael Schumacher de la part de la Scuderia Ferrari. Sport Auto revient sur cette fameuse course italienne de 1996 lorsque le Kaiser fit chavirer les tifosi de bonheur !
Schumacher à Maranello : le mariage qui devait changer Ferrari
8 septembre 1996, il y a presque trois décennies à
Monza. Au volant d’une Ferrari F310 encore
imparfaite, Michael Schumacher franchit la ligne d’arrivée
du Grand Prix d’Italie en vainqueur. Une troisième
victoire, après l'Espagne et la Belgique, en guise
de cerise (rouge) sur le gâteau d'une première saison à Maranello
pour le nouveau-venu allemand.
Lorsqu'il rejoint Ferrari durant l'hiver 1995,
Schumi arrive auréolé de deux titres mondiaux conquis avec
Benetton. À 27 ans, il est plus que jamais l'homme à battre dans
une F1 orpheline de ses précédents champions
qu'étaient Nelson Piquet, Nigel Mansell, Alain
Prost et Ayrton Senna,
trop tôt disparu. Mais Ferrari n'est guère Benetton...
Car la Scuderia traverse alors une période de reconstruction,
entamée en 1993 avec l'arrivée de Jean Todt à sa
tête. L'écurie a beau disposer d'un immense prestige, de
moyens considérables et d'une passion populaire sans équivalent, sa
mainmise technique sur le sport s'est affaiblie au fil des années,
son derniers titres mondiaux remontant à 1983
(Constructeurs) et 1979 (Pilotes) !
GP d'Italie F1 1996 : Monza retient son souffle...
Pour leur première année ensemble, Schumacher et Ferrari
sont encore loin des étincelles. Seules des conditions
compliquées ont jusqu'alors permis au double champion du monde de
battre les Williams, à Barcelone puis à Spa, son
circuit fétiche. Puis arrive Monza, terre du
cheval cabré. En qualifications, Damon Hill et
Jacques Villeneuve monopolisent la première ligne.
Schumacher doit se contenter de la troisième place, aux côtés de
Mika Häkkinen, sur McLaren. L'ex-enfant chéri de
Ferrari, Jean Alesi, place sa Benetton en sixième
position.
Si la F310 ne permet guère à son pilote de
rivaliser à armes égales avec les machines de Grove, le départ de
la course donne rapidement une nouvelle tournure au Grand Prix.
Hill, alors engagé dans la lutte pour le championnat,
abandonne après un accident dans les premiers
tours. Villeneuve connaît lui aussi des difficultés et
terminera finalement septième, à un tour du
vainqueur.
Devant, la bataille se resserre. Alesi représente désormais le
principal obstacle entre Schumacher et cette
victoirz dont les tifosi rêvent depuis le
doublé de 1988. Le
tournant décisif intervient lors des arrêts au stand. Conscient de
l'infériorité de sa monture face à la Benetton, l'Allemand
boucle des tours d'une vitesse phénoménale.
Ses
passages avant et après son pit-stop lui permettent de combler son
retard et de ressortir avec plusieurs secondes d'avance sur Alesi.
Une fois en tête, il ne tremble pas, signe au passage le meilleur
tour en course et s'impose avec e 18,265 secondes de mieux sur
l'Avignonnais après 53 tours.
De quoi faire chavirer les tifosi présents en masse, et sceller l'entrée de Michael Schumacher au panthéon des pilotes Ferrari. Au début d'une formidable page d'histoire de la F1 qui ne prendra fin que dix ans plus tard, sur un ultime coup d'éclat en 2006.
















