On ne compte que deux exemplaires de cette Spyker dans le monde, l'une vient d'être vendue à prix d'or
Une rare Spyker C8 Laviolette rouge s’est arrachée à 670 000 $ sur Bring a Trailer. Derrière ce coup de marteau, une histoire de rareté extrême.
Vous avez plus de chances de croiser une Ferrari qu’une Spyker C8 Laviolette rouge. Cette supercar néerlandaise ultra confidentielle vient pourtant de faire parler d’elle : un exemplaire Widebody rouge, l’un des plus rares, vient d’être adjugé à prix d’or sur le site d’enchères américain Bring a Trailer.
Spyker C8 Laviolette rouge : une enchère qui bouscule la cote
Derrière cette vente, on trouve un coupé de 2006 affichant un peu plus de 2 000 miles, resté quasiment neuf pendant vingt ans. Mis en ligne par un vendeur basé à Scottsdale, en Arizona, il s’est envolé pour près de 670 000 dollars, soit environ 620 000 euros, un niveau qui place désormais la petite marque Spyker dans la cour des supercars de collection très cotées. La vente s’est conclue le 11 juin 2026 après une bataille d’enchères particulièrement animée : 87 offres au total, plusieurs surenchères dans les dernières minutes et des milliers de vues sur l’annonce. Pour un constructeur qui a produit des volumes quasi artisanaux, voir un de ses modèles attirer autant d’attention illustre bien le virage pris par le marché. Ce montant dépasse nettement les transactions récentes sur le même modèle, dont une C8 Laviolette vendue 582 500 dollars lors de la Monterey Car Week 2024. Pour les collectionneurs, cette envolée confirme que les Spyker n’occupent plus la case "curiosités exotiques", mais commencent à s’installer aux côtés des grandes signatures, dès qu’un exemplaire réunit rareté, faible kilométrage et historique limpide.
Spyker C8 Laviolette rouge : une supercar produite au compte-gouttes
Spyker Cars a relancé son nom au
début des années 2000 avec le C8, d’abord en version Spyder, puis
en coupé Laviolette doté d’un toit vitré spectaculaire. La
production est restée microscopique : seulement 55
C8 Laviolette auraient quitté l’usine, toutes configurations
confondues, ce qui suffit déjà à faire monter les enchères quand un
exemplaire apparaît. Le cas de cette Widebody va plus loin. Sa
carrosserie élargie, sa peinture rouge éclatante et ses jantes
Aeroblade en magnésium de 19 pouces composent une
configuration presque introuvable, connue à
seulement deux unités. Ajoutez les portes en élytre, le toit façon
verrière et une finition extérieure quasi parfaite, et on comprend
pourquoi certains acheteurs comparent l’objet, en termes
d’artisanat, à des marques comme Pagani.
Techniquement, la C8 repose sur un V8 4,2 litres
d’origine Audi, atmosphérique, donné pour 400 ch,
associé à une boîte manuelle Getrag à six rapports et à la
propulsion. L’auto est née en C8 Spyder avant
d’être reconfigurée en Laviolette coupé en 2007 par Spyker en
Floride, avec au passage un nouveau volant à quatre branches et des
feux arrière à LED installés par le spécialiste Jasper den
Dopper.
En février 2025, le moteur a été déposé pour une
grosse révision : distribution, pompe à eau, joints, pompe à
carburant, tout a été remis à neuf, de quoi rassurer des
enchérisseurs déjà séduits par un intérieur beige immaculé aux
accents d’aviation.
Pendant que cette C8 rejoint une collection privée, la marque prépare sa possible résurrection avec la C8 Preliator annoncée à 800 ch, toujours sans hybridation, un projet qui entretient encore un peu plus la fascination autour des premières Spyker.














