F1 - Abiteboul prêt à gérer les tensions internes

Cyril Abiteboul reconnaît des tensions chez Renault, mais il les juge normales. Le directeur général du constructeur veut apporter un bon leadership.
Renault est très en retrait cette année, avec seulement deux
arrivées dans les points. Le constructeur français ne pouvait pas
prétendre à de bons résultats en reprenant très tard une équipe
Lotus en grande difficulté financière, mais les mauvais résultats
peuvent créer des tensions en interne. Cyril Abiteboul juge cette
situation normale et il estime qu'il n'y a pas de conflit.
« (Il n'y a) que des tensions, en raison des performances, » a
précisé le directeur général de Renault Sport Racing à Autosport.
« Regardez chez Red Bull, il y avait de grosses tensions l'an
dernier, et demandez à Mercedes quand ils n'étaient pas
performants, il y avait aussi des tensions, donc évidemment nous
avons des tensions. »
« Je ne suis pas choqué par la situation que nous traversons
en ce moment, et je peux totalement gérer les tensions. Si les gens
ne sont pas préparés à gérer ou à vivre avec cette tension, ils ne
devraient être en Formule 1. »
Abiteboul veut mettre en place un bon leadership
Cyril Abiteboul dirige l'équipe avec Jérôme Stoll, le Président,
et Frédéric Vasseur, le team manager. Il est convaincu qu'ils
travaillent dans une direction efficace.
« Ce dont l'équipe a besoin, ce n'est pas d'argent,
d'investissement ou de personnel, mais d'un leadership, un
leadership très clair, » estime Cyril Abiteboul. « C'est
ce que Jérôme, Frédéric et moi devons apporter à l'équipe, un
leaderip clair et général sur où nous voulons aller, et nous sommes
dans le processus de clarification des choses au bénéfice de tout
le monde. »
Il est encore trop tôt pour voir les effets de la gestion du trio à
la tête de Renault : « Les gens doivent nous laisser un peu de
temps avant d'avoir une compréhension claire de qui est responsable
de quoi, » précise-t-il. « Entre Jérôme, Frédéric et moi,
nous avons les personnalités, les compétentes, et le temps pour
organiser les deux équipes. C'est très exigeant, mais nous avons ce
qu'il faut. »
Abiteboul a conscience qu'une équipe a besoin de temps pour être
performante : « Sincèrement, c'est la première année, »
rappelle-t-il. « Tout le monde doit trouver sa place. Quand je
vois ce que la plupart des équipes ont dû traverser, je ne
m'inquiète pas, et ne pense pas que nous devrions avoir honte de ce
que nous faisons. »














