GP d'Italie F1 1996 : il y a 30 ans, Michael Schumacher faisait chavirer les tifosi de bonheur !

Publié le 3 septembre 2026 à 15:00
Mis à jour le 3 septembre 2026 à 17:22
F1 - Grand Prix d'Italie 2026 : le programme TV complet du week-end (+ horaires France)

En 1996, Michael Schumacher entrait au panthéon en enlevant le Grand Prix d'Italie de F1. Sport Auto revient sur ce morceau d'histoire à l'occasion du retour de la Formule 1 à Monza, où la Scuderia rend hommage à l'exploit de son pilote légendaire pour sa première saison en rouge.

Deux semaines après le retour en piste des monoplaces à Zandvoort, place au Grand Prix d'Italie de Formule 1 ce week-end à Monza. Une édition 2026 à la saveur particulière avec l'hommage à Michael Schumacher de la part de la Scuderia Ferrari. Sport Auto revient sur cette fameuse course italienne de 1996 lorsque le Kaiser fit chavirer les tifosi de bonheur !

Schumacher à Maranello : le mariage qui devait changer Ferrari

8 septembre 1996, il y a presque trois décennies à Monza. Au volant d’une Ferrari F310 encore imparfaite, Michael Schumacher franchit la ligne d’arrivée du Grand Prix d’Italie en vainqueur. Une troisième victoire, après l'Espagne et la Belgique, en guise de cerise (rouge) sur le gâteau d'une première saison à Maranello pour le nouveau-venu allemand.
Lorsqu'il rejoint Ferrari durant l'hiver 1995, Schumi arrive auréolé de deux titres mondiaux conquis avec Benetton. À 27 ans, il est plus que jamais l'homme à battre dans une F1 orpheline de ses précédents champions qu'étaient Nelson Piquet, Nigel Mansell, Alain Prost et Ayrton Senna, trop tôt disparu. Mais Ferrari n'est guère Benetton...
Car la Scuderia traverse alors une période de reconstruction, entamée en 1993 avec l'arrivée de Jean Todt à sa tête. L'écurie a beau disposer d'un immense prestige, de moyens considérables et d'une passion populaire sans équivalent, sa mainmise technique sur le sport s'est affaiblie au fil des années, son derniers titres mondiaux remontant à 1983 (Constructeurs) et 1979 (Pilotes) !

GP d'Italie F1 1996 : Monza retient son souffle...

Pour leur première année ensemble, Schumacher et Ferrari sont encore loin des étincelles. Seules des conditions compliquées ont jusqu'alors permis au double champion du monde de battre les Williams, à Barcelone puis à Spa, son circuit fétiche. Puis arrive Monza, terre du cheval cabré. En qualifications, Damon Hill et Jacques Villeneuve monopolisent la première ligne. Schumacher doit se contenter de la troisième place, aux côtés de Mika Häkkinen, sur McLaren. L'ex-enfant chéri de Ferrari, Jean Alesi, place sa Benetton en sixième position.
Si la F310 ne permet guère à son pilote de rivaliser à armes égales avec les machines de Grove, le départ de la course donne rapidement une nouvelle tournure au Grand Prix. Hill, alors engagé dans la lutte pour le championnat, abandonne après un accident dans les premiers tours. Villeneuve connaît lui aussi des difficultés et terminera finalement septième, à un tour du vainqueur.
Devant, la bataille se resserre. Alesi représente désormais le principal obstacle entre Schumacher et cette victoire dont les tifosi rêvent depuis le doublé de 1988. Le tournant décisif intervient lors des arrêts au stand. Conscient de l'infériorité de sa monture face à la Benetton, l'Allemand boucle des tours d'une vitesse phénoménale.

Ses passages avant et après son pit-stop lui permettent de combler son retard et de ressortir avec plusieurs secondes d'avance sur Alesi. Une fois en tête, il ne tremble pas, signe au passage le meilleur tour en course et s'impose avec e 18,265 secondes de mieux sur l'Avignonnais après 53 tours. De quoi faire chavirer les tifosi présents en masse, et sceller l'entrée de Michael Schumacher au panthéon des pilotes Ferrari qui comptent. Au début d'une formidable page d'histoire de la F1 qui ne prendra fin que dix ans plus tard, sur un ultime coup d'éclat en 2006.

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À propos de l’auteur
Guillaume Alvarez
Guillaume Alvarez
Rédacteur-Editeur pour Sport Auto, l'Auto-Journal et F1i. Je partage mon temps entre l'écriture, le reportage et les circuits, la plume et le micro portés par la passion de l'automobile et de la compétition, du Karting à la Formule 1, en noir et blanc comme en couleurs.
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