Occasion - Nissan 370Z NISMO (2014) : son V6 atmosphérique fait-il toujours rêver ?

Publié le 7 novembre 2026 à 11:00
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Entre malus, ZFE et coût du carburant, la Nissan 370Z Nismo semble être un pur caprice. Mais son V6 atmosphérique rare cache encore quelques arguments brûlants.

En tombant sur une annonce de Nissan 370Z Nismo de 2014, difficile de ne pas s’arrêter : énorme bouclier, jantes 19 pouces, double sortie centrale… et ce fameux V6 atmosphérique qu’on ne voit presque plus. Sur le marché de l’occasion, cette version Nismo pose une vraie question : dix ans après, vaut‑elle encore le rêve qu’elle vendait neuve ?

Nissan 370Z Nismo (2014) : un coupé déjà collector en occasion

Cette 370Z Nismo appartient aux toutes dernières sportives Nissan à gros moteur thermique, avant l’arrêt du modèle en 2020 et l’arrivée généralisée des turbos et de l’électrification. Entre malus, ZFE et prix du carburant, elle n’a rien d’un achat raisonnable, mais sa production limitée et la disparition des coupés de ce genre la rendent étonnamment convoitée en 2026. La 370Z, sixième génération de la lignée Z, a été produite de 2009 à 2020. La variante Nismo est arrivée en 2013 avec une vraie préparation : carrosserie plus agressive, suspensions raffermies, barres anti‑rapprochement, jantes forgées Rays en 19 pouces. La Phase 1 de 2014 serait limitée à environ 500 exemplaires dans le monde, ce qui change tout en occasion. Sur un exemplaire 2014 bien suivi, on retrouve souvent le même portrait : peinture encore éclatante, jantes Rays qui remplissent parfaitement les ailes, historique complet en concession ou chez un spécialiste et kilométrage étonnamment faible pour l’âge. L’habitacle n’a jamais été un modèle de raffinement, mais ses matériaux vieillissent plutôt bien quand la voiture a été choyée.

Nissan 370Z Nismo (2014) : le V6 atmosphérique

Sous le capot, le VQ37VHR cube 3 696 cm³ et développe 344 ch vers 7 400 tr/min pour 371 Nm autour de 5 200 tr/min. Propulsion, boîte manuelle à 6 rapports avec Synchro Rev Control et différentiel autobloquant offrent une fiche technique alléchante : 0 à 100 km/h en 5,2 s et 250 km/h en pointe, plus la satisfaction rare aujourd’hui d’un gros atmo qui aime prendre des tours. Les essais décrivent un moteur très plein et efficace, mais assez linéaire et moins démonstratif que ce que son architecture laisserait espérer, avec une sonorité jugée plaisante sans être vraiment sauvage. À plus de 1 600 kg, la Nismo se comporte plutôt comme une GT musclée : châssis sain, gros freins endurants, tendance au sous‑virage sécurisant et suspensions fermes qui peuvent fatiguer sur mauvais revêtement. Sur le marché français, une 370Z classique se trouve dès 15 000 €, alors qu’une Nismo propre avec moins de 100 000 km reste nettement au‑dessus, avec des annonces souvent proches voire au‑delà de 35 000 €. La consommation mixte officielle de 10,6 l/100 km et les 248 g/km de CO₂ annoncent un budget carburant élevé et une carte grise très salée.

La base mécanique dérive de la 350Z et les retours de fiabilité restent globalement favorables. Les points à surveiller sont identifiés : verrou électrique de colonne pouvant bloquer le démarrage, commande d’embrayage fragile sur certains millésimes, trains roulants fatigués si l’auto a beaucoup roulé fort. Pour un exemplaire déjà immatriculé en 2014 en France, il n’y a plus de nouveau malus, mais les émissions la pénalisent en Crit’Air et dans les futures ZFE.

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À propos de l’auteur
Lucas Brenot
Lucas Brenot
J’aime l’automobile pour ce qu’elle apporte concrètement : la sensation de conduite, le plaisir d’un moteur bien réglé, le soin apporté à un intérieur. J’ai grandi avec des voitures autour de moi, et c’est resté une vraie curiosité au quotidien.
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